Star Wars - L'Aube du Crépuscule

Saison 6 - Dissimulation / Jeu de rôle et espace détente sur forum sur le thème Star Wars
 
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 L'Ombre a soif [ Call Sintar ]

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Darth Anachor
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MessageSujet: L'Ombre a soif [ Call Sintar ]   Sam 18 Juil - 16:00

Si Dromund Kaas, depuis désormais plusieurs décennies, avait repris la fonction qu'elle avait déjà occupée autrefois, en tant que capitale des Sith, ces derniers considéraient plusieurs autres mondes, comme tout aussi important, que ce fut pour des raisons culturelles, mystiques, ou même tout simplement sentimental. Ziost en faisait partie. Mais elle avait une place à part : son statut de première capitale historique du Premier Empire, la nimbait d'une aura très spéciale, et d'un prestige auquel nul autre monde ne pouvait prétendre. Ziost la Grande demeurait le symbole de la grandeur des Sith, et n'était pas sans susciter la nostalgie envers le lointain Âge d'Or, permis, entre autres, par le sage règne de Marka Ragnos. Les ruines, et anciennes métropoles intactes, mais désertées depuis des temps immémoriaux, enfin les nécropoles, demeuraient pour en témoigner. Les Sith étaient éternels, et leur grandeur, un jour, rayonnerait de nouveau, tel un phare dans une Galaxie noyée dans les ténèbres de l'ignorance.



"Les millénaires passent, mais demeure Ziost."
Proverbe Sith datant des débuts du règne de Naga Sadow (~5000 BBY)


Ces temps radieux, malheureusement, n'étaient pas pour tout de suite. Le Nouvel Ordre Sith se portait mal, et était en proie à des dissenssions internes qui menaçaient, à terme, sa survie, la pérennité du mode de vie qu'il représentait. C'était plus qu'une affaire simplement militaire, ou économique, qui faisait vaciller l'Ordre millénaire sur ses fondations : c'était un problème culturel, et philosophique. Il fallait préserver les traditions ancestrales, tout comme revivifier les vieux rites, et tout l'appareil du culte. La Grande Prêtresse de Dromund Kass, Darth Nocta, s'y employait sans ménager ses efforts. Mais son activité fébrile ne suffirait pas : il fallait donner l'exemple. Certains Seigneurs Sith, en cette année 190 après Yavin, s'y employaient avec un zèle particulièrement prononcé. L'Anzat Darth Anachor n'était pas en reste.

Cela était, d'ailleurs, le moins qu'il put faire : ayant formé, dans les premières années suivant son adhésion au Nouvel Ordre, celle qui était devenue une Dame Sith réputée, et une des plus proches collaboratrices de Nocta, la Nautolan Darth Harapan, il était de son devoir de faire montre, d'une activité dans le domaine de la pratique des arts obscurs les plus antiques, et les plus respectés, qui fut au moins aussi intense et orthodoxe, que celle menée par le Culte. Pour ce faire, et en vertu de son titre de Seigneur Sith, il disposait, comme la plupart des hautes figures de l'Ordre, de sanctuaires personnels, où il pouvait se livrer à ses rituels et liturgies. Des monastères, collectivement gérés par des praticiens particulièrement érudits, contemplatifs, et versés dans l'ancienne sorcellerie des natifs de Korriban, parsemaient également les principales planètes de l'Espace Sith, la fondation de certains remontant à très loin...

Cette profusion d'édifices était à vrai dire fascinante, de par sa diversité, chaque Dame, Seigneur ou Sorcier ayant sa façon propre de rendre hommage aux arts noirs. Bien qu'elle répondit cependant à certains canons et types esthétiques, l'architecture de ces endroits redoutables révélait, à bien des égards, la mentalité, ainsi que la position hiérarchique de la personne à laquelle ils faisaient référence. L'on pouvait, également, retirer des informations intéressantes sur le propriétaire de tel ou tel lieu, en examinant sa position dans l'Espace Sith, et sur telle planète. Anachor, pour sa part, haïssait farouchement toute épate et toute crânerie. Il disposait tout de même de quelques monuments qu'il avait fait édifier dans les dernières années.



"Vous croyez ? Vous pensiez que les vestiges corrompus de la République, ces... machines que Revan a lancées dans la bataille, étaient des Sith ? Vous vous trompez. Les Sith sont une croyance, et le véritable empire Sith exerce son pouvoir ailleurs."
Arren Kae, alias Darth Traya, expliquant à Meetra Surik, dite l'Exilée, la nature réelle des Sith ( ~3951 BBY )



Sobres, ceux-ci ne se voulaient pas trop modernes, ni trop bien dotés technologiquement, il appréciait même qu'ils fussent proches du style des anciens Empires Sith, plutôt que de se référer à quelque chose de plus récent, ou même d'adopter un certain futurisme partagé par quelques uns de ses pairs. Ses édifices personnels, consacrés au culte, à la méditation, à l'étude et aux entraînements, ainsi qu'à l'enseignement qu'il consacrait à ses apprentis, et parfois, occasionnellement, à de rares privilégiés, étaient conçus d'une façon assez simple, basique et fonctionnelle. Ils devaient communiquer par des symboles intelligemment ajustés et associés, une vérité qui dépassait la simple intellection.

Il s'agissait d'envelopper le visiteur ou l'officiant dans une ambiance mystique qui devait le confronter, via une succession de parcours parsemés d'Illusions de Force, à son moi profond, pour lui faire comprendre la philosophie d'Anachor, qui devait parvenir au noyau de la conscience, et non pas à la seule raison, tout en ne négligeant jamais celle-ci. Au contraire, le Seigneur Sith s'était fait une réputation d'intellectuel rigoureux et exigeant. Il était connu pour avoir l'habitude d'ensorceler entièrement les différents bâtiments qui lui appartenaient, de sorte, non pas à attaquer stupidement quiconque s'y rendait, ni à le provoquer inutilement, ou toute autre pratique malsaine et grossière propre à certains de ses collègues. Il souhaitait, sincèrement, mettre à l'épreuve quiconque semblait avoir mérité une chance de faire ses preuves.

Ni trop excentrés par rapport aux principaux établissements du Nouvel Ordre, ni trop proches, pour préserver le secret, la discrétion, et une bonne intimité dans la pratique des arts sombres, ainsi que pour garantir l'anonymat des visiteurs choisis par le Seigneur Anachor, lorsqu'il décidait d'y convier quelqu'un, les lieux de culte qui lui appartenaient s'étendaient souvent profondément sous la surface, dissimulant, par une allure modeste de chapelle ancienne, de vastes galeries qui pouvaient même s'apparenter à de vrais labyrinthes. Ainsi, il avait patiemment installé tout un ensemble de complexes, sur plusieurs mondes, qui s'avéraient être des lieux de réflexion, d'enseignement et d'entraînement des plus efficaces.

Préparation du rituel

"Le savoir, c'est le pouvoir...mais tous deux se paient. Parfois au prix fort. C'est le fait de le savoir, de l'assumer, et même, pour les élus, d'aimer passionnément ce fait, de louer la Force qu'il en soit ainsi, qui nous distingue, nous autres Sith, et nous rend supérieurs."
Propos tenus par Darth Anachor à l'un de ses apprentis, dont l'identité n'est pas certaine. ( Date inconnue )



C'était donc dans aux abords d'une des principales agglomérations de Ziost, situées dans les zones les plus tempérées du monde, que se dressait un temple de dimensions moyennes, qui pouvait faire penser à ces lieux de retraites qu'affectionnaient certains ermites, mystiques et cénobites des anciens temps. Anachor s'y trouvait. Il s'y affairait, après avoir congédié un petit nombre d'acolytes, affiliés à ses anciennes apprenties, et à celui qu'il formait présentement. Ces derniers venaient de recevoir quelques heures de son enseignement, passées en étude approfondie de textes antiques, et d'holocrons mineurs. Ces heures ne s'étaient pas seulement déroulées, pour les jeunes Sith, à écouter ses commentaires, mais aussi en conversations nourries et animées, sortes de disputes philosophiques et théologiques qu'il jugeait indispensables pour la bonne édification des élèves.

Satisfait de la séance, alors que le soir tombait, et que ce dernier s'avèrerait encore éprouvant pour les disciples, qui s'entraînaient pour ainsi dire toute la journée, jusqu'à en tomber d'épuisement, il eut une dernière pensée pour ces éléments, qui, si ils respectaient l'orthodoxie doctrinale qu'il leur inculquait, feraient sans nul doute d'excellents Sith. Mais il lui fallait se hâter, car, dans ce bâtiment, qui s'avérait, en réalité, recouvrir un complexe d'envergure moyenne, allait bientôt se jouer un rite important, qui demandait du temps et un certain travail, avant qu'il fut prêt à officier comme il convenait. L'évènement était d'autant plus important à ses yeux, qu'il ne serait pas seul à procéder : un de ses pairs devait y assister, invité par l'Anzat.

Darth Viledus. Il l'avait connu, plus jeune, alors qu'il était encore l'apprenti du Seigneur Uniendis. Un homme habile, intelligent, à ce qu'il en savait. Leurs chemins s'étaient séparés depuis le décès du mentor, qui avait été un collègue occasionnel d'Anachor dans certaines missions extérieures, tout comme dans l'exécution de nombreuses cérémonies et incantations Sith, mais ils avaient récemment repris contact. A l'occasion de son retour aux affaires qui agitaient le Nouvel Ordre, le Sorcier avait en effet croisé à nouveau la route de celui qui était devenu entretemps un redoutable Seigneur. Lequel devait être, qui plus est, un des plus retors, à ce qu'il percevait de lui, même si il n'avait aucun raison de le penser, ni aucun argument à l'appui, hormis une vieille expérience des êtres pensants, et une intuition qui ne le mettait que rarement en défaut.

C'était une des raisons qui avaient poussé Darth Anachor à accueillir l'ancien disciple d'un estimé collègue. Il était l'un des Seigneurs les plus discrets parmi l'ensemble des Sith, sensitifs ou non. L'armée, apparemment, l'appréciait. Seconde raison pour qu'une alliance se noue entre les deux praticiens des arts noirs. Et c'était justement à ceux-ci, qu'il fallait, pour l'un, initier l'autre. En effet, Vhym A'Roa, de son nom de naissance, était un des Sorciers les plus réputés de l'époque, et l'on était nombreux à briguer l'honneur de recevoir ses conseils, de solliciter son intérêt, ou même, suprême faveur, de le voir exécuter l'un des multiples tours de Magie Sith qu'il maîtrisait. Et, ce soir, Darth Viledus aurait cette chance. Non seulement il y assisterait, mais, Anachor l'avait prévu, au terme, éventuellement, d'épreuves assez dures, mais indispensables, il apprendrait quelques petites choses concernant les voies de la Force.
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MessageSujet: Re: L'Ombre a soif [ Call Sintar ]   Dim 19 Juil - 14:01

Darth Uniendis semblait flotter autours de lui, fantôme fantasmagorique qui le regardait avec la même dureté qu'autrefois. Darth Viledus n'avait pas pour habitude de s'appesantir sur le passé, mais en cette occasion qu'il pressentait comme spéciale, cet élément incontournable de sa progression spirituelle restait gravé en lui. Il pouvait revoir le corps sans sans vie de son mentor à ses pieds, sentir l'odeur de sa chaire carbonisée suite à la blessure mortelle qu'il venait de recevoir, entendre sa respiration rauque qui s'était tut dans un ultime râle de souffrance. Viledus avait volontairement choisie d'offrir cette fin à Uniendis, ses multiples trahisons ayant à l'époque finit de le convaincre que le Bothan bridait son potentiel ainsi que son importance dans les desseins qu'ils orchestraient dans l'ombre. Restait en revanche une notion de respect tenace pour cet être hors du commun, celui qui l'avait aidé à se réaliser et à survivre à son périple obscur. Agité par ces pensées inhabituelles, il pilotait manuellement un petit chasseur Sith qu'il avait réquisitionnée auprès de l'armée afin de pénétrait dans l'atmosphère de Ziost. Même aux abords du monde, sa puissance obscur agressait les sens du Seigneur Sith, qui s'était ouvert pleinement à cette sensation. C'était toute la valeur de l'enseignement qu'il avait reçu, ce paradoxe de notions entrecroisés qui s'affrontaient et exigeaient toute une vie d'étude pour être comprises. Sans plus attendre, Viledus orienta son chasseur vers les zones ou se concentraient les principales agglomérations de Ziost, verrouillant les coordonnées qu'on lui avait fournie. Il faudrait encore quelques minutes pour que le chasseur atteigne sa destination. Des minutes des plus utiles en l'occurrence, tant la stature de son interlocuteur semblait importante.

Darth Anachor. Cet Anzat dont il ne savait presque rien si ce n'était les généralités communément admises dans les divers strates composants la société Sith. Il l'avait rencontré à quelques reprises, lorsqu'il était encore un apprenti, assistant notamment à quelques rituels obscurs sous l'égide rigoureuse et impitoyable d'Uniendis. Il en avait retiré de nombreux enseignements, était parvenu à affiner sa compréhension obscure, tout en se heurtant au mystère que représentait Darth Anachor. En effet, il n'était jamais parvenu à déterminer le rôle du Seigneur Sith dans les plans d'Uniendis, qui avait fait montre pour sa part d'aucun commentaire sur son rôle, en dépit des nombreuses questions de l'apprenti. Aujourd'hui encore, il ignorait tout de ce qui avait pu se tramer à cette époque. La seul différence était à présent son statut de Seigneur Sith. Anachor ignorait surement son rôle d'espion auprès du Seigneur Noir, ce qui présentait autant un atout que d'une entrave pour l'humain. Il avait cependant remporté quelques victoires en ce sens, notamment en parvenant à s'extirper de l'influence restrictive du conseil noir pour tenir une liaison avec le Seigneur Noir, qui dispatchait ensuite les informations dont il disposait selon son bon vouloir à son conseil. L'autonomie qu'il avait obtenu avait cependant des conséquences, notamment en la personne de Darth Oblan. Le conseiller noir n'avait que peu goûté le fait d'être victime des intrigues de Viledus et se présentait comme le prochain obstacle sur le chemin qui séparait l'humain de la grandeur. Il allait bientôt se produire quelque chose, rester à définir quoi et plus important encore, agir dans l'ombre pour ne laisser aucune trace. A cet égard, cette rencontre ne pouvait qu'être la bienvenue. En effet, l'Anzat savait faire preuve d'une certaines discrétion, tout comme Viledus. C'était pour cette raison qu'il n'avait pas utilisé son vaisseau personnel, annotant au passage un faux nom dont il avait préalablement renforcé l'identité fictive dans la bureaucratie Sith. Un observateur intelligent et attentif tel que Darth Oblan finirait forcément par remonter la piste, mais perdrait un temps considérable à obtenir gain de cause, ouvrant une fenêtre d'action ou Viledus pouvait agir dans l'ombre, sans être inquiété.

L'engin finit par arriver aux abords du complexe appartenant à l'anzati, permettant à Viledus d'en détailler la structure depuis les aires. Le complexe, situé assez loin de la ville, se résumait par une chapelle de taille moyenne et de type classique, affirmation du goût de l'Anzat pour les arts anciens. C'était après tout un sorcier reconnu dans l'Ordre pour son savoir et ses capacités. Analysant ensuite les divers ruines qui parsemaient les murs, leurs orientations ainsi que leurs dispositions dans l'ensemble de la structure, il put déterminer la fonction du dit bâtiment, réservé à l'étude et à la pratique des arts obscures. La façon d'arranger des runes Sith pour les faire exercer leurs pouvoirs issus de côté obscur dépassait le simple concept de langage ou même d'écriture, s'affirmant bien plus par des concepts et des sens que seul un sensitif pouvait appréhender. Même pour un Sith, il fallait de nombreuses années d'étude pour comprendre grossièrement les significations les plus basiques, tandis que seuls les Seigneur Sith pouvaient se targuer d'en faire un usage réellement productif, tant sur un plan matériel que spirituel. Chaque Sith avait son propre langage, sa propre manière d'aborder cette thématique ancestrale et ainsi affirmer le pouvoir obscur de ces incantations. Les sorciers comme Anachor avaient poussés ce savoir bien plus loin que Viledus,malgré son érudition en la matière, lui qui avait orienté son pouvoir dans des domaines tout autres. Il pouvait cependant comprendre et interagir avec ce qu'il voyait, tout en appréciant le travail complexe et élégant de l'auteur.

Après avoir posé son appareil et procédé aux usages inhérents à cela, il se présenta devant la chapelle, gardée pour l'occasion par un Zabrak jeune mais impressionnant de part sa stature. Ouvert à la Force, ce dernier scrutait les environs conformément à ses instructions, ce qui ne l'empêcha pas d'être surprit par l'apparition soudaine de Viledus, qui sembla se matérialiser juste à sa droite, sans que l'apprenti puisse savoir d'où il était venu.

-Je suis Darth Viledus. Ton Maître m'a convié en ces lieux, mène moi à lui.

Il était bon parfois de ne pas avoir à jouer un rôle. Ici, il était pleinement Darth Viledus et n'avait pas à se conformer au rôle parfois encombrant de Call Sintar. Ce qui expliquait sans doute la voix sèche, glacial, qu'il avait employé, tout comme ce reflet d'or qui agita ses yeux un bref instant. Sans attendre, le jeune apprenti s'exécuta, faisant preuve d'une maitrise de soi tout à fait appréciable dans la situation. Viledus sentait sa peur, tout comme la façon qu'il avait de parvenir à l'utiliser. Il ferait sans doute un bon Sith, signe sans doute de l'enseignement du Maître.

Il s'avéra que le complexe en question était bien plus vaste qu'il aurait pu le soupçonner de prime abord. Il Suivit l'apprenti dans ce dédales de couloirs et de pièces, toute d'une architecture pleinement inspiré du savoir Sith. Viledus pouvait sentir les différents enchantements Sith qui embaumaient l'atmosphère, tel un bourdonnement dont il ne parvenait à définir l'origine et qui s'agitait aux abords de sa conscience. Restait maintenant à rencontrer le maître des lieux et de découvrir ses desseins.
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Darth Anachor
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MessageSujet: Re: L'Ombre a soif [ Call Sintar ]   Dim 19 Juil - 15:50

La traversée de l'apprenti Sith et du Seigneur Viledus les avaient amenés à emprunter de nombreux passages taillés patiemment sous la surface, mais, si ce dernier pouvait déjà avoir, durant ses quelques minutes de marche, une idée de plus en plus précise de la nature exacte du complexe, il n'en avait vu qu'une partie. Celle qui, précisément, reliait directement la partie supérieure, autrement dit, la chapelle qui servait à certains rituels, mais surtout à la méditation, aux discussions philosophiques et aux cours proprement dit, et l'endroit où Anachor effectuait la majorité de ses incantations.

Peut-être, si il en gagnait le droit, le maître du déguisement et de l'infiltration, qu'était l'ancien apprenti de Darth Uniendis, se rendrait-il compte ultérieurement, que la partie qu'il avait traversée pour rejoindre le Sorcier, était bien différente du vaste réseau de pièces et de couloirs qui composait le reste de ce que les familiers de l'Anzat, connaissaient sous le nom d'Indivis Obscuritas, nom savant et un rien pédant, au goût de certains. Mais seuls ses collaborateurs les plus proches savaient que le propriétaire des lieux l'appelait, le plus souvent, l'Hadzuska Tik.

Tout cela, en basic, signifiait l'Ombre Seule. C'était comme un hommage aux arts noirs qu'il pratiquait depuis si longtemps, et Anachor avait tenu à ce que l'on ne prononce ces deux différents termes qu'avec son autorisation, tant que l'on se trouvait entre ses murs. Connaisseur de l'antique guématrie Sith, il avait entièrement conçu le vaste bâtiment selon les règles de cette dernière, et ce, jusque dans les moindres détails. Il ne faisait pas bon, sur ces mondes, prononcer trop légèrement certains mots sacrés.

Cet endroit réservait bien des surprises à ses invités ( d'aucuns préféraient parler de victimes ), et l'on n'en ressortait pas forcément comme l'on y était entré. C'était un lieu d'initiation, en plus de ses autres fonctions, et peut-être que c'était là son rôle principal dans l'esprit de l'Anzat. Il était coutumier, chez les Seigneurs Sith de spécialiser les différents bâtiments qu'ils érigeaient et consacraient à la Voie Noire. Leurs attributions, bien entendu, restaient, le plus souvent, secrètes pour tous, hormis pour les propriétaires.

Le Zabrak, sans mot dire, escorta le Seigneur Viledus, tout en évitant soigneusement son regard. Ses yeux mauves ne témoignaient pas encore d'une immersion prononcée dans la Voie Noire, et, de fait, Anachor comptait plus sur ses réflexes, ses talents de traqueur et de combattant, que sur son goût de la sorcellerie. Il comptait, tant qu'il serait à son service, en faire un agent de garde et de protection, et ne l'empêcherait aucunement d'assister à ses leçons, mais n'était pas parti pour envisager d'en faire un disciple. Le jeune homme était pourtant à son service depuis une bonne année. Mais l'Anzat n'était pas de ceux qui forcent les natures.

Environ dix minutes de marche dans des couloirs d'ocre soigneusement taillée, murs d'un jaune sable, presque orangé, où s'étalaient des fresques anciennes et formules difficilement traduisibles en ancien mandalorien, qui était l'alphabet officiel des anciens Empires Sith, les firent déboucher sur une porte de dimension moyenne. Dans les mêmes tons que le reste du complexe que l'Humain avait traversé, elle fonctionnait selon des mécanismes dépassés depuis longtemps, afin d'être en conformité avec le style architectural de l'ensemble, qui évoquait un lointain passé, et des pratiques abandonnées depuis longtemps par la plupart. Mais pas par tous.

Ils s'étaient arrêtés, et peut-être Viledus, pour peu qu'il ne se fut pas particulièrement concentré sur le Zabrak, ne capterait-il pas via la Force le message télépathique que l'acolyte adressait à l'individu qui attendait de l'autre côté de la porte, dos tourné à l'entrée. Plissant légèrement les yeux, le disciple se prêta sans difficulté à cet exercice mineur, puis il se tourna vers le glacial et puissant invité, tâchant toujours de se composer un air impassible, froid, sobre et efficace.

J'ai fait savoir au Seigneur Anachor que son invité était arrivé. Il vous attend, Excellence.

La porte ne s'ouvrit toute seule qu'après que les bruits de pas du jeune Sith, résonnant dans le couloir, se furent tus. Les deux moitiés imbriquées du portail se déverrouillèrent sans bruit, et, tandis qu'il s'avançait, Viledus put, en embrassant la pièce du regard, qu'il s'agissait d'une petite salle octogonale. Des rangées d'holocrons étaient posées dans des anfractuosités peu profondes creusées à même la roche, et entouraient une sorte d'autel qui comportait un bassin en son sommet.

Revêtu de sa bure noire, et capuche abaissée sur un visage que les siècles n'avaient guère altéré, Darth Anachor restait immobile, dos tourné au redoutable nouveau venu, qui pénétrait dans la pièce. Il laissa passer quelques secondes, puis éleva une voix feutrée, mais d'où perçait une autorité sans faille, veloutée, mais ferme, et prompte à des revirements plus que désagréables, pour peu qu'on la défiât.

-Bienvenue, Seigneur Viledus.

Lentement, il se retourna. Souriant, aimable et cordial, tout, cependant, dans son attitude, laissait transparaître qu'il était habité par une solennité qu'il n'adoptait pas lorsqu'il était dans le monde. Tandis que la porte, d'où filtrait de minces rais de lumières provenant des petits brasiers encadrant l'entrée et les couloirs, se refermait, toujours en silence, la pièce plongea dans une parfaite obscurité. Seuls luisaient sombrement les holocrons Sith pyramidaux.

-Je suis ravi de vous voir, et que vous ayez accepté mon invitation. C'est un honneur de vous accueillir dans ma demeure favorite. Il se déplaça, avec une lenteur empreinte de majesté, autour du bassin, pour refaire face à l'humain, de l'autre côté de l'autel par rapport à la position de Viledus. Je me ferai un plaisir de vous donner toutes les explications sur cet endroit, ou sur ce que j'y fais, qui vous paraîtront utiles, nécessaires, ou tout simplement, qui satisferont votre curiosité. Mais avant cela, veuillez vous rapprocher, et prendre place en face de moi.

Il lui fit un subtil geste de la main droite. Dans sa manche gauche, Viledus apercevrait peut-être luire un éclat, vite camouflé par les mouvements de bure d'Anachor, qui apposa ses mains sur le bord de l'autel. Quoique vous ayez pu entendre sur cet endroit, je me dois, cependant, de vous recommander la plus grande prudence dans les termes que vous emploierez pour le qualifier. En effet, il est de notoriété publique qu'il a plusieurs noms : n'en prononcez surtout aucun, à moins que je ne vous y invite. Il s'autorisa une esquisse de sourire. Ce genre de minuties est récurrent dans la pratique de nos arts.

Il s'apprêta à entamer la réalisation, qui se ferait étape par étape, et prendrait encore du temps, de la petite surprise qu'il avait préparé pour son digne interlocuteur. Avant que Viledus ait pu répondre quelque chose, il leva les mains au-dessus du bassin, qui était creusé dans l'autel, et contenant un liquide opaque. Exécutant quelques passes, il récita bassement une phrase dans l'antique langage impérial, et le contenu sembla se troubler et s'agiter, comme si il y avait passé la main. Il marqua, ensuite, une pause, et reposa ses mains sur les bords en grès de l'autel, tandis que l'eau continuait à clapoter.

J'allais oublier qu'il va me falloir vous demander de bien vouloir abaisser votre capuche. Cette formalité, en dépit de son aspect bénin, était très importante pour les tours de magie Sith, et le rituel auquel il s'était apprêté durant les heures précédant l'arrivée de Viledus. Elle symbolisait quelque chose de capital pour leur bonne conduite, et faciliter leur réalisation. Les degrés de toute initiation se marquaient, en effet, par une matérialisation, une incarnation par la gestuelle, l'apprêt, la tenue. Pour parvenir au noyau des choses, il fallait se représenter, et récapituler extérieurement, comme de l'intérieur, le passage par les couches et surfaces successives qui y conduisaient.

Profondément détendu, et presque jovial, l'Anzat reporta son regard sur Viledus. Ses yeux clairs n'étaient presque pas visibles, dans l'ombre de son visage couvert, ce que ne facilitait pas la profonde obscurité qui régnait dans la pièce. L'air y était frais, et une légère brise faisait bruire les pans de leurs vêtements, bien qu'il n'y eut pas d'ouverture sur l'extérieur dans la petite salle octogonale. Les lueurs rougeâtres projetées par les holocrons Sith, qui semblaient observer attentivement l'entretien qui débutait, achevaient de plonger l'endroit dans une atmosphère particulièrement solennelle...pour un Sith, car d'aucuns ne l'étant pas, l'auraient plutôt qualifiée de sinistre et singulièrement angoissante. Anachor, pour sa part, était en plein dans son élément, au coeur même de la tempête qui l'agitait d'ordinaire, et donc, d'un calme imperturbable. Ainsi, disais-je donc, vous devez avoir beaucoup de questions à me poser. Je vous écoute. Dans l'esprit du Seigneur Sith, la discussion qui devait suivre, lui permettrait de mieux cerner son interlocuteur, afin qu'il puisse adapter les divers recours à la Sorcellerie Sith qui allaient suivre à la personnalité de Darth Viledus. Il s'agirait d'un préambule au véritable objet de la visite de ce dernier. Et ensuite, le rituel proprement dit pourrait débuter.


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Call Sintar
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MessageSujet: Re: L'Ombre a soif [ Call Sintar ]   Mer 22 Juil - 20:12

Le trajet qui le séparait de Darth Anachor fut pour le moins instructif. Fidèle à ses vieilles habitudes, Viledus parvenait souvent à s'adapter aux évènements pour en tirer quelque chose susceptible de lui être utile. Hors, ce temple était une sorte d'incarnation de la pensée d'Anachor, le reflet obscur de ses reflexions et de son étude des arcanes Sith, autant de détails qui permettaient de révéler certains traits de la personnalité de ce dernier. Il transparaissait dans cette architecture classique un goût prononcé pour les traditions Sith, certains détails annotant en revanche une libre interprétation des dogmes et une capacité à s'absoudre des règles établies jugées inadaptées ou erronées, comme en témoignait la manière qu'Anachor avait de retranscrire certaines runes présentes partout en ces lieux, même dans les couloirs sobrement éclairés. En un sens, Darth Viledus connaissait à présent un peu mieux ce mystérieux personnage, tout en se doutant qu'il réserverait sans nul doute bien des surprises. Il avait invité le Seigneur à l'assister dans un rituel dont il n'avait pas dévoilé la nature, mais la situation se présentait plus comme un test destiné à le mettre à l'épreuve par des moyens dont il ne savait rien. Qu'importait au fond les motifs de l'Anzat, puisque Viledus avait accepté l'invitation en ayant conscience de se projeter dans l'inconnu. Il fallait d'abord découvrir ce qui l'attendait.

S'il était parvenu à comprendre la symbolique qui détaillait les fonctions de la chapelle, il fut en revanche surprit par le subtil changement dans les caractères ornant les murs qui se succédèrent. Il reconnaissait la tournure antique qu'utilisait les anciens Sith dans ces glyphes cependant, admirant une fois encore le travail fourni par Anachor. Visiblement, il possédait une érudition à ce sujet impressionnante, si bien qu'en dépit de ses propres connaissances en la matière il subsistait ça et là des passages dont le sens échappaient à Viledus. La Force renvoyait un élan plus subtil à l'obscurité qui recouvrait la chapelle, une sorte de noirceur à peine plus prononcée dont Viledus ne parvint pas à définir la nature exacte. Il n'eut pas le temps de s'appesantir sur le sujet cependant, puisque l'apprenti qui l'escortait jusqu'au maître des lieux bifurqua dans un couloir et s'arrêta devant l'unique porte des environs. D'une facture destinée à imiter un style plus archaïque, elle renvoyait un puissant écho dans la Force, signe sans doute qu'on avait employé quelques maléfices issus du côté obscur pour la renforcer, ou même bien pire. Darth Viledus capta l'écho d'une pensée qui traversa la Force. Sans doute l'apprenti prévenait-il son Maître de son arrivée.

-J'ai fait savoir au Seigneur Anachor que son invité était arrivé. Il vous attend, Excellence. 

Sans même attendre une réponse, l'apprenti s'inclina et rebroussa chemin, disparaissant bientôt dans ce dédale de couloir dont il semblait connaître le moindre recoin. Ne s'attardant guère plus sur le sujet, le Seigneur Sith attendit quelques instants avant que les rouages de la porte ne se mettent en action subitement, comme mués d'une volonté propre. La Force connue un sursaut, se densifia d'avantage, révélant plus encore le côté obscur qui empreignait les lieux et qui semblait vouloir tout ravager sur son passage. A contrario, Viledus n'était qu'une faible signature dans la force, contenant en lui toute sa puissance obscur grâce à la puissance de sa volonté. Il entra dans une pièce faiblement éclairée où trônait des rangées d'Holocron dont les différentes lueurs oscillaient, formant sur les murs de vagues ombres aux contours menaçants. Ce fut pas ce détail qui attira l'attention de Viledus cependant, dont les yeux restèrent fixés sur la silhouette encapuchonnée lui tournant le dos. Un acte qui témoignait de sa confiance en lui, puisque même la main noire, que l'humain avait rencontré récemment, ne s'était pas laissé aller à pareil fantaisie. Voir cela de la part d'un de ses paires, surtout s'il s'agissait d'Anachor, ne faisait que confirmer la bonne impression qu'il entretenait vis à vis du personnage. Après tout, la présence même de l'humain témoignait de son intérêt pour cette rencontre, pourquoi dès lors soupçonner un piège, comme l'aurait un Sith plus paranoïaque? Cette vérité n'était pas réciproque cependant, aussi Viledus, sous le calme et l'apparente décontraction dont il faisait preuve, restait aux aguets, prêt à agir si la situation l'exigeait. Il se trouvait après tout dans la bastion d'un Sith au moins aussi puissant que lui, aussi convenait-il d'opérer une certaine prudence.


-Bienvenue, Seigneur Viledus.

Un sourire sans chaleur étira les lèvres du Sith, soulignant sans doute le regard glacial de dureté qu'il arborait.

-Mes respects, Seigneur Anachor. Je vous remercie pour cette invitation.

Autant respect sobre le plus longtemps possible, laisser à Anachor le soin d'expliquer ce qu'ils faisaient ici. Il n'en viendrait pas là tout de suite cependant, peut être même ne prendrait-il même pas le temps de le faire, laissant à Viledus le soin de s'y atteler lui même. Étant habitué aux méthodes et la mentalité propre aux utilisateurs du côté obscur, cela n'avait rien de surprenant en soi . Il était évident que ce qui suivrait comporterait un risque pour Viledus, conséquence inhérente à toute pratique obscur, ultime sacrifice pour le téméraire convoitant pouvoir et sagesse noire. La porte se referma en silence, laissant les deux Seigneurs dans une atmosphère où l'obscurité était perceptible de façon spirituelle mais aussi matérielle, initiant un cadre idéal pour la pratique des arcanes Sith, un art qui demandait paradoxalement autant de prudence que de témérité pour celui le pratiquant. Il faudrait se concentrer tout particulièrement lors de l'élaboration du rituel, sous peine de courir à la catastrophe.

L'invitant ensuite à poser autant de questions que le souhaitait Viledus sur la chapelle et son fonctionnement, l'Anzat se déplaça lentement vers le bassin qui trônait là, priant tacitement Viledus de lui faire face. Il alla même jusqu'à mettre en garde sur les termes qu'il emploierait, certaines formulations porteuses de pouvoir n'étant pas à déclamer avec désinvolture. Mise en garde inutile soi dit en passant, puisqu'en tant qu'initié Viledus savait parfaitement les risques d'une telle manœuvre, même s'il ne prit pas la peine d'en faire la remarque. Il était après tout inutile d'entrer dans pareils digressions. Captant un bref éclat dans la manche du Seigneur Sith lorsque ce dernier fit voleter son bras au dessus du bassin, il continuait de fixer son interlocuteur d'un air tranquille, presque serein, attentif cependant à chaque détail qu'il parviendrait à capter. Chaque geste que L'anzat faisait, chaque phrase qu'il prononçait, même ses petites expression faciales étaient autant d'indices mis gracieusement à sa disposition et qui aidait le Seigneur Viledus à se faire une idée de plus en plus précise sur la personnalité de son auguste comparse. Cela ne lui apprenait rien sur ce qui allait suivre cependant, aussi fallait-il guetter le moindre indice qu'Anachor ne manquerait de distiller sur ce sujet.

-J'allais oublier qu'il va me falloir vous demander de bien vouloir abaisser votre capuche.

Un premier sourire étira brièvement les lèvres de l'humain, qui savait que les choses sérieuses commenceraient bientôt. Lentement, comme pour décortiquer chacun de ses gestes, Darth Viledus retira la capuche noire qui masquait la partie supérieure de son visage tout en laissant brusquement sa présence dans la Force ressurgir. Tel l'eau qu'un barrage libère subitement, le Côté obscur s'insinua en lui, se densifiant à son appel, ode à la ruine contenue par l'esprit indomptable de Viledus. Un Sith de la trempe d'Anachor ne serait pas déstabilisé par une telle manifestation du côté obscur, tout comme il pourrait peut être apprécier la symbolique du geste, qui témoignait de la volonté de Viledus à participer pleinement à l'expérience que son comparse préparait. Toujours fut-il qu'il capta sans aucun doute le changement d'atmosphère que cela déclencha, tant dans l'air ambiant qui semblait un peu plus froid qu'auparavant que dans la Force.

-Parlons dans ce cas, répondit Viledus lorsque l'humanoïde lui demanda il nouvelle fois s'il avait des questions à lui poser. Si la question ne vous heurte pas, décrivez moi le rôle que ce bâtiment peut posséder, en dehors de ses fonctions primaires tel que l'étude et l'initiation à certains rituels. Que faisons nous exactement ici, Seigneur Anachor? L'honneur d'une telle invitation ne saurait justifier votre silence sur le sujet, à moins bien sur que je doive ignorer certaines choses pour mieux apprécier... votre initiation, appelons cela ainsi.

Plus que cela, Viledus pressentait qu'Anachor avait un message important à lui délivrer, assez en tout cas pour devoir juger au préalable s'il était digne de le recevoir. Viledus pouvait tout aussi bien faire fausse route et se méprendre, quoi qu'en l'occurrence il en doutait. Son attention dériva sur le bassin, ce qui lui permit de le passer au crible. Il n'avait jamais rencontré un artefact de ce type, aussi prit-il la peine de le sonder avec la Force, effleurant l'objet à travers celle ci pour le considérer d'un point de vu que seul un sensitif pouvait appréhender.

-Dites moi, Seigneur Anachor, A quoi nous servira ce bassin? Quel est sa fonction?

Il prit le soin de clairement de distinguer ces deux question. Savoir ce qu'était l'artefact ne l'éclairerait pas forcément sur sa fonction dans le rituel, les sorciers détournant souvent certains objets liés au côté obscur de leurs utilisations primaires. Tout en considérant la propension que semblait entretenir son collègue sur la mise en scène, il ne put s'empêcher de faire le parallèle entre ce personnage et son ancien mentor. Il n'était guère étonnant que deux Sith de leur trempe aient pu collaborer par le passé. Uniendis n'était cependant plus qu'un souvenir dont l'écho faiblissait, tandis que Viledus lui continuait sa route sur les tortueuses voies de l'obscurité et de la grandeur.
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MessageSujet: Re: L'Ombre a soif [ Call Sintar ]   Jeu 23 Juil - 12:15

Alors que l'éminent Darth Viledus laissait poindre et s'exprimer sa profonde curiosité, l'Anzat, satisfait, sourit plus largement. Sa propre capuche s'était soulevée par la seule force de son psychisme, et s'était affaissé doucement sur le haut de son dos, dévoilant les traits nobles et dignes du Seigneur Anachor. Il était ravi que l'Humain soit si soucieux de bien comprendre de quoi il en retournait, depuis qu'il avait reçu la fameuse invitation à rejoindre le puissant Sorcier dans ses enchantements noirs.

S'appuyant sur le rebord de l'autel, il pencha le buste vers Viledus, sa tête précisément au-dessus du bassin, dont l'eau n'avait cessé de clapoter doucement. Tandis que son visage marmoréen, tout plein d'une aristocratique retenue, se reflétait dans le liquide troublé, dont les vaguelettes semblaient provoquées directement par l'esprit du Sith, une lueur ardente commença à se faire jour dans son regard clair.

-La question ne saurait me heurter, tant qu'elle motivée par une saine et louable volonté de comprendre. Je vais, donc, tout vous expliquer. Voyez-vous, mon cher, mon silence, comme vous dites, est du à l'extrême discrétion dont nous devons faire preuve dans ce qui va suivre. Je me souviens de votre mentor, et de ce à quoi nous travaillions ensemble. Il se pencha alors en arrière, éloignant son visage de celui de l'Humain.

Droit comme un i, il se massa les tempes quelques secondes, puis, en un geste nerveux, il tendit ses mains absolument raides, presque crispées, vers le bassin, en direction duquel il envoya une brève décharge d’Éclairs de Force. L'eau s'agita encore d'avantage, et tandis que les rebords du bassin crépitaient, parcourus d'arcs électriques bleutés, il sembla s’abîmer dans la contemplation de son oeuvre. Ce que je vous propose, Seigneur Viledus, n'est pas rien, et je sais que vous êtes bien différent de Darth Uniendis. Mais je suis disposé à vous initier à certains aspects subtils de nos arts, nous rapprochant ainsi des travaux auxquels votre mentor et moi-même nous livrions, il y a de cela plusieurs décennies.

Pour ce qui regarde ce lieu, il s'agit, en sus des aspects que vous avez déjà évoqués, d'une véritable école. Mais où, non seulement l'on dispense les cours, mais on les met aussi en pratique, se livrant ainsi à une recherche approfondie dans le domaine des voies de la Force. C'est même une Académie. Elle se rapproche un peu, dans la rigueur qu'elle exige, d'une Ecole d'Officiers. Il dévoila alors des canines luisantes dans son sourire de fauve. Et, en tant que tel, elle dispose de son, ou plutôt, de ses parcours d'épreuve.

Il joignit les mains, avant-bras posés sur les bords de l'autel. Voyez-vous, mon ami, à partir d'une certaine maîtrise, la Voie Noire devient extrêmement exigeante, et son maniement se fait d'autant plus délicat, les conséquences d'un raté se font de plus en plus dangereuses. C'est plus qu'une simple question de degré supérieur : c'est une question de nature. Lorsque l'on appréhende la Force comme les Sorciers le font, l'on passe alors à tout autre chose qu'à une simple expertise dans le domaine de tel ou tel pouvoir.

Ainsi, à partir de ce positionnement spirituel, et intellectuel, vis-à-vis de la Force, tout progrès se paie au prix fort...mais permet aussi d'ouvrir de nombreuses portes dont tous les autres adeptes n'auraient jamais osé soupçonner l'existence même. C'est cher...mais c'est aussi l'occasion de se renforcer incroyablement sur tous les plans.
Il se pencha à nouveau vers Viledus. Je sais que vous êtes prêt.

Alors, il se remit à éxécuter des passes magnétiques au dessus du bassin, mais, cette fois-ci, plus amples, avec des gestes occupant d'avantage l'espace. Bien vite, il lança de nouveau des Eclairs de Force en direction de l'étrange liquide, mais, cette fois-ci, en continu. Il ne cessa pas, durant toute cette procédure, de psalmodier en ancien Sith. L'eau, mon cher, a, dans toute symbolique, un rôle fondamental. Elle est l'élément spirituel par excellence...tout Sorcier accompli a d'avantage recours à elle qu'à n'importe quelle autre matière. Quant au bassin...vous allez vous rendre compte, dans quelques instants, de son rôle, qui est primordial.

Viledus put alors se rendre compte de la nature du vif éclat qu'il avait pu, tantôt, apercevoir fugitivement dans la manche gauche d'Anachor. Celui-ci, renouvelant son sourire, en fit en effet sortir, par télékinésie, une petite dague rituelle, toute ornée de runes antiques, et d'inscriptions en vieux mandalorien. Il fit cesser les éclairs bleuâtres, et la saisit de sa main droite. Il planta son regard intense dans les yeux de l'Humain.

-Nous allons maintenant, si vous le voulez bien, voyager un peu. En vous. Vous êtes le sujet du rituel, mon cher ami. En Sith confirmé, il convient de vous mettre à l'épreuve en permanence, et je vous propose la façon la plus noble, la plus digne, et la plus fructueuse, de le faire. Mais, pour cela, comme je vous l'ai dit, il va falloir payer un tout petit peu de votre personne.

Il tendit la main gauche, paume ouverte et orientée vers le plafond, en direction de Viledus, tout en affichant un sourire aimable. Puis-je vous demander de me donner votre main ? Quelques gouttes de votre sang suffiront pour nous plonger directement dans votre moi profond, grâce à la Sorcellerie que nous cultivons depuis des millénaires. C'est la fonction de ce bassin, et vous allez voir, dans un moment, comment il le permet.

Une fois que Viledus eut obtempéré, de minces filets de sang tombèrent dans le liquide, qui, désormais, s'agitait tumultueusement. Alors, il commença à s'évaporer, au contact de l'épaisse matière pourpre. Des vapeurs rougeâtres s'élevèrent dans la petite pièce. Elle y fut bientôt complètement plongée, et des rumeurs se firent alors entendre, incompréhensibles, susurrées bassement. Le visage de l'Anzat avait pratiquement disparu, du fait de l'épaisseur du brouillard pourpre, et plein de l'odeur âcre et métallique du sang. Sachez que même les Sith les plus expérimentés sont en proie à des résistances psychiques aux énergies sombres que nous manipulons. L'esprit, naturellement, repousse certaines ambiances et ondes particulièrement agressives. Le vôtre, je le sens, est sujet à une inhibition dont je vais vous demander de bien vouloir vous débarrasser. Emplissez vos poumons de cet air nouveau que vous respirez, inspirez un grand coup, et, dans le même temps, ouvrez complètement votre esprit à l'obscurité.


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MessageSujet: Re: L'Ombre a soif [ Call Sintar ]   Dim 26 Juil - 9:52

Une école. Voilà qui était inattendu, preuve encore une fois de l'aptitude qu'Anachor à cacher son jeu. Il n'était pas étonnant que cette idée ne lui soit pas venu à l'esprit, l'habileté et la prudence dont l'Anzat faisait preuve n'étant plus à démontrer. Ici étaient formés de nombreux jeunes sensitifs, tous possédant un lien profond avec la Force, tous susceptibles d'accéder un jour aux plus hautes sphères de la société Sith, tous dévoués à Anachor, autant en tout cas que cela était possible pour des êtres traites et manipulateurs comme les Sith... Darth Viledus mesurait toutes les implications de cet aveux. Son comparse ne violait pas les règles d'une manière formelle et pourtant... Si le Seigneur Trazynn avait vent de pareille rumeur, nul doute qu'un sentiment de menace n'aurait pas tardé à le tenailler. L'humain croyait en la volonté qu'Anachor avait de vouloir approfondir ses connaissances obscures, sans doute au delà de toute autres objectifs, hormis un seul aisément identifiable. L'ambition. Elle était en lui comme elle était présente en chaque Sith, seulement il convenait encore de définir à quel point. Guère étonnant qu'en ces circonstances Darth Uniendis ait choisit de collaborer avec Darth Anachor. C'était comme si la Force avait subtilement agit en ce sens, comme dans le cas présent d'ailleurs. Si l'on considérait les informations mises à sa disposition, on pouvait estimer que le choix de Viledus était payant, puisqu'en l'occurrence cette rencontre serait autant instructive que bénéfique pour la suite de ses plans, tant sur le plan matériel que spirituel. Continuant d'écouter le Seigneur Sith qui lui faisait face, il restait concentré sur le sens de ses paroles. Non pas comme l'aurait un vulgaire profane, puisqu'il était à présent pleinement immergé dans les courants tumultueux et imprévisibles du côté obscur, imprégnant chaque sensation d'une acuité des plus révélatrice.

-Vous êtes un être hardi, Seigneur Anachor, si j'en juge par l'ampleur de l'œuvre que vous avez su parachever. Nous savons tous deux que parvenir à tel résultat ici sur Ziost, sans déchainer ne serait-ce que la passion exacerbée qui anime nos paires... Je dois dire que je suis impressionné. C'est un cadre dont je n'ai pas pu bénéficier lors de ma formation aux arts obscurs, même si cela m'a permit de développer d'autres atouts.

En effet, l'autonomie que lui avait conféré sa position l'avait tenu éloigné du culte mis en place par Trazynn, préservant sa propre capacité à analyser les différentes informations qu'on lui présentait sans le filtre de l'éducation spirituelle parfois obtuse dispensée par l'académie sur Dromund Kaas. Darth Viledus avait ainsi pu pousser son étude des arcanes obscurs plus loin et de manière bien plus efficace, du moins selon lui. Philosophiquement parlant, il se sentait plus proche des anciens dogmes de l'Empire Sith, même s'il reconnaissait les impératifs de la politique spirituelle de Trazynn, qui devait maintenir la cohésion dans ses rangs. Malgré cela, les voies obscurs exigeait un engagement sans faille ainsi qu'un certain libre arbitre à même d'amener le fou osant invoquer ce pouvoir à l'appréhender, puis à le faire siens. S'enfoncer à condition de rester le maître de ce saut dans les ténèbres, sous peine de ne pas résister à l'impact de la chute. Viledus sentit son comparse puiser dans la Force et entrer en contact avec le bassin devant lui. L'eau qu'il contenait se troubla, formant de petites vaguelettes qui allèrent s'écraser sur les rebords du bassin. Tendant ses mains au dessus de l'artefact, il envoya de petits éclaires sur la surface devenue trouble, qui se mit en retours à crépiter, formant tout autours du bassin un nuage de vapeur de plus en plus dense.

-Je sais comme vous ce qu'exige une pratique aussi poussée du côté obscur, tout comme je connais les risques encourus. Nous dépassons ici le stricte sens matériel pour entrer dans le domaine du spirituel, ces deux aspect s'enchevêtrant de manière si complexe qu'il en devient difficile de les dissocier. Le sorcier dépasse le stade du simple concept pour en pousser son application sur un plan plus fondamentale, plus encré dans une réalité qui dépasse de par sa nature le concept d'obscurité. Comme vous le dites, le prix à payer pour percer ces voiles successifs et accéder à une compréhension plus profonde du côté obscur est élevé, exorbitant même pour tout autre qu'un Sith.

Si Anachor voulait discourir plus amplement sur la Force, il allait être servi. Croyait-il que Viledus était l'un de ces étudiant? Même s'il était désireux de continuer à approfondir sa compréhension de la Force et de certains de ses aspect, il était cependant fort d'une vie d'étude et de pratique. Il espérerait qu'Anachor se rappel qu'il avait en face de lui un égal, qui s'il avait poussé son étude dans d'autres domaines que celui de la sorcellerie Sith, restait pour autant profondément immergé dans la voie obscur, au point de devenir l'être qu'il était à présent. Heureusement, Anachor orienta son discours sur la pratique de la sorcellerie proprement dite, un sujet où il pourrait se permettre de faire preuve d'une certaine forme de pédagogie.

Agitant toujours ces mains au dessus du bassin, il se mit également à psalmodier d'anciens vers dans le dialecte ancestrale des Sith. La fumée s'éleva de plus plus, tandis que l'ombre autours d'eux semblait gronder, ivre de sa propre nature perverse qui ne cessait de se renforcer. Les éclairs eux gagnèrent en force et intensité.

-L'eau, mon cher, a, dans toute symbolique, un rôle fondamental. Elle est l'élément spirituel par excellence...tout Sorcier accompli a d'avantage recours à elle qu'à n'importe quelle autre matière. Quant au bassin...vous allez vous rendre compte, dans quelques instants, de son rôle, qui est primordial.

Malgré la tempête naissante qui se profilait à travers la Force, Viledus put sentir Anachor user de nouveau de celle ci, faisant ressurgir ce bref éclat dans sa manche gauche qu'avait déceler l'humain quelques instants auparavant sous la forme d'un antique couteau à la lame cruellement aiguisée.

-Nous allons maintenant, si vous le voulez bien, voyager un peu. En vous. Vous êtes le sujet du rituel, mon cher ami. En Sith confirmé, il convient de vous mettre à l'épreuve en permanence, et je vous propose la façon la plus noble, la plus digne, et la plus fructueuse, de le faire. Mais, pour cela, comme je vous l'ai dit, il va falloir payer un tout petit peu de votre personne. 

Avant de lui demander le plus aimablement du monde s'il pouvait prendre un peu de son sang au passage, excusez du peu ! Voici donc le projet qu'entretenait Anachor, ce qui expliquait la discrétion et la prudence dont il avait fait preuve jusqu'à présent. Viledus n'était pas novice lorsqu'il s'agissait de voyager en lui même, cette facette de son moi profond qu'il avait déjà sondé lorsqu'il était un guerrier Sith, d'une manière différente cependant, bien moins immersive que ce que proposait l'Anzat. Un tel voyage, s'il s'agissait bien de cela, laissait présager de l'ampleur du risque encouru, tout comme du prix qu'il faudrait payer pour cette introspection, qu'elle qu'en soit la nature. Tendant sa main vers Anachor, Darth Viledus laissa ce dernier manier la lame pour entailler la chair de sa main, indifférent face à la caresse froide de l'arme qui fouilla sa paume, regardant l'autre Sith comme pour lui signifier qu'il était prêt pour ce qui allait suivre. Sauf qu'encore une fois, Anachor parvint à le surprendre, suggérant à Viledus de lever l'inhibition qu'il maintenait toujours dans la Force, quoi que cette retenue était si subtile que personne jusqu'à présent n'était parvenu à la déceler. Un écho de sa propre colère effleura sans doute Anachor, Tant Darth Viledus n'était pas habitué à être percé à jour.

-Vous êtes un être surprenant, cher collègue. Depuis Uniendis, personne n'avait pu me convaincre de lever ce voile, mais je le ferais ici, ne serait-ce que pour respecter votre perspicacité. A bien des égards, vous me connaitrez ainsi bien mieux que n'importe quel Sith que j'ai pu côtoyer ces dernières années. Si en acceptez le risque, bien sur...

Fermant les yeux un instant pour mobiliser sa concentration, il leva le voile, dévoila sa nature profonde et malveillante. Plus aucun filtre ne séparait Viledus, le Sith véritable, celui qui se cachait derrière le visage de Call Sintar depuis maintenant dix-neuf ans . Comme pour témoigner de cela, sa peau sembla s'étirer et s'assécher, accentuant des rides plus creusées, d'où pointait à présent deux yeux d'une intense couleur citrine rivés sur Anachor avec autant de dureté que d'intransigeance. L'air ambiant autours se glaça d'avantage, ajoutant une nouvelle touche au maelström d'énergie obscure autours d'eux. Viledus se rapprocha lentement du bassin, indifférent aux éclairs le frôlant, pleinement investit dans la Force et puissamment immergés dans les courants aussi froids que mortels du côté obscur avec l'aisance que confère une pratique poussée.

-Je vous rejoint sur ce point, cessons pour une fois de nous cacher derrière des masques. Cela vaut aussi pour vous, Darth Anachor, même si dans votre cas il ne s'agit d'une quelconque inhibition. Démontrez moi la pertinence de votre vision, la profondeur de votre savoir. Nous avons chacun l'occasion d'acquérir quelque chose de précieux, à même de changer nos perspectives. Pour ma part, je suis prêt.

D'éventuels observateurs auraient pu souligner la vanité que contenait les paroles de Viledus. Ils n'auraient pas pu se tromper lourdement. En l'occurrence, Viledus était préparé, que ce soit pour le meilleur ou le pire. Telle était la voie du côté obscur.
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MessageSujet: Re: L'Ombre a soif [ Call Sintar ]   Jeu 17 Sep - 11:45

La façon dont Darth Viledus obtempérait en tout aux instructions de l'Anzat laissaient présager une séance particulièrement fructueuse. Bien qu'il se garderait bien de le dévoiler, ce dernier n'avait pas l'habitude de pratiquer des rituels de ce type qui ciblassent une personnalité aussi éminente que celle de l'ancien élève d'Uniendis. La plupart du temps, soit il s'y livrait avec des collègues aussi versés que lui dans la Sorcellerie Sith, soit il le faisait avec un petit comité de novices et d'initiés, afin que leurs esprits s'ouvrent complètement, et qu'il puisse ainsi évaluer avec une précision parfaite la consistance de leurs psychismes.

Le plus souvent, cependant, il réservait des démonstrations de ce genre à ses apprentis personnels, et l'honneur qu'il faisait à l'humain, en lui offrant de participer à cette invocation aux forces obscures, compensait largement le fait que l'entreprise était plus risquée que de coutume. Anachor n'appréhendait rien de particulier, et il savait qu'il maîtriserait la situation de bout en bout, mais il ne pouvait négliger le fait qu'il s'aventurait également, cette fois-ci, en un terrain inconnu, et potentiellement dangereux. Mais le danger relatif que cela représentait l'attirait suffisamment pour qu'il se jette à corps perdu dans l'exécution du rituel.

Les interrogations de son vis-à-vis le flattaient, ainsi que sa bonne volonté. Sincèrement curieux des arcanes des arts noirs, Viledus se livrait aimablement aux diverses instructions du Sorcier, se montrant ainsi bien plus ouvert et confiant que ne l'eussent été la plupart de leurs pairs en pareille situation. Mais il fallait dire aussi que l'expérience lointaine que l'humain avait eu de ces pratiques via ce que son ancien mentor voulait bien lui révéler, avait, en quelque sorte, préparé le terrain. Il était clair, pour l'Anzat, que son collègue avait toujours été intrigué par ce domaine qui lui était en grande partie étranger...

A vrai dire, les deux Sith semblaient bien se compléter. La tâche officielle de Viledus, ses talents pour la dissimulation, sa maîtrise de l'art délicat de la diplomatie, lui assuraient une marge de manoeuvre considérable, à ce que Anachor en savait, au sein de l'espace fédéral, et il lui était d'ailleurs malaisé de se faire une idée de la somme, sans doute colossale, d'informations confidentielles que l'humain détenait et recelait dans le secret de sa mémoire. Bien qu'il se gardait de l'avouer, la performance que représentait la détention d'un poste important dans la politique de l'Alliance impressionnait fortement l'Anzat. Il espérait, tout aussi tacitement, que la collaboration qui commençait à se faire jour dans les relations entre les deux puissants individus, lui permettrait d'en apprendre autant dans le domaine des affaires temporelles et politiques, que ce qu'il avait l'intention d'enseigner à Viledus.

Les dernières questions de ce dernier le firent sourire. Alors que la brume écarlate s'épaississait jusqu'à les recouvrir complètement, de sorte qu'ils ne pouvait désormais plus qu'entrevoir leurs silhouettes respectives, Anachor s'amusait de voir que son interlocuteur ne perdait pas le nord. En bon Sith, il analysait soigneusement la situation, en vue de comprendre quels avantages il pouvait en retirer, et, tout en se pliant sans mal aux directives du Sorcier, il n'adoptait pas, face à lui, la posture d'un élève. Il tenait à ce qu'il soit bien clair qu'ils étaient des pairs, et qu'il s'agissait ici, plus que d'une leçon, d'un échange de bons procédés. Si l'Anzat n'avait pas envisagé les choses de cette manières en préparant le rituel, il était assez souple pour y intégrer l'attitude de l'humain, et accepter sans rechigner le relatif défi que celui-ci lui adressait. Ils se dévoilaient désormais entièrement l'un à l'autre.

Bien droit, l'Anzat eut une moue amusée. Il va de soi que je comprends les risques que je cours. Il tempéra tout de suite l'ironie que contenait cette dernière phrase. Vous me demandez de prouver, en quelque sorte, que je peux vous apporter, dès maintenant, une compréhension plus aiguë des mystères de la Force. Bon. C'est une approche de nos secrets un rien cavalière, mais je comprends que vous teniez à vous assurer que je mérite ma réputation. Il s'éclaircit la voix. Tout d'abord, sachez bien ceci : on ne quémande pas la connaissance, on n'exige pas l'accès à un savoir, et on force encore moins un mystère à se révéler. Il faut comprendre que même les plus illustres et sages Sorciers de l'Histoire avaient, envers la Force, une attitude de déférence mêlée de crainte. Je sais bien ce que l'on dit d'individus comme Plagueis le Sage, à qui l'opinion commune prête une volonté de l'assujettir à sa volonté de puissance, d'en faire un simple outil. Nos sources concernant ce Muun, et les recherches qu'il conduisit, sont maigres, et il est difficile de démêler, parmi ce qui s'est dit et écrit sur lui, la part du fantasme d'une part, et de la réelle enquête d'autre part.

On dit souvent, chez les Sith, que la Force ne doit pas être considérée, comme le font les Jedi, comme une source bienveillante d'énergie qui nous transcende, mais comme un champ de puissance qu'il faut apprivoiser pour en faire une arme. Or, ce qui est remarquable, c'est que cette opinion n'a jamais fait l'unanimité chez nous, et également qu'en général, elle est professée par des praticiens qui sont plus versés dans l'art du combat que dans celui des arts obscurs. La vérité, voyez-vous, et cela n'est pas ma seule opinion, mais le discours que notre tradition a toujours véhiculé, c'est que la Force est un domaine avec lequel nous entrons en interaction. Ni bon ni mauvais ( distinctions qui n'ont alors plus de sens ), c'est un royaume qui a sa volonté propre, mais qui a besoin, pour l'exécuter, d'être sollicité par des êtres conscients et disposant d'une connexion particulière avec lui. Je tiens cependant à ajouter que, d'après nos recherches, il semblerait que la Force obéisse elle-même à une volonté supérieure, serve un dessein intelligent : il est clair, pour la tradition des Mystiques Sith, que nous devons en faire autant, si nous voulons percer les mystères de l'Univers. Voilà pour la théorie. Mais je ne crois pas vous avoir convié à une séance d'entretiens philosophiques...je suis tout disposé à vous en dire plus, Seigneur Viledus. Cependant, il y a des expériences qui informent mieux que les discours...peut-être pourrions nous retourner au rituel auquel je vous ai convié ? Je sens que vous vous détendez peu à peu, et accueillez de plus en plus les énergies noires que nous avons invoqué. Je vais vous demander maintenant, si vous le voulez bien, de fermer les yeux...

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Call Sintar
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MessageSujet: Re: L'Ombre a soif [ Call Sintar ]   Dim 20 Sep - 15:04

La puissance obscure du rituel se dévoilait peu à peu aux sens de ses instigateurs. Viledus ne pouvait presque plus voir Anachor, la faute à cette vapeur qui s'opacifiait et s'étendait tout autour d'eux. L'humain se tenait à l'affut de cette émanation obscure, y ajustant ses propres sens pour mieux en apprécier les contours, quoi qu'il était encore incapable d'en définir la nature précise. Lorsque le moment serait venu, il lui faudrait lâcher prise, laisser les différents courants que charriait la Force en ce lieu faire leur office au travers de sa propre participation au rituel. Il était à la fois le contenant et le contenu, fluctuant au-delà de limites dépassant le pur stricte matériel, s'invitant ainsi dans un domaine ou l'esprit était capable de s'aventurer seul, sans charrier cette carcasse de chaire parfois si encombrante. Serait-il capable de survivre? Il allait devoir faire preuve d'une puissance mentale prononcée s'il voulait résister au terrible déchainement qui ne manquerait pas de se produire. En l'occurance, l'humain s'estimait prêt à triompher de l'épreuve. Encore fallait-il y parvenir, ce qui était une tout autre démarche.

Il ne put s'empêcher de remarquer qu'Anachor savait s'adapter à son interlocuteur. A ce titre, il dirigeait ce rituel comme il se devait, tout en laissant à Viledus le soin d'apprécier les détails de l'opération. Sans doute entendait-il être rétribué en retours pour cette initiation, ne serait-ce qu'en profitant des informations que détenait Viledus. Lequel n'était pas encore prêt à dévoiler son secret, pas encore. Il pouvait toutefois aider Anachor sans avoir besoin de le faire en un sens, en guidant l'Anzat dans ces projets. Tout cela dépendait toutefois de ce qui tramait ici. L'humain ne doutait cependant de son comparse dans ce cas précis. Après tout, le bénéfice de cette collaboration ne pouvait qu'être mutuelle. En agissant de concert avec cet Anzat, Viledus était certain de pouvoir mener à termes certains impératifs tout en s'élevant lui même, tout en renforçant sa connexion ainsi que sa compréhension de la Force. Contrairement à son défunt mentor, qui s'était borné au rôle d'espion que lui même occupait désormais, Viledus ne comptait pas stagner dans cette position. Pour cela, où plutôt pour que tout cela ne soit pas vain, il avait besoin d'un Ordre fort, soudé autour d'un but commun. Cette rencontre était un pas en ce sens. Il n'était cependant pas encore le temps d'évoquer tout cela.

Anachor se montrait moins avare en détail à présent. Non sans avoir mis en garde Viledus contre son approche du problème (qui n'était après tout le reflet de la joute informelle auxquels se livraient les deux Sith), il enchaîna sur sa propre vision de la Force. Laquelle n'était pas totalement en accord avec le dogme officielle, mais qui aux yeux de Viledus revêtait un caractère plus vraisemblable, en accord avec ses propres convictions. Lui même n'avait jamais considéré la Force comme un simple réservoir à sa disposition. Elle représentait la porte d'accès métaphorique à un royaume reliant le monde profane et spirituel. C'était là une analogie grossière, incomplète, mais qui se rapprochait d'un concept nébuleux, soumis à ses propres lois et contradictions. En entrant en contact avec la Force, le sensitif générait un écho lui permettant d'interagir avec ce royaume et d'inscrire sur le plan matériel son action. Ce royaume répondait à une volonté (si tant est qu'on pouvait la définir comme cela sans aucun élément comparatif à un tel mode de conscience) qui par le biais de récepteurs qui distillaient sa volonté, ou du moins ce qui pouvait s'en rapprocher. Si les Sith parvenaient à percer ce mystère, à découvrir comment manipuler ces lois à leur propre avantage, ils auraient fait un pas significatif dans leur compréhension de la Force ainsi que dans leur capacité à la manier, ce qui se répercuterait fatalement sur un plan plus matériel. N'ayant rien à ajouter sur le sujet, Viledus se concentra d'avantage sur le rituel, comme le lui demanda d'ailleurs l'Anzat quelques instants plus, demandant à ce dernier de fermer les yeux et de se focaliser pleinement sur ce qui se passait ici.

Non sans un sourire, Darth Viledus regarda longuement son comparse. De ce qu'il en savait, se concentrer pleinement sur le rituel en cours le placerait à la merci d'un piège. Il pourrait dès lors mourir, trahit par la perfidie de l'Anzat. Tout comme il pouvait mourir en échouant à percer les mystères obscures qui voletaient autour de son esprit implacable. Darth Viledus ne comptait pas reculer cependant, pas en cet instant qu'il pressentait comme cruciale pour lui. Inspirant longuement, le Seigneur Sith ferma les yeux, laissa le côté obscur l'investir totalement, sans retenu. Le brasier devint incendie, mordant de son ardeur délétère l'humain qui focalisa la toute puissance de son esprit sur le rituel. Il était prêt.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: L'Ombre a soif [ Call Sintar ]   Sam 3 Oct - 10:26

Dès qu'il obtempéra aux dernières recommandations du Sorcier, Viledus vécut une privation sensorielle totale. Plongé dans dans un noir complet, il lui était désormais impossible de ressentir la présence d'Anachor à travers la Force, tout comme d'entendre, sentir, humer quoi que ce fut. L'odeur piquante de la nappe brumeuse qui s'était étendue dans la petite chapelle avait disparu, et tout ce que l'humain pouvait percevoir se limitait à une tonalité ambiante parfaitement neutre.

Quelques secondes passèrent ainsi. Puis, ce qui pouvait s'apparenter à une force invisible le força à rouvrir les yeux. Il put alors constater qu'il se trouvait dans un paysage aux contours vagues et indécis, noyé dans un épais brouillard gris sombre. Quelques formes incertaines s'élevaient au loin. Ces quelques silhouettes noires élancées qui parsemaient son nouvel environnement avaient toutes le même aspect anguleux.

Aucune forme de vie n'était perceptible. Aucun son ne s'élevait, rien ne bougeait. Cet univers étrange et désolé semblait, non pas mort, mais suspendu. Le temps et l'espace s'étaient pour ainsi dire figés. Parfaitement lisse, plate et morne, l'étendue au centre de laquelle Viledus se trouvait n'avait apparemment pas de limites. Par moments, de brefs éclats de lumière se faisaient jour dans le ciel neutre et triste, sans produire pour autant le moindre bruit.

L'air que le Seigneur Sith pouvait respirer était en revanche remarquablement sain. Pur et doux, il contribuait à compenser le caractère déprimant, pour ne pas dire hostile, du paysage. L'atmosphère n'en restait pas moins froide et légèrement humide. Aucun indice, durant deux minutes environ, ne se manifesta à Darth Viledus concernant ce qu'il aurait à faire, voire à affronter, ni où il devait se rendre pour résoudre le mystère de cette dimension énigmatique.

Puis, quelque chose attira son attention. Comme une infime démangeaison à l'intérieur du crane. Suivie d'un bourdonnement diffus, et de picotements légers emplissant son esprit. Ce parasitage s'intensifia quelques dizaines de secondes, puis cessa soudainement. Il céda alors la place à un appel qui s'identifiait à de la télépathie. La voix basse et feutrée qui se manifestait énonça quelque chose dans une langue qui s'apparentait au Sith antique. Puis, en basic, elle lui intima de se retourner.


Une silhouette recouverte de tuniques amples était soudainement apparue, sans manifester la moindre présence dans la Force. Si il examinait le sol, Viledus pourrait se rendre compte que, par ailleurs, elle n'émettait aucune ombre. Aucun trait de cet être mystérieux n'était visible, sa capuche rabaissée semblant recouvrir une part de pures ténèbres. Quelques secondes passèrent, le temps pour l'Humain de bien détailler son vis-à-vis.

Puis, à nouveau, la voix l'interpella télépathiquement. Call Sintar. Tu n'es pas le bienvenu. Aucun de vous n'est le bienvenu, gronda-t-elle. Mais tu feras quand même tes preuves. Bien que tu ne sois présentement pas digne d'être reçu, tu vas avoir une chance de gagner ce droit. La silhouette lui tourna alors le dos. Suis-moi. Sans attendre une quelconque réponse, le nouveau-venu marcha droit devant lui à un rythme assez lent et tranquille.

Cette déambulation ne dura pas très longtemps. Bientôt, la lointaine forme noire vers laquelle ils s'étaient dirigés se précisa assez pour que Viledus puisse reconnaître en elle un robuste arbre noueux. Arrivé à sa hauteur, il put constater qu'étrangement, le grand et massif végétal aux branches entremêlées avait une surface parfaitement lisse, sans aucune rugosité dans l'écorce. Cet aspect impeccablement uniforme et régulier n'était cependant pas ce qui attirait le plus l'attention.

En effet, à sa base, une large anfractuosité avait été comme taillée dans l'arbre. Cette ouverture béante était cependant verrouillée par une épaisse couche de racines. Il n'y avait rien de plus à remarquer, si ce n'était que la brume grisâtre qui recouvrait ce monde semblait émaner de l'intérieur de ce qui s'apparentait à un arbre wroshyr, bien qu'il fut un nain comparé à ces colosses originaires de Kashyyyk.

Des filets de fumée s'échappaient continuellement des quelques interstices composant le rempart interdisant l'entrée. En examinant de très près les mouvements qui se faisaient subtilement jour dans cette épaisse vapeur condensée, Viledus pourrait s'apercevoir qu'elles effectuaient un va-et-viens permanent entre le monde extérieur et les profondeurs de l'arbre. Il était malaisé de se prononcer sur la question suivante : ce dernier produisait-il cette brume, ou au contraire l'aspirait-il ?

L'être mystérieux se plaça devant l'entrée végétale, et apostropha à nouveau le Seigneur Sith. Cet endroit sacré sert aux initiations liminaires. Ici, tu es à peine un novice. Il serait plus exact de dire que tu nous es totalement étranger. Pourtant, tu te trouves au coeur même du mystère. Tu pourrais accéder à la seule vérité, et à l'enseignement véritable...mais, au préalable, il te faut renoncer à tout. En premier lieu, à tous tes titres artificiels. Oublies tout, dissipes tout, tues tout. En te faisant cette violence, tu prouveras ta valeur.

Comprends bien ce que tu es. Ni acolyte, ni apprenti, ni adepte, tu es...un prétendant. Un aspirant, rien de plus. Pour que ta formation débute, tu dois t'en rendre compte, le reconnaître et l'assumer. Sincèrement, et de bonne volonté. N'essaies pas de ruser, de tricher d'une quelconque manière, aucun artifice ne fonctionne ici. La pensée même d'y recourir te disqualifie une bonne fois pour toutes. Purifies-toi...prends conscience de ton insignifiance actuelle, et alors le travail commencera.
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MessageSujet: Re: L'Ombre a soif [ Call Sintar ]   Sam 10 Oct - 12:55

L'effet fut soudain, brutale. Comme aspiré par la toute puissance du rituel, Darth Viledus sentit son esprit s'évader par delà la nappe brumeuse qui l'entourait. Puis soudain vint le silence et les ténèbres, absolues, omnipotents, le privant de ses sens et le laissant à la merci du rituel en cours, signe évident que son esprit s'élevait dans une strate de conscience supérieure, totalement différente de ce plan matériel dont son moi intérieur venait de s'évader. Nul signe de la présence d'Anachor ne se faisait sentir à travers la Force. Il était comme emprisonné, incapable de s'échapper de cette brume qui l'avait englouti. L'environnement autours de lui était d'un neutre uniforme et semblait s'étendre sur un territoire immense, pour ne pas dire infini, à moins bien sur que ses sens toujours engourdies l'empêchait de voir ce qui se trouvait autours de lui. Il resta ainsi quelques secondes avant de ressentir une étrange force l'entourer. Non pas une présence, cette sensation était à la fois plus subtile, quoi que bien plus oppressante. Elle sembla le regarder, ou du moins l'analyser, avant de manifester sa volonté. Comme contraint par une main invisible à la poigne de fer, les yeux du Seigneur Sith s'ouvrirent lentement, découvrant ainsi son nouvel environnement. D'un gris prononcé, le paysage qui s'étendait autours de lui semblait noyé dans un épais brouillard, l'horizon droit devant lui étant des plus singulier. Vague, aux contours qui semblaient fluctuer sans cesse, il semblait rester figé, en attente. Il apercevait également de vagues formes au loin, apparaissant et disparaissant dans la brume, lointains écho dont il ne pouvait définir la nature.

Que devait-il faire à présent? Le rituel avait fonctionné, sans pour autant lui fournir plus d'indice sur la marche à suivre. Détail agaçant dont Viledus préféra se délester, prêtant attention à son environnement. Lequel semblait clairement hostile, quoi qu'il n'avait encore perçu aucun danger. Comme si le lieu qu'il avait investit était en attente, figé dans l'expectative de ce qui allait suivre. Il ne restait à l'humain qu'a attendre et guetter les indices lui permettant de progresser dans cette dimension étrange. Sa patience fut toutefois de courte durée, puisqu'une sensation flirta à la périphérie de ses sens. D'abord infime, puis de plus en plus prononcée, jusqu'à même s'imposer à son esprit ténébreux, sorte de mélopée que seul un esprit sensitif pouvait percevoir. Le schéma se répétait en boucle, indiquant sans doute que quelque chose touchait son esprit pour l'attirer . Enfin, un indice. La présence se fit plus précise jusqu'à ce une voix s'élève dans le silence, lui intimant de se retourner dans un langage antique que seul un Sith instruit était à même de comprendre. Prit de surprise et comme mué par son instinct, Viledus se retourna et se retrouva planté devant une entité à l'aspect humanoïde. Aucune présence dans la Force ne venait confirmer son existence! Rien, pas un même un infime remous, il ne semblait tout simplement par réel, lointain écho dont le Sith ne pouvait remonter la piste. Un sursaut de méfiance traversa l'humain, qui restait malgré tout attentif à cette soudaine apparition. Cet étrange personnage était après tout l'indice qu'il recherchait, il en était certain à présent.


"Call Sintar. Tu n'es pas le bienvenu. Aucun de vous n'est le bienvenu. Mais tu feras quand même tes preuves. Bien que tu ne sois présentement pas digne d'être reçu, tu vas avoir une chance de gagner ce droit.  Suis-moi. "

Une entrée en matière qui confirma les intuitions de Viledus, qui ne pouvait s'empêcher de s'interroger sur ce nouveau venu. Qu'était-il? La question lui brûlait les lèvres, il devait bien l'admettre, mais son instinct lui intimait de ne pas la poser, pas tout de suite. Le Sith se contenta donc de suivre son nouveau comparse, se dirigeant vers l'étrange forme noir qu'il avait aperçu un peu plus tôt. Un sentiment de méfiance commençait à naitre en lui, quoi qu'il était largement compensée par la curiosité que cette expérience ténébreuse lui permettrait peut être d'assouvir. Il avait une chance de pousser plus loin encore sa compréhension de la Force et voulait la saisir, malgré les dangers qu'il ne manquerait pas de rencontrer, comme il l'avait fait à chaque que la Force semblait vouloir lui imposer une épreuve. Était-il assez digne pour essayer? Peut être pas en effet, mais cela non plus ne l'empêcherait pas d'avancer et de triompher.

Marcher dans un univers comme celui qu'il visitait ne revenait pas à simplement mettre un pied devant l'autre. Ici, c'était la vue de l'esprit qui s'imposait face à la faiblesse de la chaire. Il n'avait qu'à penser son action, rien de plus. Aussi suivit-il l'être aux tuniques amples en silence, tentant par la même de s'habituer à son nouvel environnement. A mesure qu'ils progressait, tout deux purent constater que la forme noir prenait lentement la forme d'un arbre. Lorsqu'il fut arrivé à sa hauteur, Viledus put constater qu'il s'agissait là d'une réplique (il ne pouvait employer un terme plus proche de la réalité en l'occurrence) des célèbres arbres Wroshyr, ces arbres à la taille démentielle qui composait une partie de la flore de Kashyyk. D'une taille bien inférieure à ceux de ses lointains cousins, l'arbre en question avait pour lui une particularité qui sauta aux yeux du Sith: son écorce était lisse et dépourvue de rugosité. Ne pouvant expliquer ce détail pour le moment, il prit soin de continuer son exploration. La base de l'arbre semblait être taillé pour accueillir une ouverture, qui à ce moment était barré par une multitudes de racines, elles aussi lisses d'aspect. De la fumée semblait s'échappait de l'antre, à moins qu'elle ne soit aspirée par cette dernière. En effet, lorsque Viledus s'approcha pour mieux examiner ce phénomène, il fut surprit de constater qu'il était incapable de privilégier l'une de ses deux théories. Ce passage à la nature douteuse constituait sa principale source d'interrogation désormais. Il commençait à deviner les contours de l'épreuve que son compagnon ne manquerait pas de lui soumettre. S'il voulait passer et continuer son exploration spirituelle, il devrait trouver le moyen de franchir cet obstacle inédit.


"Cet endroit sacré sert aux initiations liminaires. Ici, tu es à peine un novice. Il serait plus exact de dire que tu nous es totalement étranger. Pourtant, tu te trouves au cœur même du mystère. Tu pourrais accéder à la seule vérité, et à l'enseignement véritable...mais, au préalable, il te faut renoncer à tout. En premier lieu, à tous tes titres artificiels. Oublies tout, dissipes tout, tues tout. En te faisant cette violence, tu prouveras ta valeur. "

Comprends bien ce que tu es. Ni acolyte, ni apprenti, ni adepte, tu es...un prétendant. Un aspirant, rien de plus. Pour que ta formation débute, tu dois t'en rendre compte, le reconnaître et l'assumer. Sincèrement, et de bonne volonté. N'essaies pas de ruser, de tricher d'une quelconque manière, aucun artifice ne fonctionne ici. La pensée même d'y recourir te disqualifie une bonne fois pour toutes. Purifies-toi...prends conscience de ton insignifiance actuelle, et alors le travail commencera.

La Force se nimba d'une aura particulière, comme si elle même attendait la réponse de Viledus, qui pour une fois resta sans voix. Lui, renoncer à cette vanité qui plus que toute autre chose le définissait? En était-il seulement capable? Lui, Darth Viledus, Seigneur de la Sith, qui avait parcouru et triomphé de cette route sinueuse et traitresse vers l'obscurité, qui s'était extirpé de l'ombre néfaste de son mentor, qui était parvenu à endosser un rôle unique et indispensable pour son Ordre, lui n'était qu'un prétendant? Un sentiment de colère commença à naître en lui, se dirigeant cette fois vers ce gardien vaniteux. Pourquoi ne pas l'effacer de l'équation et continuer seul?

C'est à ce moment là qu'il comprit. La Force dépassait tout les concepts auquel il pouvait croire. La Force en elle même restait une inconnue à ses yeux, une énigme dont il voulait percer le mystère plus que toute chose. Pouvait-il laisser sa vanité le priver de cette opportunité? Il était un Sith, aussi pouvait-il, devait-il, se délester des faiblesses l'éloignant du savoir véritable. Au fond, peut importait sa fierté devant un tel mystère. L'entité avait raison, tout son savoir ne représentaient rien ici, son être profond lui même semblait être insignifiant devant la Force et sa volonté, si tant est qu'elle en fut pourvue. Admettre cette vérité était aussi plaisant que de plonger dans un bain en fusion pour Viledus cependant. Peut importait cependant, il s'estimait assez pour admettre que devant de tels êtres, son savoir et ses secrets ne représentaient rien.

Encore fallait le démontrer, ce qui semblait encore plus difficile à faire que de l'admettre intellectuellement. Il devait « tuer » ses propres préjugés et savait comment mettre en valeur ce cheminement de pensée. Lentement, non sans une certaine répulsion, Viledus s'agenouilla.

-Si vous m'en jugez digne, enseignez moi votre savoir. Je suis Viledus et je recherche la connaissance dont vous êtes dépositaire.

Le spectre d'Uniendis sembla flirter aux abords de sa conscience, à moins qu'il ne s'agisse présentement d'une sensation de déjà vu. Il était prêt à tout pour s'élever et approfondir son lien avec la Force. C'était après son but ultime, la raison qui donné de la valeur à sa vie et justifiait l'ampleur des sacrifices auxquels il avait déjà consenti pour progresser dans la voie obscure. Il ne comptait pas reculer, pas alors qu'il sentait que son objectif était proche. Son dernier geste possédait une symbolique forte, à même peut être de prouver la véracité de ses mots. Pour une fois, il ne mentait ni ne conspirait. Il était simplement un étudiant dans l'expectative, aussi proche d'acquérir ce qu'il recherchait qu'il en était éloigné. Restait maintenant à voir comment sa réponse serait perçu.
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