Star Wars - L'Aube du Crépuscule

Saison 6 - Dissimulation / Jeu de rôle et espace détente sur forum sur le thème Star Wars
 
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 A l'Ombre [ Ouvert ]

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Darth Anachor
Seigneur Sith
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Titre : L'Ermite
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Date d'inscription : 07/03/2015

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Allégeance: Nouvel Ordre Sith de Krayt
Rang: Mystique Sith
Niveau de combattant: 4

MessageSujet: A l'Ombre [ Ouvert ]    Mer 11 Mar - 4:59





"Sois plein d'amour, et je t'apprendrais la haine. Sois plein de respect, et je t'enseignerai le mépris. Sois plein d'attention, et tu connaîtras l'indifférence. La désillusion est la règle du parcours de tous, mais plus encore pour ce qui concerne quiconque est sensible à la Force. Elle devient alors une saine balise, un rappel à la raison. La douce sentimentalité, le culte de la bonne intention, bref, la hideuse mièvrerie qui ont cours chez les Jedi, n'ont pas lieu d'être chez nous ; elle n'ont pas leur place, grâce en soit rendue à la Force. Ceux qui sont emplis de bonnes dispositions pour leur prochain font tous l'identique expérience amère : l'absence totale de réciprocité. Cela n'a rien à voir avec une quelconque question d'espèce, de sexe, de race, ou de ce qu'on voudra de cet acabit : c'est un principe qui gouverne les relations entre les êtres doués d'intelligence. Sans doute dira-t-on que c'est malheureux...

Pourtant, et quoi qu'il en soit, de ce constat découle un fait : il permet, à terme, d'avoir les yeux en face des trous, et de clarifier l'esprit. Aussi, pourquoi ne pas entamer ce travail immédiatement si l'on est confronté très jeune à cette réalité ? Qu'on ne se leurre pas, ceci n'est pas une confession, et je ne suis pas concerné par ce que je décris : ma personne n'a ici aucune importance. Seule compte la vérité. La Force veut nous guider jusqu'à elle en nous offrant la possibilité d'une intelligence droite et lucide. Encore faut-il la saisir...or, cette capacité qui nous est échue de comprendre froidement le réel, et d'en tirer une règle de conduite conforme aux règles de l'intelligence, est presque systématiquement reniée, rejetée, honnie, au profit du culte de l'émotion, ou de son corollaire inverse : la répression sans queue ni tête de ces dernières. Réaction stupide que celle des Jedi, mais cette sottise nous concerne tous. Nul ne peut dire qu'il en a été totalement épargné le long de son existence, ou qu'il n'aura pas à s'en soucier à l'avenir...la bêtise est un risque pour tous, une tentation, même, oserais-je dire."


Soupirant un coup, le Seigneur Anachor fit une pause. Ce travail émulant n'en était pas moins fastidieux. Compiler son savoir par écrit était une chose, mais il n'avait simplement pas dans sa nature la réserve de patience indispensable à la confection de ses holocrons. Il détestait ce genre d'exercices, mais Darth Akestès l'avait toujours enjoint de pratiquer cette confection. Il préférait de bons vieux datapads, mais cet objets triangulaires étaient plus sûrs, il le savait. Il se prêtait donc, bon gré mal gré, à ce travail. Après tout, il avait du vécu. 240 ans, se dit-il avec un sourire narquois. Il en aurait des choses à raconter, à dire. Peut-être était-il temps de se mettre à son autobiographie, rajouta-t-il en ricanant tout seul. Un bruit de pas dans le couloir attira son attention.

Relevant la tête, entendant les pas stopper puis reprendre, il se releva en maugréant, puis alla jeter un coup d'oeil dans l’entrebâillement de l'antique porte du duracier. Ce n'était pas du au hasard : c'était la partie la plus vieille du bâtiment, d'aucuns la faisaient remonter au tout Premier Empire ; le mécanisme d'ouverture automatique ne fonctionnait plus, et on en avait cure ici. Au contraire, tous les Sith aimaient se plonger dans une atmosphère primitive et ancienne, et le Seigneur Anachor ne faisait pas exception à la règle. Il le vit enfin, et, déçu, retourna s'asseoir à son atelier. Un apprenti qui allait s'exercer à dompter des Tuk'Ata, rien de plus banal. Refoulant une envie de cracher par terre de mépris, autant par dégoût pour ce genre de geste que par révérence pour l'endroit où il se trouvait.

Il allait se remettre à l'ouvrage, et continuer la récitation du texte qu'il avait préalablement écrit, lorsqu'il se rendit compte que l'holocron ne fonctionnait plus. Intrigué, il l'inspecta sous toutes les coutures. Rien à faire. Il n'était pas très avisé des subtilités techniques de ce type d'objets : il manipulait à la perfection les modernes, savait tous les ouvrir et les utiliser, mais les fabriquer...se disant qu'il devrait en parler à Rhan Try, avec un second soupir de dépit, il reposa l'objet sur la table, et décida de quitter la pièce. Refusant d'utiliser les accès à aéroglisseur qui permettaient de parcourir rapidement l'Académie, il préféra s'offrir un peu d'exercice, tout en espérant que le contenu de ses enregistrements ne serait pas perdu.

Décidé à profiter un peu de l'air pur et frais du matin, et à se faire plaisir au contact du vent sec et froid de Ziost, qui rappelait à bien des égards Korriban par son climat, bien que son relief fut bien moins tourmenté, et que ce dernier monde était incontestablement plus primitif, il finit par parvenir au bout d'une demi-heure au sommet de l'une des tours du bâtiment. La vieille ville de la capitale s'étendait sous ses yeux, séparées par des remparts des nouvelles constructions, plus hautes, plus étendues, et plus lisses, qui recouvraient pour leur part tout son champ de vision. Tout en appréciant la grandeur de la cité, il ferma les yeux, et laissa un temps la brise froide lui caresser les tempes, et rafraîchir son visage. Détendu, se laissant un brin aller, il récita à mi-voix quelques passages parmi les derniers qu'il avait enregistrés tantôt :

-L'attachement est une faiblesse. La compassion, une facilité. Elle n'est pas interdite, mais son excès tue. Ce que l'on a coutume d'appeler : l'humanité, au sens du comportement à l'égard des autres, n'a pas d'intérêt, et résulte d'une stratégie d'auto-glorification et de justification. On est toujours humain, c'est l'autre qui ne l'est pas. Tout cela n'est jamais qu'une façon de se faire valoir.

Il fut interrompu dans sa rêveuse récitation par l'irruption, non loin, d'une présence particulière dans la Force, qu'il ne reconnut pas tout de suite. En s'approchant, elle devint plus facile à distinguer, et, ravi de recevoir un peu de compagnie, il se prépara à la rencontre. Le dos tourné au couloir qui donnait sur la plate-forme, il attendit qu'elle arrive à quelques mètres, pour lâcher, les coudes posés sur la muraille :

-Vous avez raison de venir prendre l'air, c'est une belle journée qui s'annonce. Comment vous portez-vous ?

Une fois qu'il eut reçu la réponse à sa première question, il marqua une pause, puis ajouta, pensif :

-En tout cas, la Force fait bien les choses, car je pensais à vous juste avant que vous n'arriviez. J'avais, en effet, quelque chose à vous dire, si vous avez le temps - or, à priori, si vous êtes là, la réponse est oui, à moins que vous ne m'ayez cherché spécifiquement pour m'annoncer quelque nouvelle.

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