Star Wars - L'Aube du Crépuscule

Saison 6 - Dissimulation / Jeu de rôle et espace détente sur forum sur le thème Star Wars
 
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 La Force me libèrera...

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Darth Anachor
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MessageSujet: La Force me libèrera...   Mar 10 Mar - 12:25




Il errait doucement à travers les méandres de la grotte labyrinthique. La jungle de minerais, foisonnant de cristaux précieux, scintillait agréablement, éclairant de ses feux multicolores les parois rocheuses, la glace et lui-même. La précaution qu'il mettait dans son avancée n'était le fait que de l'admiration qu'il avait pour ce spectacle, qui, pour lui, était le fait de la Force, encore plus que dans la nature proprement dit ; évidence pour qui pensait que l'une était à l'origine de l'autre...mais ces conceptions n'étaient pas entièrement partagées par le Seigneur Sith. Encore qu'il avait presque oublié qui il était dans sa pérégrination...il se sentait gagné par une paix qu'il n'avait pas ressentie depuis fort longtemps. Si longtemps...ses souvenirs s'estompaient avec le temps, s'éteignaient, gagnés par le brouillard et les préoccupations quotidiennes qui faisaient sa vie, désormais.

Mais ici...nul souci. Parfaitement détendu, la sérénité gagnée grâce à sa profonde méditation, le rapprochait presque de la stase. Attentif à ne pas se laisser gagner par cette dernière, à n'y pas "glisser" involontairement, il parvenait cependant, grâce à l'exercice régulier de cette technique, à continuer d'évoluer avec la dimension dans laquelle il se trouvait, et à interagir avec elle. Cette méthode lui permettait de se connecter d'une façon vraiment vive et profonde avec le complexe réseau d'entrelacs sinueux qu'était la Force ; du moins, ce qu'il en percevait. Il savait parfaitement, en effet, que l'idée qu'il s'en faisait ne pouvait pas coller un instant avec la réalité qu'il souhaitait appréhender. Il pouvait donc évoluer à loisir, et non sans un grand plaisir presque enfantin, dans cet endroit, projection issue de la profonde communion de son esprit avec la Force, pour le dire maladroitement. Il ne s'en priva pas : il se voyait parmi les nombreuses cavernes, pleines d'inestimables trésors, que contenait Ilum...il pouvait en sentir la froide bise lui mordre les os.

Les moments d'évasion étaient rares pour lui. Son activité gagnait en intensité chaque jour. Les préparatifs de l'enterrement du Seigneur Akestès, décédé la veille...mais il ne voulait pas y penser. Tout en se reprochant intérieurement sa légèreté, son irresponsabilité, même, sans raison précise, mais juste pour le plaisir de l'auto-critique, il s'adossa contre la paroi gelée. Il sentit le doux contact de la roche verglacée, légèrement fendillée par le froid. Puis, nourrissant depuis un moment le souhait de s'étendre par terre, sur la surface lisse d'une petite source, il finit par se décider à s'étaler voluptueusement. Le plaisir intense qu'il y prit l'empêcha un temps d'entendre une voix brisée appeler à l'aide...puis, s'en rendant compte, il se releva avec précaution, regarda autour de lui, oubliant qu'il s'agissait juste d'un état d'immersion spirituelle et d'introspection...puis, il put discerner d'où provenait cette voix familière.



Alors, il courut, et en quelques minutes, à mesure que les boyaux de la caverne se resserraient, et défilaient devant ses yeux, il trouva la personne qui appelait au secours. Un Togruta. Il le reconnut aussitôt. L'ancien Maître Jedi dont il avait suivi l'instruction voilà une éternité...combien de temps, au fait ? Cela lui échappait complètement. Ce semblait être une autre existence, et l'être en question émerger d'une mémoire étrangère à la sienne. Était-ce vraiment possible qu'il ait connu un temps cet honorable Jedi ? L'ironie de la situation le faisait sourire, tandis que Own Sanghor, empalé par une stalactite, baignant dans une mare pourpre, tendait désespérément la main vers lui, l'appelant, le hélant...puis poussant un cri qui lui vrilla les tympans.

Il se réveilla, trempé de sueur. Assis en tailleurs dans une des nombreuses salles d'entraînement de l'Académie de Ziost, il n'avait pas senti arriver les deux novices qui s'entraînaient férocement au vibrolame, poussant des cris rageurs. Un rien mécontent, à la fois d'avoir du sortir si brutalement de sa méditation, ce qui était extrêmement dangereux, même pour un Seigneur Sith, et par la fougue imbécile, irréfléchie et sans méthode des deux jeunes hommes, il se releva, s'épousseta, puis, réajustant les pans de sa bure noire, il s'avança lentement pour se planter juste devant eux, bras croisés. Ils ne le virent pas tout de suite, se battant toujours, concentrés uniquement l'un sur l'autre. Puis, un coup trop puissant et imprécis de celui qui se tenait à sa droite heurta le nez de son collègue, qui poussa un cri sec et rauque. Tentant de retenir le sang qui coulait à flot de sa blessure, il hurla des imprécations, avant de s'aviser de la présence du seigneur Anachor. Surpris et paniqués, les novices s'inclinèrent et dirent ensemble :

-Votre Excellence.


Il ne dit rien. Tapotant ses biceps du bout des doigts, les bras toujours croisés, impassible, il finit par laisser passer volontairement une grimace de mécontentement. Hochant la tête, feignant le dépit et l'insatisfaction, il décida de s'amuser un peu aux dépends des apprentis Sith.

-Voilà qui était assez piteux, messieurs. Heureusement que les lames sont émoussées, sans quoi vous auriez un nez de Kaminoan.
-Mon Seigneur...
-Seigneur Anachor,
parvint à émettre de façon intelligible l'intéressé, c'est de ma faute. Je...je ne me gardais pas assez bien. Ravi, l'Anzat le considéra de bas en haut et fit mine de cracher par terre, par mépris autant que par dégoût. Du moins étaient-ce les sentiments qu'il jouait, car, dans le fond, il n'en avait cure. Veuillez ne pas dire des évidences en ma présence, à moins que vous ne teniez à passer à tout prix pour un imbécile, autrement dit, pour quelqu'un qui n'a pas sa place ici. Bien sûr que c'est de votre faute. Un entraînement doit reproduire à la perfection le réel, sinon de quelle utilité est-il ?
-D'aucune, mon Seigneur.
-Précisément. Et vous, vous ne valez pas mieux. Vous frappez comme un gamorréen défoncé aux bâtons de la mort : trop de force, et c'est à peine si vous visez. Vous êtes un padawan, apprenti ?

-Non, Excellence.
-Bien. Veuillez vous exercer contre les mannequins d'une façon qui soit digne de la Sith et qui respecte la dignité de ces lieux. Quant à vous,
ajouta-t-il en se retournant vers le blessé, à l'infirmerie, immédiatement, et sitôt que vous ne saignez plus, revenez ici. De plus, dit-il après avoir fait exprès de laisser un temps suffisamment long pour que le pauvre apprenti ait commencé à filer, stoppant net sa course, et rajoutant à son stress, je ne veux plus jamais vous entendre prendre sur vous une partie de la faute d'un autre. Nous sommes des Sith, ne l'oubliez pas. Allez, ouste !

Profondément ravi, exultant même, pas mécontent de son petit tour, il alla s'adosser contre un des murs de la salle, observant attentivement l'apprenti qui était resté s'exercer du mieux qu'il le pouvait à contrôler sa force, et à doser soigneusement la puissance qu'il mettait dans chaque passe. S'apprêtant à commenter intérieurement le niveau moins que passable des apprentis qu'il avait l'habitude de croiser dans les murs de l'Académie, et à se complaire dans l'inquiétude que pouvait lui inspirer la nouvelle génération, indigne, selon lui, des tâches immenses qui s'imposaient à l'Ordre, il fut interrompu par l'apparition d'une nouvelle personne dans la pièce, bien plus estimable. La saluant d'un signe de tête, il ajouta :

-Tiens, vous voilà ! Ravi de vous croiser ici.


Il n'en pensait pas un mot, mais faire preuve d'une politesse un rien exagérée envers ses pairs l'amusait follement. Il trouvait très distrayant d'imiter les manières de son acolyte Eloys Zehk, l'archiviste maniéré du bâtiment, qui dissimulait ainsi les activités occultes qu'il menait avec une efficacité redoutable au profit de l'Anzat.

-Venez-vous vous entraîner, ou simplement observer ? Ce jeune homme plein de fougue a cassé le nez d'un camarade, voyez-vous. Je lui ai intimé de se défouler contre ces mannequins innocents. Impétueux, mais prometteur, qu'en pensez-vous ?

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MessageSujet: Re: La Force me libèrera...   Mer 11 Mar - 12:41


Plongé dans ses pensées, le Seigneur Reylos déambulait dans les couloirs de l’académie Sith de Ziost. Il venait de rentrer d’une traque ordonnée par Darth Trazyn, l’actuel Seigneur Noir de l’Ordre. L’un de leurs pions avait tenté de se rebeller contre eux, et de vendre certaines informations au plus offrant. Mais malgré toutes ses précautions, il lui avait été impossible d’échapper à la fureur de son ancien employeur. Le zabrak lui avait transmis les salutations de son maitre avant de lui ôter la vie. Se cacher sur un monde appartenant aux Hutt ne lui avait été d’aucune utilité. La Main Noire avait grandi dans un monde similaire, il savait comment fonctionnaient les habitants de ces planètes. Puis il avait débuté sa véritable destinée.
Si retrouver sa cible avait été facile, le reste l’avait été un peu moins. Les datapads contenant les informations, eux, s’avérèrent bien mieux cachés. Par chance, un peu de persuasion, d’intimidation et de recherches lui avaient permis de les retrouver, puis de les détruire. Revenu de sa mission, il avait fait son rapport au Seigneur Trazyn. Ce dernier l’avait félicité de sa réussite, puis l’avait congédié, l’enjoignant de vaquer à ses occupations, de rechercher parmi les autres Sith si le défunt avait des alliés. Chose peu probable, car aucun Sith n’avait intérêt à ce que l’Alliance ou l’Empire puissent acquérir les coordonnées de leurs mondes, ni que leur retour était inéluctable.
Si la plupart se détournaient de lui quand ils le voyaient arriver, certains l’arrêtaient pour le saluer, ou pour lui transmettre certaines informations. Sous la capuche de sa bure, le zabrak les écoutait, notant mentalement ce qu’il savait vrai et ce qu’il savait faux. Cette tâche fastidieuse l’ennuyait. Il préférait traquer les traitres, les Jedi et autres éléments gênants et les combattre, plutôt que de mener une enquête qui était possiblement inutile. Il était certain que vendre la position de l’Ordre était trop risqué, pour n’importe quel Sith. En revanche, comploter contre Trazyn pour prendre sa place… Continuant son chemin, il arriva dans une salle d’entrainement occupée par de jeunes apprentis, des acolytes sans doute. Sous la supervision du Seigneur Anachor, ils semblaient s’essayer au combat à la vibrolame. Darth Reylos s’arrêta aux environs de l’entrée et observa les futurs Sith. Du moins, certains survivraient à cette formation. Tous n’y parviendraient pas, beaucoup d’appelés et peu d’élus, comme le disait Darth Rakdos. Avec un sourire intérieur, le zabrak se remémora sa propre formation.
Il fut tiré de ses pensées par la voix de l’anzat.


-Tiens, vous voilà ! Ravi de vous croiser ici.

Avait-il réellement besoin de passer par cette hypocrisie ? Lui-même n’était pas ravi de croiser son interlocuteur. Il avait toujours eu une légère aversion pour sa race. Non pas qu’il faisait montre d’une certaine xénophobie – il réservait cela aux ennemis des Sith-, mais presque toute la galaxie était dans le même cas. Cela dit, il restait un confrère de l’Ordre, et il le respectait pour ses prouesses. Du moins il reconnaissait ses talents. Il choisit de répondre à Anachor par un hochement de tête, toujours à moitié dissimulé par sa capuche. Ce genre de flatterie était sans effet sur lui.


-Venez-vous vous entraîner, ou simplement observer ? Ce jeune homme plein de fougue a cassé le nez d'un camarade, voyez-vous. Je lui ai intimé de se défouler contre ces mannequins innocents. Impétueux, mais prometteur, qu'en pensez-vous ?

Sans émotion apparente, le zabrak se demandait où voulait en venir le Sith en face de lui. La formation des acolytes avait-elle changé à ce point ? Ou était-ce simplement la façon qu’Anachor avait de s’en occuper ? De sa voix rocailleuse, il répondit :

- Quand j’avais son âge, le Seigneur Rakdos nous laissait dans la nature sans armes et sans vivres. Seuls les plus forts et les plus adaptés survivaient. Un nez cassé était le cadet de nos soucis. Dame Mortis m’a enseigné que le Côté Obscur est question de survie, de la puissance de l’individu. La moindre faiblesse peut mener à la mort. Tous ne survivront pas, mais les autres en sortiront grandis. Aptes à devenir la prochaine génération de Sith. Son camarade n’était tout simplement pas prêt. Mais il cherchera vengeance, quitte à l’obtenir par des moyens veules. Petit, les ennemis que tu te fais reviendront si tu les épargnes. C’est pourquoi que je ne laisse pas mes ennemis vivre, c’est aussi simple que cela. La prochaine fois, ne te contente pas de lui casser le nez.

Au même âge, Reylos tuait ses camarades de formations pour espérer terminer l’épreuve de survie imposée par le mirialan. Et s’il était encore là aujourd’hui, c’était parce qu’il avait su se dépasser, mettre en pratique ce que ses deux maitres lui avaient appris. Marquant une courte pause, il finit par se tourner en direction de l’anzat.

Mais je ne suis pas venu pour parler de la formation de vos apprentis, Seigneur Anachor. Je dois vous parler de certaines rumeurs, liées à l’un de nos agents. Seul à seul.

Cette demande ne permettait aucun doute. Les acolytes devaient partir. Le zabrak resta impassible, nul mouvement ou nulle expression ne venant le troubler.
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Darth Anachor
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MessageSujet: Re: La Force me libèrera...   Mer 11 Mar - 16:02

Comme à l'accoutumée, et tel qu'il l'avait toujours connu, le Zabrak taciturne ne répondit que de façon froide et sèche à sa courtoisie surjouée. Il semblait y avoir, sinon présence, du moins le fort risque d'une irrémédiable incompatibilité de caractère entre les deux Sith. L'Anzat le savait, et n'était pas sot au point de n'en avoir cure ; il savait avoir affaire à quelqu'un de particulièrement dangereux, en la personne de la Main Noire de Darth Trazyn en personne, rien moins que cela. Il avait résolu depuis longtemps de ne pas intriguer avec ce puissant séide, et de se retrancher sur ce qu'il préférait : les conversations sérieuses. Ceci dit, il était rare que les deux Seigneurs s'entretiennent en tête à tête : le plus souvent, ils se voyaient au cours de telle ou telle cérémonie, et ne s'adressaient que quelques mots.

A vrai dire, il ne l'avait jamais vu aussi bavard. Quelque chose clochait. Il n'était pas habituel que le ton soit aussi grave d'emblée entre eux, et les deux apprentis supervisés par Anachor le comprirent. Sans demander leur reste, ils s'éclipsèrent en silence, tandis que les deux Sith, restés seuls, se toisaient. S'adossant alors contre la paroi, toujours les bras croisés, il observa l'individu, et se dit une fois de plus qu'il s'agissait réellement d'un adversaire de taille...pourvu que l'on eut décidé de devenir le sien, ce qui était, il le savait, une grossière erreur.

Il fallait savoir que Darth Reylos n'était pas souvent vu à l'Académie. Ses missions l'accaparaient trop, et il les enchaînait l'une après l'autre, si bien que même la planète entière n'avait que rarement l'opportunité de recevoir sa visite. Peu intéressé par les intrigues et les questions techniques qui agitaient le Conseil Noir, il était tout entier dévoué au service, au sens religieux du terme. L'Anzat appréciait fort cette disposition d'esprit, quoiqu'il ne pouvait s'empêcher de se dire que cet individu devait forcément être le jouet d'autres personnes plus portées aux affaires de boudoir, et autres intrigues. Il s'en désolait, mais n'avait pas le pouvoir d'y changer quoi que ce fut....pour l'instant. Se remémorant avec un sourire les propos que la Main Noire venait juste de tenir aux novices en guise de remontrance, brutaux et secs, mais efficaces, il se passa le pouce sur la lèvre en signe de réflexion, puis dit :

-C'était une erreur que d'avoir parlé d'agent et de racontars. Ces deux là ont des oreilles et une mémoire. Le savoir se mérite, et en l'occurrence, ils ne l'ont pas gagné par eux-mêmes, mais peu importe.


Il fit un vague geste de la main comme pour signifier qu'il était conscient d'avoir accordé une importance exagérée à ce détail. Rigoureux à sa manière, il l'était de façon moins franche, plus cachée que Darth Reylos. Il accordait avant tout son intransigeance moins quant au caractère qu'à l'intelligence et à la débrouillardise. C'était moins la force et le manque de pitié que la ruse, et la capacité à vaincre autrui par l'esprit sans même qu'il ne s'en rende compte, ou ne puisse en soupçonner la possibilité, qui faisaient la force des Sith. Il considérait même que l'Ordre n'avait jamais adopté une disposition d'esprit aussi proche de lui permettre la victoire qu'au temps présent : elle permettait le nombre et la discipline. Le reste, les moyens matériels en l’occurrence, viendraient en temps et en heure. La patience était de mise...

-Donc, je vous écoute. Que se passe-t-il ?


Son expression aimable et courtoise, son air de diplomate et d'intrigant, disparurent sur le coup. En présence d'une tierce personne, il serait resté d'une impassibilité de marbre, parfaitement neutre, impeccablement maître de lui-même. Mais ils étaient entre eux, et il pouvait se permettre de s'engager plus avant dans l'intrigue, et de se montrer plus démonstratif, quoique dans l'ensemble, il ne l'était pas particulièrement. S'avançant lentement, il se planta devant le Zabrak ; nullement par hostilité, mais pour favoriser la confidence.

-La situation de l'Ordre est déjà assez délicate. Mais ce genre de choses sont imprévisibles, et ne manquent jamais de survenir, même au sein de l'organisation la mieux huilée, et aidée par la Force.


Il fit une pause. Il ne voulait pas aborder le sujet de peur de passer pour un faible, mais il s'y résigna. L'enquête concernant la tentative de meurtre dont il avait fait l'objet la semaine précédente était bien entendu menée dans les conditions les plus opaques : même lui n'avait que de faibles retours. Or, si quelqu'un pouvait être avisé de la situation et de son évolution la plus récente, c'était bien le Seigneur Reylos. Aussi, il se décida :

-Je dois dire que les menaces semblent s'accumuler sur nous ces derniers temps. Il y a comme une puanteur d'un style nouveau dans l'air, et cela ne me dit rien qui vaille. Avez-vous du nouveau concernant l'embuscade ?


Il attendit que la Main Noire lui ait expliqué les derniers points les plus importants concernant la traque des assassins, puis il rajouta :

-Ces gens-là étaient de toute évidence en possession d'un matériel extrêmement rare dans le Secteur. Des jetpacks de classe Z-30, si je ne m'abuse, ce qui n'est pas donné. Ils ne sont évidemment pas à leur coup d'essai, et n'ont pas pu quitter la planète, du fait des nouvelles mesures de sécurité qui ont été prises. Ils sont donc toujours dans les parages, et si ils n'ont pas encore été retrouvés, cela veut probablement dire qu'ils sont protégés...la question est : qui est derrière tout ça ?


Le visage ridé par la perplexité, il se renfrogna un temps, replongeant dans ses pensées. Puis, il replanta à nouveau son regard clair dans les prunelles fauves du Sith. Il n'avait pas peur, et pensait pouvoir venir à bout des importuns si ils réitéraient leurs tentatives. Mais il détestait qu'une situation lui échappe. Il dit :

-La femme qui m'a attaqué la première a prétendu me connaître ; or sa voix ne me dit absolument rien, et je ne me souviens pas de qui j'aurais bien pu offenser dans les années récentes. Soit ça remonte à plus loin...ce qui me paraît délicat à envisager, soit c'est une façon de me troubler. Ou alors, c'est une envoyée de l'espace Hutt, qui serait entré en connaissance de ma personne via un de mes contacts...j'en ai perdu un récemment sur Toydaria. Peut-être est-ce une piste...mais revenons à votre propre agent : que puis-je faire concrètement ?

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MessageSujet: Re: La Force me libèrera...   Ven 13 Mar - 0:18

Sans un mot, la Main Noire observa d’un air neutre les apprentis de l’anzat quitter la salle. Maintenant qu’ils étaient seuls, il allait pouvoir aller droit au but de sa visite. Mais il devait d’abord répondre à ce que lui disait son interlocuteur. Ce dernier pouvait se targuer d’avoir affaire à un Reylos plus loquace qu’à l’accoutumée. Il était très rare qu’il prenne la parole aussi longtemps, lui qui d’habitude s’exprimait plutôt par le combat. Certes, il savait manier les mots, quand il devait soutirer des informations sans éveiller de soupçons, mais la plupart du temps, il se servait de sa capacité à intimider autrui.

- C'était une erreur que d'avoir parlé d'agent et de racontars. Ces deux-là ont des oreilles et une mémoire. Le savoir se mérite, et en l'occurrence, ils ne l'ont pas gagné par eux-mêmes, mais peu importe.
- N’en prenez pas ombrage. Le peu qu’ils viennent d’apprendre leur donnera envie d’être méritants, pour en savoir plus.

Du moins, c’était son point de vue, mais il ne souhaitait pas le développer plus que ça avec l’anzat. Un jour, peut-être retranscrira-t-il ses pensées dans un holocron. Le plus important pour l’heure était le but de sa visite. Si son ton pouvait paraitre sec et arrogant, il n’en était rien. C’était simplement sa façon de s’exprimer, directe et sans fioritures. Il avait d’ailleurs déjà perdu assez de temps, il lui fallait agir vite dans le cadre de son enquête. Et enfin, il allait pouvoir exprimer les raisons de sa venue vers Darth Anachor. D’ailleurs, ce dernier semblait enfin laisser tomber son attitude faussement intéressée. Les choses sérieuses pouvaient commencer.

- Donc, je vous écoute. Que se passe-t-il ?
- Vous n’êtes pas sans savoir que l’un de nos agents a tenté de nous trahir, de tirer profit de certaines informations concernant notre Ordre. Le Seigneur Noir m’a envoyé régler cette affaire. Je dois maintenant trouver s’il avait des alliés parmi les nôtres. Si vous avez des informations, je saurais les transmettre à qui de droit.

Cependant, il n’allait pas révéler les noms qu’il avait en tête, et qui pourraient être en sursis le temps qu’il s’assure de leur traitrise. Anachor n’avait pas besoin de tout savoir à ce propos. Quand l’anzat se rapprocha de lui, le zabrak ne bougea pas. Sous sa capuche, il se contenta d’afficher une expression faciale montrant au seigneur Sith qu’il s’était un peu trop approché de lui. Peu importe les raisons de son geste, il était trop près, selon Reylos. La Main Noire n’était pas du genre à accepter cela du premier venu. Même si pour le moment, il ne considérait pas l’autre comme une menace, il n’était pas particulièrement partisan de la promiscuité. S’il avait quelque chose à dire, il pouvait le faire de plus loin. Plus par réflexe que par animosité, sa main se plaça à hauteur de son sabre.

- La situation de l'Ordre est déjà assez délicate. Mais ce genre de choses sont imprévisibles, et ne manquent jamais de survenir, même au sein de l'organisation la mieux huilée, et aidée par la Force.
- Cela a toujours été le cas. Si la Règle du Un fait loi, beaucoup rêveraient d’en prendre le contrôle. Seule notre unité nous permettra d’aller de l’avant. Il m’est dévolu de la protéger, en protégeant le Seigneur Noir.

Du moins… le Seigneur Noir et ce qu’il représentait. Car s’il était la Main Noire de Trazyn, son serviteur le plus fidèle, le zabrak n’était pas tant attaché à la personne qu’à ce qu’elle était. Si le sephi s’avérait incapable de tenir son rôle, il laisserait se faire la passation de pouvoir. L’Ordre avait besoin du Sith le plus apte et le plus représentatif à sa tête. Tout cela, était un secret qu’il gardait pour lui. Il n’avait pas besoin d’en dire plus. Retirant sa capuche, Darth Reylos se dirigea vers le centre de la pièce.

- Je dois dire que les menaces semblent s'accumuler sur nous ces derniers temps. Il y a comme une puanteur d'un style nouveau dans l'air, et cela ne me dit rien qui vaille. Avez-vous du nouveau concernant l'embuscade ?
- Oui, en plus des menaces extérieures, voilà qu’il nous faut en affronter une interne. Cela est fâcheux… Pour ce qui est de votre embuscade, certains éléments laissent supposer qu’il y a un lien avec mon affaire. Des informations concernant vos agresseurs ont été trouvées dans la chambre de l’agent renégat. Je n’ai pas trouvé plus de détails, aussi, j’ignore la nature exacte de ce lien. J’ai appris qu’ils devaient se retrouver sur Nal Hutta dans deux semaines.

Et il disait vrai. S’il avait trouvé un lien entre ces deux problèmes, il n’avait pas plus de détails à fournir. Après tout, on ne pouvait pas être chanceux à tous les coups. Mais en retrouvant les auteurs de l’embuscade, ils pourraient en savoir plus. En quoi un traitre souhaitant revendre des informations sur l’Ordre au plus offrant pouvait-il avoir un lien avec un groupe ayant tenté d’éliminer un Seigneur Sith ? Et surtout, pourquoi Anachor ? Si la cible avait été un membre du Conseil Noir, le zabrak l’aurait compris. Mais rien ne laissait présager que l’anzat avait une importance particulière dans cette affaire. Sauf s’il jouait des cartes qu’il gardait dans sa manche. Non pas qu’il dénigre son confrère Sith, mais mieux valait se tenir prêt. Mais Reylos aurait tout le loisir de s’en occuper plus tard. Il éclaircirait ce point en temps voulu.

- Ces gens-là étaient de toute évidence en possession d'un matériel extrêmement rare dans le Secteur. Des jetpacks de classe Z-30, si je ne m'abuse, ce qui n'est pas donné. Ils ne sont évidemment pas à leur coup d'essai, et n'ont pas pu quitter la planète, du fait des nouvelles mesures de sécurité qui ont été prises. Ils sont donc toujours dans les parages, et si ils n'ont pas encore été retrouvés, cela veut probablement dire qu'ils sont protégés... la question est : qui est derrière tout ça ?
- J’aurai besoin de tout ce que vous savez sur ceux qui vous ont attaqué, même si cela représente peu d’informations. S’ils n’ont pas quitté Ziost, nous les retrouverons. Ils parleront une fois capturés, nous saurons qui est derrière tout ça.

Anachor pouvait faire confiance au zabrak et à ses collaborateurs. Une fois les traitres trouvés, il serait aisé de les faire parler. Ils supplieraient leurs geôliers pour pouvoir le faire. Les plus récalcitrants eux-mêmes se mettraient à table. Ils regretteraient amèrement d’avoir choisi le mauvais camp. Encore fallait-il résoudre cette fâcheuse affaire. Il retournerait faire son rapport au Seigneur Noir lorsqu’il aura suffisamment avancé dans son investigation. Mieux valait ne pas faire perdre son temps à Darth Trazyn…

- La femme qui m'a attaqué la première a prétendu me connaître ; or sa voix ne me dit absolument rien, et je ne me souviens pas de qui j'aurais bien pu offenser dans les années récentes. Soit ça remonte à plus loin...ce qui me paraît délicat à envisager, soit c'est une façon de me troubler. Ou alors, c'est une envoyée de l'espace Hutt, qui serait entré en connaissance de ma personne via un de mes contacts...j'en ai perdu un récemment sur Toydaria. Peut-être est-ce une piste...mais revenons à votre propre agent : que puis-je faire concrètement ?
- Effectivement, cela peut être une piste à exploiter…

Une autre piste… Nal Hutta, Toydaria, ces deux planètes allaient recevoir de la visite de la part de l’Ordre dans les temps à venir. Mais pour l’heure, ils devraient fouiller Ziost pour retrouver les intrus dont Anachor parlait. Mais les Hutts ? Pourquoi viendraient-ils ici ? Ils n’avaient aucun intérêt à se risquer ici. S’ils avaient de gros moyens, ils étaient bien peu de choses face à l’Ordre Sith. Ce même Ordre qui était présent comme une menace fantôme, présent, mais indétectable, indénombrable.
Le zabrak eut l’air pensif quelques secondes. Si les Hutts étaient impliqués, ils en subiraient les conséquences. Mais s’ils agissaient pour un Sith désireux de trahir les siens, leur agonie serait encore plus lente. Eux aussi se presseraient pour divulguer leurs informations. Même si un Sith digne de ce nom aura fait usage d’intermédiaires et de fausses identités pour les mener à s’en prendre à l’anzat, ou à vouloir revendre des informations. De sa voix rocailleuse, la Main Noire reprit la parole.

- Le problème de mon agent a été résolu. De manière définitive. Mais il se pourrait que j’aie besoin de vos informations, comme je l’ai dit précédemment. Tout comme je pourrais avoir besoin de certains de vos hommes, de leurs contacts et leurs informations. Si cela va bien au-delà d’une simple embuscade et d’une simple trahison vénale. En fait, j’aurai besoin que vous les envoyiez sur Toydaria. Ils devront nous alerter à la moindre nouvelle suffisamment importante. Je me chargerai de Nal Hutta, vous pouvez m’accompagner si vous le souhaitez. Si nous retrouvons pas vos assaillants rapidement, il faudra y aller, sans aucun doute.

Et s’ils les retrouvaient, ils iraient sur Nal Hutta tout de même. Il y avait sûrement une piste à explorer là-bas. Quant à envoyer les sbires de Darth Anachor sur Toydaria, cela pouvait attendre un peu, mais le plus tôt serait le mieux. Ne serait-ce que pour établir une corrélation avec la perte de l’agent de l’anzat. Restait à savoir par où Darth Reylos devait commencer sa traque des auteurs de l’embuscade ratée.

- Si vous avez la moindre information sur l’une de ces affaires, tenez-moi au courant. Il va sans dire que vous serez récompensé.

Reylos faisait confiance à son interlocuteur pour ne pas être trop ambitieux sur sa récompense. Car si le Seigneur Noir savait se montrer généreux envers ceux qui agissaient pour le bien de l’Ordre, ceux qui le faisaient d’une manière purement intéressée étaient au mieux des arrivistes, qu’il ne portait pas dans son cœur.

- Auriez-vous un début de piste, un lieu, une personne, pour commencer la traque de vos agresseurs ?

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MessageSujet: Re: La Force me libèrera...   Ven 13 Mar - 2:39

A la dernière question de la Main Noire, il n'eut pas à hésiter un instant. Il savait d'avance quoi répondre, et où chercher. Il fit fi de la distance que son interlocuteur cherchait à maintenir entre eux ; à vrai dire, il s'était rapproché de lui emmené par sa pensée, sans avoir cherché de façon consciente à établir entre eux une trop grande proximité. Bien qu'il comprenait parfaitement que le Zabrak en soit gêné et réagit par la défense, son éloignement le mit cependant en colère. Sa rage était cependant bien d'avantage dirigée contre lui-même que vers son vis-à-vis.

Il avait commis une erreur, et cela arrivait de plus en plus souvent. Ç’avait été comme un réflexe, quelque chose d'irréfléchi lui permettant de mieux exprimer sa pensée, et de plus, de permettre une plus grande discrétion, et qu'on ne les dérange pas ; deux Seigneurs Sith devisant à voix basse aussi proche l'un de l'autre ne pouvaient que tramer quelque chose, ou bien s'entretenir de choses importantes pour la pérennité de l'Ordre. C'était un signal à tout inopportun nouveau venu : ne pas déranger.

Ne pas s'approcher, ne pas écouter. Faire comme si l'on n'avait rien vu, rien entendu, et s'éloigner en vitesse. Ce n'est pas ainsi que l'entendit Darth Reylos, qui persistait à s'exprimer à voix haute, sans prendre garde à une écoute éventuelle. Bien que pour Anachor, il s'agissait là d'un coupable manque de discrétion, il lâcha l'affaire, et laissa le Zabrak faire à sa guise. Après tout, c'était lui qui le sollicitait ; il savait quelle attitude il convenait d'adopter entre les murs de l'Académie pour en parler. Refusant de se laisser parasiter par des considérations secondaires, il répondit du tac au tac à l'interrogation de la Main Noire :

-Nar Shaddaa.

C'était aussi simple que le laissait supposer cette laconique allusion à la Lune des Contrebandiers. La réponse avait été délibérément rendue à la fois énigmatique et parfaitement synthétique. Tout en effet, de son côté, reposait là-bas : ses espoirs, ses craintes, ses questionnements et ses soupçons. Devant l'air perplexe du Zabrak, qui lui fit clairement comprendre qu'il lui fallait en savoir d'avantage, l'Anzat s'expliqua :

-On m'a attaqué à l'aide de blasters à répétition, et pas n'importe lesquels : des armes qui tirent à une telle cadence tout en conservant cette extrême précision ne se trouvent pas dans l'étal du Toydarien d'à côté. Il s'agit sans aucun doute de pistolets de classe DS-30, des armes redoutables et surprenantes pour quiconque n'a pas l'habitude. Ce ne sont pas des calibres standards, et une seule catégorie d'individus se les paie d'habitude : les tueurs financés par la pègre. Même dans la sécurité rapprochée de haut-niveau, c'est très rare : trop cher, tout simplement. Inutile de perdre notre temps, ces objets sont produits sur commande, et de façon artisanale : pas d'usine où enquêter, ni de commerce qui nous permettrait de remonter une piste.

Et encore, je vous parle de tueurs, mais pas non plus n'importe lesquels. Seuls des gouvernements pourraient en effet armer un nombre conséquent d'hommes avec ces blasters ; et comme nous parlons de la Lune des Contrebandiers, vous pouvez évidement remplacer gouvernement par cartels.


Mains croisées dans le dos, regard sur le sol, le front ridé par la réflexion, il se mit à marcher vivement dans la pièce, et, sans s'en rendre compte, l'esprit trop occupé à éliminer les éléments les moins pertinents de sa cogitation, il finit par tourner en rond comme un animal en cage. Ils comprenaient tous deux qu'ils avaient affaire à forte partie, et que même deux Seigneurs Sith devraient se montrer particulièrement prudents : ils marchaient sur des oeufs.

-Je me suis, ou plutôt, puisque apparemment, nous sommes tous deux concernés, nous nous sommes faits de très puissants ennemis. Leur équipement était en effet celui de chasseurs de primes de haute-volée. Hum...j'ai demandé des relevés digitaux concernant l'arme blanche avec laquelle la troisième personne, c'est-à-dire la femme qui m'a parlé, s'en est prise à moi. En revanche, c'est moins satisfaisant : une banale vibro-lame en cortose. Aucun signe distinctif, évidement.

De plus, l'ADN retrouvé sur la garde de l'arme ne nous apprendra rien de spécial, puisque la personne en question n'est nullement recensée dans nos listes de données ; c'eut été trop facile. Nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher notre surveillance un instant sur Ziost, ainsi que sur Dromund Kaas, où j'ai des contacts dont tous les sens et dispositifs sont sur le qui-vive. On s'y active frénétiquement pour fournir toutes les informations requises...mais rien de probant n'est pour l'instant sorti de cette agitation.

Je pense donc que notre enquête nous mènera effectivement auprès des Hutt. Mais nous ne devons pas écarter l'hypothèse qu'il s'agisse précisément d'une feinte, d'une manoeuvre d'intoxication ; en effet, l'on voudrait nous brouiller avec les cartels, et nous attirer l'ire des réseaux les plus élaborés, et les plus influents de la Galaxie que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Nous ne pouvons pas négliger cette possibilité.


Il stoppa net sa marche, et se retourna vers le Seigneur Reylos, une expression résolue dans ses yeux clairs qu'il planta dans les yeux jaunes du Zabrak. Un peu d'activité, de toute évidence, ne lui ferait pas de mal. De plus, il ne pouvait éternellement se reposer sur d'autres personnes pour faire ce travail. Il savait depuis un moment qu'il lui faudrait bien se déplacer, mais l'état de Darth Akestès n'allait pas en s'améliorant, et il craignait que quelque chose n'arrive pendant son absence.

Aussi prit-il la décision de recommander ultérieurement à tous ceux qui travaillaient pour lui dans l'Espace Sith de mobiliser leurs moyens pour se montrer plus alertes et vigilants que jamais. Si ses adversaires plus ou moins déclarés se tenaient prêts à frapper, et n'attendaient plus que son absence pour se faire, il faudrait l'anticiper, et se tenir préparés à riposter aux premiers coups portés. Aussi irait-il seul accompagner la Main Noire ; peut être Rhan Try serait-il néanmoins du voyage, au cas où il aurait besoin de quelqu'un pour garder le vaisseau durant son absence, une fois arrivés sur Nar Shaddaa. Décidé, il dit donc au Seigneur Reylos :

-Bien. Votre enquête vous mène sur Nal Hutta, et moi, sur sa lune. J'enverrai donc le maximum de personnes disponibles sur Toydaria, pour enquêter activement et glaner le plus d'informations possibles. Je partirai avec vous. Il va de soi que je partagerai avec vous tout ce que j'apprends concernant cette affaire, si il se trouve qu'il ne s'agit que de la même intrigue, ou de ces deux affaires, si il devait s'avérer qu'elles sont moins liées que nous le pensons. Le service du Seigneur Noir m'est plus cher que tout le reste.

Ce n'est cependant pas une coïncidence, si nos pistes nous mènent sur le même secteur. Quelque chose se trame là-bas, et nous vise au coeur. Il faut donc agir vite. Nous partons dès que possible, j'imagine ?


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MessageSujet: Re: La Force me libèrera...   Mar 14 Avr - 21:59

Nar Shaada. Voilà qui était intéressant. Mais pas surprenant, étant donné que Nal Hutta se trouvait juste à côté. Cela restait toutefois assez maigre, pour une piste. Quant à leur armement, même si Anachor semblait penser que remonter aux agresseurs via leur fournisseur – ou leurs fournisseurs- était vain, Reylos, lui, saurait où chercher. Originaire de Nal Hutta et étant souvent allé sur Nar Shaada, il ferait jouer ses anciennes relations, si tant est qu’elles étaient encore en vie. Il se rappellerait à leur souvenir après presque trois décennies d’absence, après tout.
Au lieu d’en faire part sur le champ à l’anzat, le zabrak resta silencieux, écoutant son confrère Sith exposer ses informations. Il le laissa finir, puis exprima à son tour ses pensées, toujours poliment et d’un ton neutre.

- Faites-moi remettre cette vibrolame. Si la science vous fait défaut, la Force me montrera ce que l’on cherche. Quant aux blasters, s’ils les ont obtenus sur Nal Hutta ou Nar Shaada, ne vous en faites pas. Je connais bien les lieux, et certains de leurs habitants. Cela pourrait prendre un peu de temps, mais ils pourront nous aider à remonter la trace du fabricant, ou du revendeur. Si les Hutts contrôlent tout ce qui se trame sur ces mondes, nous sauront nous montrer persuasif vis-à-vis des autochtones. Et quand bien même cela ne serait qu’un coup monté pour que nous et les cartels nous embourbions dans un conflit, le courage n’est pas une qualité que tous possèdent. Mais nous y penseront quand nous aurons eu nos informations. Je ne pense pas que les Hutts aient intérêt à nous combattre, cela dit. Notre retour est certes plus ou moins avéré, mais nul ne connait l’état de nos forces, ni notre localisation.

Non, celui qui tirait les ficelles de cette affaire était plutôt un Sith. Le plus difficile serait de retrouver son nom et sa localisation. Au moins, il savait que la vibrolame appartenait à une femme, la Force lui montrerait donc le chemin, et il n’aurait plus qu’à y aller – avec discrétion et attention. Pour l’heure, il garderait un œil sur l’anzat, sans pour autant le surveiller, il voulait être rapidement au courant si une autre attaque lui était destinée.
Si le service du Seigneur Noir était cher à Anachor, il en était de même pour Reylos, et plus encore. Si on voulait ainsi priver Trazyn de certains de ses éléments, il était urgent de s’occuper de l’affaire. Nul n’attaquait l’Ordre sans en payer les conséquences.

- Nous verrons ce que nous trouverons d’exploitable. Je vous ferai part de mes informations, si elles concernent vos assaillants. Nous partirons dès que possible.

Il était évident que le zabrak ne lui dirait pas tout. D’une part, certaines informations n’étaient pas en rapport avec ceux qui l’attaquaient, d’autre part, d’autres informations étaient confidentielles.

- Je vous contacterais pour le départ...

Il salua son interlocuteur et se dirigea vers la sortie de la salle, n'ayant rien de plus à dire.

- Avons-nous vraiment fini ?

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