Star Wars - L'Aube du Crépuscule

Saison 6 - Dissimulation / Jeu de rôle et espace détente sur forum sur le thème Star Wars
 
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 Funérailles d'un Sith [ Ouvert ]

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Darth Anachor
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Titre : L'Ermite
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Allégeance: Nouvel Ordre Sith de Krayt
Rang: Mystique Sith
Niveau de combattant: 4

MessageSujet: Funérailles d'un Sith [ Ouvert ]    Mar 10 Mar - 8:47




A l'intérieur de la gigantesque nef de marbre noir, on était épargnés par les pluies violentes de Dromund Kass, et toute l'assemblée, composée des plus hauts dignitaires du Nouvel Ordre, pouvait, à l'occasion de la cérémonie, s'enivrer des vapeurs d'encens et des sublimes et grandioses litanies mortuaires Sith qui résonnaient dans le vénérable bâtiment. Cette ancienne chapelle avait été agrandie vingt ans auparavant sur ordre du Seigneur Noir, afin d'honorer en d'impressionnantes communions la mémoire des grands serviteurs de l'Ordre.

Darth Akestès était de ceux-là. Le Seigneur Anachor, comme il convenait pour un homme qui avait été à la fois un proche, un conseiller, et un soutien de poids, s'était assis au premier rang, et se recueillait, l'esprit bercé par les chants des officiants. Il ruminait ses soucis, inattentif à la louange d'un homme qu'il avait connu mieux que personne parmi tous les gens réunis en ce lieu ; à l'exception des membres du Conseil Noir et du Seigneur Noir lui-même. Ils s'étaient entretenus brièvement peu avant le début officiel des funérailles ; l'Anzat n'avait alors pas vu le chef incontesté du Nouvel Ordre depuis plusieurs années, mais il avait reconnu d'emblée à quel point ce combattant charismatique méritait son titre. Pour le moment...

Il se murmurait en effet que le mal inconnu qui avait frappé Akestès était contagieux. Nul ne pouvait en découvrir la nature ou l'origine ; des équipes de scientifiques s'échinaient depuis deux mois à comprendre ce mystère, assistés des plus expérimentés Sorciers et Sages de l'Ordre ; mais rien n'y fit. Le Sith qui avait permis à Anachor d'être introduit d'emblée dans les plus hautes sphères du pouvoir avait été emporté après une lutte courageuse, et le vide qu'il laissait appelait bien des candidats, soulevait bien des ambitions, et excitait bien des vanités. Celui que l'on avait surnommé "le premier archéologue du siècle" était avisé de nombreux secrets, aussi bien concernant le domaine temporel que les complexes et nébuleuses voies de la Force.

Certains ne disaient-ils pas sous cape qu'il avait voulu créer un ordre parallèle, ou du moins, s'éloigner considérablement des canons des Sith ? Pourtant, cet aveugle, fidèle à la tradition comme personne de surcroit, voyait plus clair que beaucoup, et savait parfaitement qu'il était stupide de prétendre s'opposer au Seigneur Noir de quelque manière que ce fut, à fortiori sur son territoire. Anachor ne manquait pas d'accabler de son mépris quiconque soutenait un tant soit peu cette idée : Akestès était bien trop sage, avisé et lucide sur lui-même pour avoir pu une seule seconde songer à se lancer dans une telle aventure.

En revanche, le lien qui unissait les deux Seigneurs était bien connu. D'aucuns murmuraient que ce qui avait causé la mort de l'un, poison ou mal plus subtil encore, devait bientôt frapper l'autre ; et de fait, certains malaises et troubles psychosomatiques répétitifs, tels que des palpitations, des vertiges, des démangeaisons dans les membres, assaillaient régulièrement l'Anzat ; seulement, ces manifestations dataient de bien avant le début de la maladie de l'Aveugle, et n'avaient connu aucune évolution depuis les quelques quatre ans qu'elles duraient. Assassinat ? Le vieux Sith était très respecté, étant un des plus fameux instructeurs de l'Académie, en sus de ses fonctions d'explorateur. Qui donc aurait pu vouloir la mort d'un homme qui semblait n'avoir pas l'esprit de parti ? Assez dégagé des intrigues du Conseil, dont il s'informait de temps à autre comme n'importe qui dans l'Espace Sith, il n'avait jamais tenté de se mêler des affaires politiques qui tourmentaient la hiérarchie de l'Ordre.

Et Anachor non plus. Si il s'agissait bien d'un meurtre, pourquoi, qui ? Et cela le concernait-il aussi forcément ? Pour lui, il n'y avait pas de doutes à avoir. La tentative d'assassinat qu'il avait lui-même subi quinze jours auparavant sur Ziost révélait mieux que n'importe quoi d'autre qu'il avait des ennemis, assez puissants pour avoir su déjouer sa vigilance et le prendre par surprise, assez pour ne leur voir échappé que de justesse, et encore était-ce grâce à l'aide opportune d'une patrouille de reconnaissance de l'Académie. Que serait-il advenu de lui sinon ? Quelle aurait été la version officielle des événements ? Etait-il vraiment possible que les deux Seigneurs fussent devenus les cibles de meurtriers agissant sur ordre d'une personne bien placée sur le monde ? Mais qui ?

Nerveux et tendu, l'Anzat ressassait ces questions, écoutant à peine les passages liturgiques traditionnels, méditant à l'ombre de la chapelle aux murs sombres. Il n'en avait cure : tout cela n'était pour lui qu'une mascarade hypocrite...mais dont, point sot, il reconnaissait la nécessité politique. Il ne pouvait cependant ravaler la sensation de dégoût qu'il ressentait à l'audition de l'éloge funèbre finalisant et concluant la cérémonie. Il soupçonnait que parmi l'assistance, se dissimulaient les meurtriers, du moins les commanditaires de ce qui paraissait de toute évidence, à ses yeux, comme un complot touchant ceux qui refusaient de prendre parti dans une quelconque intrigue...comme un exemple, un message envoyé à quiconque se désintéressait des affaires de l'Ordre, souterraines ou officielles. Et comme pour signaler qu'ils étaient avant tout des Sith, et qu'ils devaient se battre pour le pouvoir et la grandeur de leur Confrérie, permettant ainsi à cette dernière de filtrer, d'évacuer les faibles pour avoir à sa tête les plus capables, les plus forts et les plus futés.

Neuf fois résonna le gong, neuf fois retentit le cri traditionnel de la Sith : Ja'ak ! ( Je suis libre ! ) prononcé à l'unisson par l'assemblée. Puis, le grand prêtre conclut par une dernière tirade, brève et sobre, et c'est avec soulagement que la cérémonie se termina, avec pour signal la rumeur des Sith qui murmuraient entre eux tout en se levant. Bruit feutré, cent fois, mille fois répété, de fines draperies retombant sur les dalles, s'agitant dans le vent qui leur parvenait, à travers les interstices pratiquées sur l'extérieur, d'où continuait à leur parvenir le bruit de l'orage qui faiblissait un peu. La porte s'ouvrit lentement, laissant une bourrasque humide envahir l'intérieur de la chapelle. C'était prévu par la tradition, qui y voyait un bon présage communiqué par la Force : lorsqu'à la fin des funérailles, en ouvrant les portes, les flambeaux allumés au début s'éteignaient, soufflés par le vent, c'était synonyme que l'esprit du défunt bénissait l'assemblée, et avait été satisfaite de la cérémonie et des honneurs qui lui avaient été rendus.

Anachor, sonné malgré lui, et encore tout à ses ruminations, ne décida de se lever qu'après un temps. Il ne voulait parler à personne, et prit donc un moment pour feindre le recueillement, tandis qu'il observait attentivement les visages qui défilaient devant lui, pour s'agenouiller une dernière fois devant l'autel en signe de contrition. Il serait le dernier à le faire, attendrait que tout le monde soit sorti. Il n'aimait pas les phénomènes de masse, ni la superstition. Mais il savait que ce geste, le concernant, ne serait pas vain : le lien qui l'unissait au défunt était très fort, analogue de loin en loin avec celui qui existait entre un Maître et son Apprenti...mais cela même lui rappelait des mauvais souvenirs, et il ne voulait pas y penser.

L'édifice se vidait peu à peu : lorsque la dernière silhouette vêtue de noir, qu'il considéra discrètement d'un oeil soupçonneux, se fut acquittée de son ultime hommage, il se leva enfin. S'approchant lentement de l'autel qui contenait le cercueil de Darth Akestès, il posa la main gauche dessus, caressa du bout des doigts le relief soigneusement gravé de la dalle supérieure. Il était recouvert de symboles ésotériques et d'inscriptions en Sith ancien. Les officiants avaient fait du beau travail. Il s'agissait d'un marbre ocre qui provenait de Korriban. Digne de la personne à laquelle il était consacré. S'éloignant sans trahir la moindre émotion, le visage impassible, l'Anzat prit la direction de la sortie, lorsqu'il vit qu'un des derniers Sith présents dans le bâtiment marchait à sa hauteur. Il reconnut cet honorable et respecté membre de l'Ordre, et, forcé par coïncidence d'engager la conversation, il fit durer un temps, puis dit doucement de sa voix bien timbrée, un rien aristocratique :

-Une belle et digne cérémonie, n'est-ce pas ?

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