Star Wars - L'Aube du Crépuscule

Saison 6 - Dissimulation / Jeu de rôle et espace détente sur forum sur le thème Star Wars
 
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 Holocron de Vhym A'Roa

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Darth Anachor
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MessageSujet: Holocron de Vhym A'Roa   Lun 9 Mar - 15:57

Darth Anachor
Sorcier et Mystique Sith



RENSEIGNEMENT GÉNÉRAUX

Ambiance


Nom : A'Roa
Prénom : Vhym
Surnom(s) : L'Ermite, Darth Anachor
Âge : 240 ans
Date de naissance : -50 BBY ( Quinzième jour du premier mois )
Race : Anzat
Sexe : Masculin

Planète d'origine : Mandalore.
Allégeance : Nouvel Ordre Sith, courant de Darth Krayt
Rang : Seigneur Sith

Traits de caractère : Patient - nerveux - malade - haine des Yuuzhan Vong - réfléchi - ambitieux - grande maîtrise de soi - intrigant - comédien - mystique - sournois - poli - féru d'Histoire - admire les mandaloriens - érudit -



Dernière édition par Darth Anachor le Sam 14 Mar - 8:40, édité 7 fois
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Darth Anachor
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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Lun 9 Mar - 16:20

Entourage du Seigneur Anachor




Nom : Zehk
Prénom : Eloys
Âge : 50 ans
Espèce: Humain
Origine : Corellia
Situation : Chargé d'archives à l'Académie de Ziost, agent double de Vhym A'Roa.

Description : Eloys Zehk, par son maniérisme, son raffinement, et sa nervosité, ne fait pas grande impression parmi les redoutables Sith qui grouillent sur l'ancienne capitale de l'Empire. Secret, dissimulateur et casanier, il est rare de le voir émerger des niveaux sous-terrains de l'Académie, qui renferment les précieux documents dont il a la garde. Fils unique d'une famille bourgeoise de Corellia, il était censé devenir un cadre quelconque, ou un universitaire, mais la Force sembla en décider autrement : son oncle, le canard boiteux de la fratrie, comme disait sa propre soeur, la mère d'Eloys, avait tout du typique rentier snobinard des hauts milieux de la planète, héritier chanceux se complaisant dans l'oisiveté. Le fait est cependant que cet homme disposait en réalité d'une sensibilité médiocre à la Force, qui attira cependant l'attention de quelques recruteurs Sith présents dans sa jeunesse sur le monde.

Contacté, sommairement formé, il servit d'agent double aux forces de Krayt, disposant d'une couverture idéale, qui lui permit, par ailleurs, de survivre à la guerre, et de faire disparaître quiconque pouvait à la fois développer certains soupçons, et amasser des preuves, quant à sa vraie nature et à sa fonction. Il ne fut donc jamais inquiété...mais avait gardé contact avec un survivant de la guerre Impérialo-Sith, qui le servit bien. En effet, ayant pu déceler chez son cher neveu certains talents qui ne laissaient aucun doute possible, quoiqu'ils fussent assez discrets pour qu'il n'ait pu s'en rendre compte qu'après un certain temps, et ne pas attirer l'attention de la famille, il décida donc de mûrir sa vengeance personnelle. Il mit donc Eloys en rapport avec son contact dans l'Espace Sith...turbulent, vaniteux, instable et caractériel, le jeune garçon s'attirait en effet fréquemment les foudres de ses parents, au point que le désamour finit par devenir entre eux la règle. Il se proposa donc, officiellement, pour faciliter l'inscription de l'enfant à un pensionnat militaire où il avait ses entrées, afin de redresser son caractère, et de trouver enfin ce que l'on pourrait bien faire de lui.

Dans le secret, c'est directement sur Ziost que l'enfant fut envoyé ; les troubles émotions qui l'habitaient furent facilement exploitées par ses instructeurs pour faire de lui un Sith...mais pas comme les autres. Admirateur de son oncle, Eloys, en effet, avait résolu de l'imiter en tous points, et notamment de le dépasser dans le domaine de la duplicité. Il adopta donc des poses et manières étranges, précieuses et un rien snob, qui lui valurent vite une réputation d'original...édifiant ainsi soigneusement un vernis qui encourageât les autres à le sous-estimer. En effet, dans la réalité, il devint un Sith rugueux, manipulateur, excellent espion, et, surtout, particulièrement implacable. Sa profonde violence et la complexité de sa nature attirèrent le regard d'un expert en la matière : Darth Anachor. Ce dernier ne pouvait en faire son apprenti, puisque Eloys avait déjà un maître, mais il sut en faire un excellent contact. Désormais, il pourrait être informé quasiment en temps réel de toutes les visites des autres Sith dans les archives, de ce qu'ils consultaient, des techniques qu'ils cherchaient à maîtriser en priorité...ce qui arrangeait bien ses plans.



Nom : Try
Prénom : Rhan
Âge : 38 ans
Espèce : Dévaronien
Origine : Nar Shaddaa
Situation : Diplômé d'ingénierie, expert en cybernétique et en informatique, il est l'homme à tout faire attitré de Darth Anachor.

Description : Fils d'un pilote de transporteur et d'une coureuse de speeder, Rhan Try eut la chance de ne pas naître dans une région trop défavorisée de la Lune des Contrebandiers, si tant est que ce soit possible sur cet astre. Sa famille, jusqu'à ses cinq ans, eut assez de moyens pour se permettre un train de vie confortable, mais sans luxe. Mais il faut croire que sur Nar Shaddaa, l'honnêteté ne paie jamais bien longtemps : victime de sa notoriété et des ses fréquentes victoires, sa mère, Elysa Nighter, fut assassinée sur le pas de sa porte, revenant d'éprouvants exercices d'entrainement.

Abattue sous les yeux de son mari, celui-ci n'eut d'autre choix que de multiplier les contrats au noir, et il dut voir son fils, bien malgré lui, prendre la décision de multiplier les petits boulots pour leur permettre de survivre. Rhan était brillant, autant pour les mathématiques que pour la mécanique, et il était promis à un destin bien plus reluisant que de faire les sales besonges des caïds du coin. Quelques années miséreuses passèrent, bien mornes. Contraints de faire au jour le jour, les Try rêvaient néanmoins d'un avenir meilleur. C'est alors qu'il croisèrent le chemin d'un mystérieux individu.

Ce dernier s'échinait en effet à lutter contre certaines mafias de la région, qui retenaient un de ses propres informateurs ; il s'agissait bien entendu de Darth Anachor, en mission pour le Nouvel Ordre. Ce dernier, à sa grande surprise, put compter sur l'aide active des deux dévaroniens, qui l'informèrent efficacement sur l'emplacement de ses ennemis, leur nombre, armement et organisation. Ils ne furent pas d'une maigre utilité dans sa victoire, et il le savait. Il proposa donc un marché : il consentait à faire sortir les Try de ce cloaque, et promit de leur trouver une bonne situation, si ils acceptaient en contrepartie de se mettre à son service.

Ils acceptèrent avec joie, voyant dans le Seigneur Sith un cadeau du ciel. Leur sauveur les attacha donc à sa personne ; Milos, le père de Rhan, était un excellent pilote, et il pilota le vaisseau personnel d'Anachor durant quelques années...avant de finir par se suicider, accablé par la mort de sa femme, dont il ne se remettait pas, tenaillé qu'il était par son souvenir. Cette perte endurcit d'avantage encore le Dévaronien, qui, sous la tutelle de l'Anzat, finit peu après ses études en tant qu'ingénieur. Exploitant sa colère, sa frustration, sa haine et sa souffrance, le Dévaronien adopta une attitude de battant, résolu à triompher de la vie et du malheur. Il s'attira dès lors le respect profond du Sith, qui apprécie depuis ses multiples talents.



Nom : Nan
Prénom : Alyssa
Âge : 34 ans
Espèce : Zabrak
Origine : Ziost
Situation : Agent spécial Sith dépêchée auprès de l'Anzat. Devenue son assassin et espion personnel.

Description : Alyssa Nan est l'enfant d'un couple de soldats impériaux ayant servi sous les ordres de Darth Krayt lors de la Guerre Impérialo-Sith. Reconvertis dans la sécurité privée, les deux Zabrak ne parvinrent cependant pas à se faire oublier longtemps, et, âgés d'à peine 21 ans, ils virent leurs têtes mises à prix dans tout le Nord Galactique. Installés d'abord sur Dantooine, ils durent partir en catastrophe après un premier attentat perpétré contre leur petite ferme, qu'ils avaient construite à partir des ruines d'une ancienne propriété appartenant à une famille appelée les Matale. Fuyant de monde en monde, ils refusèrent longtemps de renouer contact avec les Sith, qui leur avaient causé tous leurs soucis ; mais finalement, ils n'eurent d'autres choix que de pérégriner sans objectif précis pendant douze longues années...avant d'être repérés par d'autres poursuivants.

Leurs anciens maîtres, en effet, cherchaient sans relâche tous ceux qui avaient une dette envers eux, ou les avaient servis un moment. Leur caisses pleines, et leur système de renseignement au point, les Sith, aidés par des chasseurs de primes opérant en éclaireur, finirent par retrouver leur trace sur Ord Mantell. Acculés, se croyant perdus, prêts à défendre chèrement leur peau, les époux Nan eurent la surprise de leur vie lorsque leurs traqueurs s'écartèrent devant eux, pour laisser place à des silhouettes vêtues de longs vêtements noirs, et qu'ils ne purent pas ne pas reconnaître. Ils comprirent dès lors que leur destin était irrémédiablement attaché à celui de la Sith, et qu'ils n'avaient d'autre choix que de rejoindre leurs rangs, ou de périr. Ils acceptèrent donc, soulagés de pouvoir mettre un terme à une inconfortable vie d'errance.

Il fut donc décidé de les installer sur Ziost, à la garde de l'Académie, qui formait, outre les novices, quelques militaires parmi les plus honorés par le Nouvel Ordre. Conscients d'être des privilégiés, et heureux d'avoir pu trouver une situation enfin stable et rentable, les Nan furent vite satisfaits de leur sort, à tel point qu'ils purent enfin mettre au monde l'enfant qu'ils souhaitaient depuis plus d'une décennie. C'est ainsi que naquit Alyssa, parmi les tombes et sanctuaires de l'Empire. Elle fut bien vite fascinée, tout en grandissant, par le passé baroudeur de ses parents, autant que par le cadre singulier dans lequel elle évoluait, et devint donc une fanatique, vouée à la défense des Sith jusqu'à l'hystérie. Lorsque sa hiérarchie l'assigna à la surveillance, puis à la protection du Seigneur Anachor, elle fut plus qu'honorée, et s'acquitte depuis fidèlement de sa mission.



Matricule : HK-95
Âge : 5 ans
Origine : Ziost
Situation : Droïde utilitaire et garde du corps de Darth Anachor.

Description : Le modèle HK-95 est le fruit d'une longue histoire, qui remonte à bien des millénaires. Officiellement issu de l'expertise de Systech Corporation, il se murmure que le premier de la série, HK-47, fut en fait bâti de toutes pièces par le Seigneur Sith Revan, après les Guerres Mandaloriennes qui ravagèrent la Galaxie quatre millénaires auparavant. Racontars ou réalité, le fait est que le Nouvel Ordre fut séduit par la nature du droïde, son design et sa polyvalence, et résolut donc de reprendre la production de ce type d'engins. Série après série, chacun en améliorant une autre, ils réussirent à préserver, si l'on peut dire, la psychologie particulière du droïde.

Doté d'une très forte personnalité, vivant et spirituel, HK-95 dispose d'un langage fleuri et d'un IA parmi les plus pointues de la Galaxie. Si auparavant, il s'agissait surtout de droïdes tueurs, ou assignés du moins à la sécurité des personnes comme des entreprises, celui-ci est différent : il a été amélioré afin de permettre une complète polyvalence. En effet, il est désormais, sans remplir à proprement parler d'office protocolaire, suffisamment doué pour permettre aux Sith qui le possèdent de se passer d'un droïde d'astro-navigation supplémentaire à un autre voué au combat. En effet, HK-95, outre ses nombreuses fonctions mortelles, est aussi un modèle utilitaire, apte à la traduction, au piratage, au codage, à la surcharge des réseaux de sécurité, etc. C'est donc un droïde à tout faire, tout en restant un spécialiste de l'infiltration, du meurtre et de la guerre.

Lorsque le Seigneur Anachor entendit parler de ces nouveaux modèles tout droit sortis des usines d'assemblages Sith, il comprit qu'il devait s'en offrir un ; son dernier astro-mécano ayant en effet été détruit lors d'une mission de renseignement périlleuse sur Nal Hutta. Il décida donc d'en commander un, mais, peu désireux de disposer d'un modèle standard fabriqué en série, il exigea que soient rajoutées quelques spécificités imaginées par lui, et conçues par son ingénieur, Rhan Try. Ainsi, lorsque le droïde fut prêt à rentrer à son service, il disposait de caches permettant de contenir et lire des holocrons, d'un dispositif de furtivité, d'un autre de brouillage, enfin d'un système de communication avancé, ainsi que de notions poussées de pilotage de tous les vaisseaux possibles et imaginables. Ce droïde ultra-sophistiqué est depuis devenu un atout maître dans le jeu de l'Anzat.



Nom : On ne lui en connait aucun autre que Darth Akestès.
Âge : 82 ans
Espèce : Mi-miraluka, mi-humain.
Origine : Alpheridies
Situation : Seigneur Sith. Explorateur, instructeur et archéologue, il est l'intermédiaire de Darth Anachor auprès du Conseil Noir, et son principal collègue et allié au sein du Nouvel Ordre.

Description : Bien qu'il soit plus souvent surnommé l'Aveugle, une des appellations officieuses du Seigneur Akestès n'est autre que le Vieux. Nulle intention d'insulter dans son emploi : c'est au contraire une révérence et un hommage de la part du Nouvel Ordre à l'un de ses plus augustes représentants. Il est en effet devenu une légende en son sein, pour ses travaux et recherches concernant le passé de la Sith, qui ont permis la découverte de plusieurs holocrons majeurs devenus des références dans la formation des novices. Sa collection de reliques est également une des plus fournies de l'Ordre, et son vaisseau, régulièrement mis à jour et modifié, est rien qu'à lui tout un symbole.

Il s'agit en effet d'un vieux Firespray datant de la fin de la guerre contre les Yuuzhan Vong, dont il sait tirer toujours un profit plus qu'honorable. Renommé l'Ombre, la soute en est réaménagée pour permettre d'inclure une chambre de méditation, où le Sith, dans ses déplacements, a pris l'habitude de recevoir ses invités, laissant le pilotage à l'ordinateur de bord, ou à l'un des siens. On sait peu de choses sur son passé ; il n'aime pas parler de ce qu'il fut avant, mais il est notable qu'il a une longue ascendance miraluka. En effet, si il dispose d'yeux, l'atavisme génétique fait qu'il est devenu aveugle au moment de sa puberté...mais d'une certaine manière, il a su se rattraper.

Le peuple des Miraluka a en effet un rapport à la Force particulier, qui lui permet de compenser largement le fait de ne pouvoir voir ; il ne fit donc pas tâche parmi les siens, puisqu'il resta jusqu'à la vingtaine sur Alpheridies. Les circonstances qui le virent devenir un Sith sont très obscures, et génèrent bien des spéculations sur la raison pour laquelle il s'est "converti", comme il aime à le dire. Quoiqu'il en soit, placé sous la tutelle de la Dame Sith Orphella Zython, dite Darth Onyx, une ancienne philosophe Jedi devenue figure influente parmi les Sages servant l'Empereur Krayt, il progressa incroyablement vite. Le jeune homme, ayant déjà reçu une bonne formation sur son monde natal, montra un vif intérêt pour les spéculations de son mentor, et pour les secrets de la Sith. C'est lors d'une de ses premières recherches, qu'il fit la connaissance de l'Anzat Anachor. Avec l'accord de son Maître, il le rallia aux Sith...et depuis, leur collaboration n'a pas cessé.


Dernière édition par Darth Anachor le Dim 12 Juil - 1:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Ven 13 Mar - 8:09

Liens du Seigneur Anachor dans la Galaxie


Nouvel Ordre Sith


-Darth Trazyn (PNJ) : Depuis qu'il a rejoint le Nouvel Ordre Sith, Anachor lui est fidèle, et il le restera tant que le Seigneur Noir méritera son titre. Il est avant tout attaché à la préservation du patrimoine intellectuel et spirituel de la Sith ; il n'est pas d'un tempérament déloyal, mais si Trazyn venait à se montrer irrespectueux envers son héritage, l'Anzat n'hésiterait pas à mener une fronde contre lui.

-Darth Reylos : Ils se connaissent depuis des années, mais superficiellement, et si leur relation est respectueuse, elle reste froide, distante et professionnelle. La nouvelle, cependant, d'une velléité de trahison de la part d'un Sith rentré en contact avec la pègre les oblige à travailler ensemble. Ils partagent plus de vues qu'ils ne le soupçonnent concernant la vocation de la Sith, et la façon de la servir.

-Darth Turpis : La Sith originaire d'Hapès est une des guerrières qu'Anachor respecte le plus dans l'Ordre, car elle lui semble satisfaire en touts points aux exigences de la situation précaire qui est la leur. Fidèle au Sith Unique, s'attachant en permanence à sauvegarder le secret qui doit entourer chacun de leurs gestes jusqu'à nouvel ordre, elle est un élément fiable, et il le sait. Ceci dit, si il est attentif à l'actualisation de ses états de service, il ne la connait pas vraiment.

Nouvel Ordre Jedi


Alliance Galactique


Second Empire Galactique


Mandaloriens


Neutres et autres


-Merisha Gunder : Par l'intermédiaire de ses agents de l'Espace Hutt, Anachor a appris l'existence de cette voleuse particulièrement douée, et a décidé de louer ses services pour une mission périlleuse sur Kuat. Il n'en pense pas grand chose, et attend de la voir à l'oeuvre. Ceci dit, il se méfie systématiquement de ceux qu'il ne connait pas depuis longtemps, et la surveille attentivement.


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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Ven 13 Mar - 8:09

Suivi des activités


I - Mois de Selona 190


En cours

- Troisième Satunda et Troisième Datunda de Selona 190 ( 17 et 18/03/190 ) : Une idée lumineuse ( ou pas ) - Ziost
- Troisième Natunda de Selona 190 (19/03/190 ) : Pertes et fracas [ Enquête Sith ] - Ziost
- Quatrième Satunda de Selona 190 ( 22/03/190 ) : La Force me libérera... - Ziost
- Cinquième Satunda de Selona 190 ( 27/03/190 ) : Funérailles d'un Sith [ Ouvert ] - Dromund Kaas

En cours et en attente de datation

- A l'Ombre [ Ouvert ] - Ziost
- La sueur et le sang [ Merisha Gunder ] - Kuat
- Rappel des fondamentaux [ Darth Reylos ] - Nar Shaddaa
- L'Oeil de Feu - Dromund Kaas


Dernière édition par Darth Anachor le Sam 14 Mar - 14:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Ven 13 Mar - 12:22

Chroniques du Seigneur Anachor


- Deuxième Natunda de Selona 190 ( 14/03/190 )


Les versions précédentes de ce journal ont été égarées. C'est fâcheux, pourtant il me semble les avoir aperçues il y a peu. Je ne pense pas qu'elles soient perdues pour longtemps, mais en attendant, je compte procéder, une fois de plus, à un nouvel exemplaire de ces quelques notes qui n'ont pas de vocation précise, puisqu'elles remplissent trop de fonctions. Pas d'épanchements bêbêtes, ou quoique ce soit du genre sentimentalité niaise de Jedi. C'est avant tout un exercice de détente, et de précision de mes pensées auquel je me livrerai régulièrement.

Comme on le voit, je le construit à l'ancienne manière, c'est à dire par écrit. Tous ces procédés verbaux, qui consistent à dévaloriser le texte pour s'en remettre à la prétendue fraîcheur d'une spontanéité dégagée de tout artifice ne peuvent réellement m'exaspérer, mais je m'amuse volontiers aux dépends des imprudents qui ont l'audace de les vanter en ma présence. Rien ne vaut une réelle fixation de ce qu'on a pensé durant un temps T pour revenir dessus, et procéder à partir de ces éléments consignés une saine révision de sa réflexion.

C'est ce à quoi je m'attelle depuis les premières décennies de ma déjà très longue existence. Aussi puis-je me permettre de parler sur la matière avec un certain air d'assurance qui pourra passer pour de l'autorité ; or l'argument d'autorité ne m'intéresse pas. Si ceci devait tomber sous le regard de quelqu'un doté d'une cervelle, et bien que ce texte constitue pour lui une incitation à s'en servir. C'est une chose qui paraît évidente, et en effet, si je me cantonnais à cette simple assertion, je dirais qu'elle l'est ; cela tombe sous le sens. Bien sûr que chacun songe en permanence qu'il devrait faire des efforts supplémentaires pour bien se remplir l'esprit, pour se mettre du plomb dans le crâne, comme l'on dit vulgairement.

Or, et c'est bien pourquoi je prends la peine de dresser cette parenthèse, dans les faits, ce réflexe demeure très rare. Quasi-inexistant au quotidien, il n'entre pas dans le concret, ne s'inscrit pas dans une pratique. Pourquoi ? Il est stupide de porter foi aux assertions catégoriques exprimées facilement par les faibles qui veulent se prouver avec la force du désespoir qu'ils ont du caractère, mais je me risquerais à apporter une réponse qui pourra exaspérer par son apparente simplicité.

Et la voici : les êtres pensants sont portés à se faciliter la vie, c'est plus fort qu'eux. L'immense responsabilité qu'ils ont reçu avec leur intelligence, leur conscience, ne leur saute pas aux yeux ; ils ne font pas attention à cette chance, et se complaisent dans un paresseux laisser-aller. Je ne parle même pas de ceux qui cultivent un lien spécial et puissant avec la Force ; ils sont encore plus bas que les autres. Vraiment, la Galaxie présente à bien des égards un piteux spectacle. Et ça n'en finit pas de ressasser les mêmes axiomes insanes et étriqués, de se vautrer dans la satisfaction de soi. Qu'avons-nous fait de nos dons ?

Cette question est capitale. Bien plus que des sujets à première vue plus conséquents et dont le traitement paraît plus urgent. Politique interstellaire, fluctuations de la finance galactique, conflits d'intérêts en tous genres, oppositions idéologiques, artistiques, scientifiques, métaphysiques...tous ceux qui se disputent à ces propos à grands coups d'arguments brillants extrapolent bien souvent, et s'embarquent toujours dans une dimension factice, sans même s'en rendre compte.

C'est le mécanisme de l'aliénation. Pour s'en libérer, il faut considérer la base, et donc des faits, patents, tangibles, concrets et solides, qui se prêtent à une expertise, à l'investigation de l'intelligence, à des examens rationnels qui accoucheront d'une méthode. Cette structuration rigoureuse de l'intellectualité permettra de développer une réelle pensée, authentique, originale et vivante. A bas les dogmes sclérosés ! La révolution doit advenir, et elle permettra, pour peu qu'elle se fasse dans les esprits comme dans les cœurs, l'avènement d'une ère nouvelle. Je ne fais pas dans l'utopie, et ne me berce pas d'illusions : je livre ici le fruit de mon expérience, et n'ait pas pour coutume de parler dans le vide.

J'en arrive à l'exemple que j'ai en tête depuis le début de la rédaction de ce journal : il devra permettre de comprendre plus aisément où je veux en venir, par l'évocation d'un évènement concret. Ce qui m'a, en effet, décidé à reprendre la rédaction de mes notes, abandonnées il y a près d'un an faute de temps - j'étais alors accaparé par des missions toutes plus importantes et urgentes les unes que les autres - car j'ai eu ce matin une conversation très intéressante avec une acolyte de l'Académie ; une nouvelle, arrivée depuis à peine un semestre. J'avais remarqué, lors de la cérémonie de leur intronisation, que contrairement à sa classe d'arrivée, elle n'arborait pas l'expression sombre, renfrognée et anxieuse qui caractérise habituellement les nouveaux venus ; surtout lorsqu'ils sont aussi jeunes. Je sais qu'elle n'a même pas dix ans.

Cette petite Bothane est pourtant très mûre, j'ai eu l'occasion de le vérifier tantôt. Elle avait une étrange expression de sérénité qui contrastait avec le bouillonnement d'enthousiasme primaire, d'énergies mal canalisées de ses camarades. Une telle maîtrise de soi m'avait frappé d'emblée, d'autant plus qu'elle était de plus très à l'aise parmi les autres, et au sein de cette cérémonie solennelle, comme si elle planait au dessus de tout cela, légère comme une plume, comprenant tout, saisissant intuitivement la valeur des choses, la signification de chaque détail.

Le commentaire du recruteur qui l'avait repérée sur son monde natal était éloquent : elle avait émis des remarques surprenantes sur la portée philosophique de certains propos tenus par le Seigneur Noir, lors de son allocution traditionnelle aux nouveaux Sith. Cependant, alors occupé par des affaires assez graves, ( c'était il y a six mois ) j'oubliais vite cette jeune fille, et ce genre d'évènements dont j'ai l'habitude depuis plusieurs décennies s'estompa tôt dans ma mémoire.

Jusqu'à ce que je la rencontre réellement, ce matin, donc, alors que je méditais dans une des nombreuses salles vouées à cet effet au sein de l'Académie. Je pratiquais une veille qui durait déjà depuis plusieurs jours, accompagnée d'un jeûne modéré, et me sentais parfaitement détendu, dégagé de toute contrainte, de toute ces contingences qui, d'ordinaire, accaparent l'esprit, et, pensées visqueuses, l'obsèdent et l'empêchent de faire la part des choses et de se concentrer, toute conscience mobilisée, sur ce qui compte, c'est-à-dire sur le réel.

Lorsque j'entendis soudain, au sortir de ma transe, le bruit de quelques dizaines de bottes claquant sur les dalles de grès du bâtiment. Dans le couloir donnant sur la pièce, on s'affairait. Une seule voix retentissait cependant, et en elle, je reconnus une des instructrices de l'Ordre, Darth Solaris, l'ancienne archiviste de l'Académie, avant qu'elle ne cédât ce poste à Eloys Zehk. Je l'ai toujours respectée, estimant sa sagesse et son sens de la mesure, mais cette fois-ci, je n'avais pas spécialement envie de la croiser ; non pas que je fusse alors de mauvaise humeur, mais mon ascèse exigeait, pour porter ses fruits, une parfaite solitude. Cependant, c'était de ma faute ; à vrai dire, j'ai l'habitude de plonger en extase alors même que l'on s'affaire autour de moi ; c'est un exercice difficile, mais réalisable, avec une pratique régulière de la méditation.

Seulement, à ce moment précis, je n'avais pas la tête à cela. Je cherchais quiétude et repos, or voir débarquer une ribambelle d'acolytes turbulents et guindés ne me disait franchement rien. Mais je savais que je n'y couperais pas ; aussi, sans aucun effort de ma part, je me fondis dans le décor : je replongeais à nouveau dans ma stase habituelle, mais de façon beaucoup plus faible : modulant à la perfection cet état, je parvenais à m'évader un peu, tout en restant vigilant quant à ce qui se passait autour de moi, de sorte à passer pour plus profondément engagé dans ma méditation que je ne l'étais réellement.

A l'Académie, on a l'habitude de me voir pratiquer ce genre de techniques, et lorsque Solaris pénétra dans la pièce, dans l'optique de la visite des niveaux supérieurs de l'Académie à laquelle ces acolytes, au vu de leur relative ancienneté, avaient droit, elle me présenta à eux dans les termes les plus respectueux. Je sentis les regards timides des élèves me considérer avec un mélange de crainte et d'admiration dont je fus à la fois flatté et irrité. Après tout, je ne suis pas le Seigneur Noir...et n'ais pas besoin qu'on fasse mon éloge. Mais la vielle Darth, en l'occurrence, ne faisait que remplir sa tâche avec professionnalisme, et ce moment ne dura pas longtemps. Bientôt, cette zone du bâtiment fut évacuée par le groupe, et je me retrouvais seul, soulagé. Du moins le croyais-je.

Car soudain, en me relevant, je tomba nez à nez avec l'énigmatique inconnue : cette petite bothane me regardait sans ciller, d'une manière que d'aucuns eussent trouvé insolente. Mais je n'étais pas du genre à me formaliser de l'évidente curiosité qu'elle manifestait à mon endroit ; quant à l'indiscipline que représentait le fait d'avoir volontairement négligé de suivre son groupe, je n'en avais cure. Je rendis, amusé, son intérêt à la jeune fille. Je m'attendais à ce que, timide et farouche, elle s'éclipse très vite sous mon regard, mais elle n'en fit rien. Au contraire, chose extraordinaire, elle me sourit. Je tenta de lui rendre poliment son amabilité, mais je pense que je ne réussis qu'à grimacer quelque chose, car elle gazouilla un rire aigu.

Interloqué, me croyant presque dans un rêve, je lui demandais son nom. Comment pouvait-elle se permettre une telle liberté, un tel naturel en face d'un redoutable Seigneur Sith ? Beaucoup l'auraient puni pour cela...mais cela ne me vint pas une seconde à l'esprit ; je suis pourtant d'un naturel plutôt sévère. "Valentine O'Shala" répondit-elle. "Vous êtes Darth Anachor !" C'était dit avec une adorable joie d'enfant. Je ne savais comment répondre, ni que faire. Ce qui m'acheva, c'est la succession de questions qu'elle me posa inlassablement : elle renchérissait après chaque réponse.

Leur nature ne collait pas avec sa spontanéité et sa jeunesse : elle aurait pu avoir la vingtaine, et m'interrogeait comme une jeune adulte :"Vous êtes au Conseil Noir ? Non ? Pourquoi ? On vous dit sage et respecté, pourtant ? Vous avez beaucoup voyagé, en plus, à ce qu'on dit ? Moi, je vous verrais bien au Conseil. Vous êtes un grand Sith, parait-il. En tout cas, vous avez l'air. C'est vrai que le Seigneur Akestès est aveugle des yeux, mais lucide en esprit ? Tout le monde le dit." Et ça n'en finissait pas. Pourtant, je n'étais pas agacé ni irrité un seul instant de cette indiscrétion involontaire. Puis, elle me dit une chose curieuse : "Vous et l'Aveugle êtes très respectés parmi les jeunes. Vous devriez prendre garde." Voilà une assertion que je n'eus pas renié face à un pair trop populaire ! Elle finit par être retrouvée par Solaris, furieuse, évidement. Nul doute que la petite eut regretté sa fraîcheur enfantine si je n'étais pas intervenu pour qu'on ne la punisse pas. Surprise, la Darth s'engagea à se montrer indulgente et à oublier l'incartade.

Voilà où je voulais en venir plus haut. Combien des nôtres dispersent d'inestimables trésors, bêtement, sans même en prendre conscience ? Et voilà pourtant que cette jeune enfant venait, il y a à peine quelques heures, remettre en question toutes les idées pessimistes que je m'étais faites sur la nouvelle génération. Par son esprit brillant, son calme magistral, sa précocité, sa maturité et son audace, Valentine O'Shala a su me redonner espoir dans notre Ordre. Nous pouvons encore faire de grande choses, et n'y manquerons pas. Mais nous devons nous réveiller, nous activer, nous presser de travailler sans interruption jusqu'à l'avènement des temps futurs que je prévois.

Je pense que ce sera tout pour aujourd'hui.

PS : Une heure après avoir conclu ainsi mes premières pages, je rajoute cet addendum : je ne peux m'empêcher de réfléchir à la bothanne, et elle a vraiment une résonnance dans la Force très particulière. Je ne me souviens pas avoir vu ça à la moindre reprise durant toute mon existence. Si je pouvais faire en sorte qu'elle devienne mon apprentie, je pense que je saurais exploiter tout le potentiel de cette petite, et la former comme elle le mérite. Elle a le potentiel d'une grande Sith, ou je ne m'y connais pas.



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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Sam 14 Mar - 15:02


- Troisième Atunda de Selona 190 ( 15/03/190 )


La plupart des êtres doués de conscience gâchent ce qui leur a été donné. Leur existence est constituée par l'alternance entre la satisfaction de leurs intérêts et la quête du bien-être. Uniquement préoccupés d'eux-mêmes, et se cantonnant chacun, par lâcheté, de façon paresseuse et irresponsable, à leur part biologique et sociale dans leurs activités diverses, ils ne se montrent pas digne de la considération d'un homme libre. Animaux.

La politique doit permettre de donner à chacun une chance d'opérer, par ses propres efforts, son propre salut. En effet, pléthore sont celles et ceux qui ont considéré, en partie à raison, que leur rôle, en tant que gouvernants, était de guider, et, au besoin, de punir, sous prétexte de je ne sais quelles lumières qui leur permettaient de savoir ce qui était bon pour leurs peuples. Imbéciles.

En vérité, ce qui vient du temporel peut déployer un certain ensemble d'effets, et témoigner d'une réelle efficacité si l'on s'y prend bien, mais ne vas pas au-delà. Or, nous sommes des êtres doués de conscience, d'intelligence, d'un lien avec la Force qui peut être travaillée grâce aux deux premières qualités citées. Autrement dit, nous sommes libres en puissance, et, de fait, des êtres spirituels.

Encore faut-il s'en montrer digne, ce que néglige à peu près l'ensemble de la Galaxie. Ses milliards de milliards d'habitants constituent un formidable potentiel, mais à quel point est-il gâché ! Cela donne nausées et tournis. Un gigantesque vertige assaille tout être raisonnable et réfléchi à l'évocation du saccage criminel qui est fait par chacun de ces individus de leur propre génie, de ce qui leur est propre, fait le meilleur d'eux-mêmes, et est la seule chose qui puisse les autoriser à se revendiquer un statut supérieur à celui de simples bêtes de somme.

En vérité, ils se complaisent presque tous dans leur esclavage, misérable tas de chairs branlants errant sans but, s'échinant dans de futiles virtualités pour oublier leur condition, et le fait qu'ils ne sont pas capables de vouloir en sortir. Les Jedi ont toujours encouragé, derrière leurs prétentions vaines à l'ascèse et à la sainteté, à l'effort et à l'exigence, la platitude, l'auto-satisfaction et la corruption des êtes et des régimes.

Ils nous accusent, nous, les Sith, d'incarner le mal et les forces de la destruction. Quelle infâme retournement de paradigme ! N'est-il pas évident que ce sont eux, les gardiens, que dis-je, les promoteurs de l'entropie généralisée ? La décadence des esprits, qui exerce plus que jamais ses ravages à l'échelle de la Galaxie, est en grande partie de leur faute. Leur bête et plat respect pour la vie, non pas en tant qu'elle est grosse de potentialités, mais pour elle-même, est la cause de l'inertie des peuples, qui profite à de petits cercles, caractérisés par l'amour du lucre et du pouvoir.

L'Ordre Jedi est la soupape de sécurité qui permet au bouillonnement d'intrigues, d'injustices, d'incuries de ne pas éclater au grand-jour, et, ce faisant, de provoquer la légitime colère des peuples, et leur révolte. C'est un atout politique, et ils pensent défendre des intérêts spirituels, la paix, l'égalité, la concorde et l'équité ! Mensonges homicides ! Meurtre des intelligences à grande échelle, ce génocide spirituel dure depuis des millénaires, nous mettant tous au supplice. Et bien, cela doit cesser.

Nous devons, nous autres Sith, assumer notre destin : celui de porte-flambeaux, de gardiens de la vérité. Nous devons déchirer les voiles qui sont tendus entre les yeux des individus et la réalité sordide du marasme galactique, de ce gigantesque cloaque que représente la Fédération, fidèle héritière, en cela, de la République, comme de l'Empire. Nous avons vocation à être une assemblée de saints, de prophètes et de combattants.

Tout cela ensemble, sans qu'aucune de ces notions ne soit hypertrophiée, ou interprétée
comme autonome et indépendante des deux autres. Nous sommes tout cela et bien plus à la fois : la synthèse vivifie les différents arguments qu'elle résume, et la complète. Nous en sommes une : et c'est bien de celle-ci, de cette réponse, dont les êtres pensants ont besoin pour vivre dans la lumière, et assumer leur vocation d'individus voués à la droiture et à la vérité.

Mais bien des esprits pervertis professent parmi nous des vérités tronquées. Nous sommes pollués par des débats stériles : celui concernant la pertinence de la Règle des Deux en est un exemple, mais les velléités impérialistes de nos ancêtres ne valent pas mieux. Germes de discorde, de guerre et d'anarchie. Tout ça dégouline de sotte vanité. Nous devons réviser notre fonction dans cet univers : moines-combattants, philosophes, mystiques, et scientifiques armés, nous devons êtres des passeurs, non des guides.

Il ne s'agira pas, lorsque notre heure sera enfin venue, de présenter avec autorité des assertions, aphorismes et philosophies auxquelles adhérer aveuglément. Nous véhiculerons, pèlerins assoiffés, mendiants de la vérité, les outils qui permettront à chacun de déciller, de faire tomber les écailles qui recouvrent ses yeux, essaimerons une méthode qui permettra aux individus intelligents de gagner leur propre salut, et ce faisant, d'accéder à la grandeur et à la compréhension. Alors seulement, nous serons tous à nos propres dimensions, et la véritable Histoire pourra commencer, pas avant. Ma tâche est connue : je dois réveiller mes pairs, en guise de première étape de ce magnifique projet. Ils comprendront, mais pour cela, peut-être devrais-je prendre le pouvoir. Si il le faut, je ne reculerai devant rien pour procéder à cette sublime maïeutique de la sainteté : je détrônerai Darth Trazyn, si cela s'impose.

Mais assez pour aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Dim 15 Mar - 9:36

Trosième Katunda de Selona 190 ( 16/03/190 )

Je progresse dans la confection de mes holocrons. Particulièrement dans celui que je vais présenter maintenant, et qui m'est cher. Il contient en effet une bonne synthèse de mon programme intellectuel et spirituel, que je souhaite proposer à mes frères et soeurs Sith. Mais comme le savoir se mérite, s'obtient par l'effort et la tension intérieure, celui-ci sera particulièrement bien sécurisé, et je m'y exprimerai dans le langage de l'ancien Empire. Le voici.

Tsis'Via Redis


Que la Force garde ce que recouvre cet épigraphe, car les temps sont durs. Pour les profanes qui auraient eu l'heur d'accéder à ce document sans connaître le Sith courant, je parle donc des 'Mots de Sagesse Sith'. Pour les autres, j'écris ici dans le langage usuel, et non pas en Haut Sith, car je souhaite éviter l'accusation de prétention et de pédantisme. De plus, rares sont ceux qui le lisent encore, et je souhaite m'adresser au plus grand nombre.

On m'accusera, inversement, peut-être, d'enfreindre la tradition, mais je garderai ce titre en lieu et place de Tsis'Wiatsa Ridis, l'équivalent dans l'aristocratique langue des anciens maîtres. Du moment que ce patrimoine est respecté, je n'ai aucun crainte quant à la prétendue dégradation que subirait notre culture par l'usage, dans un document didactique, d'une langue dite vulgaire et commune. Les problèmes qui se posent à nous actuellement ne sont pas de cette ordre, n'en déplaise aux puristes.

Vaincus il y a cinquante ans, nous avons piteusement reflué comme des chiens, et, scandale entre tous, depuis, le monde-crypte, la sacrée Korriban est entre les mains de la Fédération Galactique, autant dire des Jedi. Ainsi, nos précieuses reliques et les secrets les mieux gardés de notre ordre sont virtuellement en la possession de nos ennemis jurés. Quelle misère et quelle déchéance ! Notre Ordre décrépi peine à tenir encore debout, tandis que les rumeurs de la guerre nous parviennent, même dans ces territoires reculés.

Ces pauvres miettes qui nous sont échues ne suffiront pas à permettre notre retour. Ceci dit, je ne vois pas que des points négatifs à la situation actuelle. Je pense d'ailleurs que l'Empire de Krayt ne pouvait pas durer, que ce n'était pas souhaitable. Le fossé entre la tradition Sith et la compréhension qu'il en avait était trop grand pour qu'il en fut autrement. Comment aurait-il pu réussir sans la bénédiction des anciens ?

La légende veut d'ailleurs que, dans sa visite sur Korriban, il ait été critiqué, raillé et maudit par les esprits de plusieurs Seigneurs invoqués par lui, et qu'ils ne l'auraient pas reconnu comme un des leurs. Cela ne m'étonnerait pas, mais je n'y crois pas trop. Non seulement parce que cette même légende veut qu'il ait su les repousser, alors qu'ils fondaient sur lui, mais également parce que le fait même de faire appel à des esprits si puissants est extrêmement dangereux. Enfin, nul ne peut, sauf de rares exceptions ( puissance particulièrement saillante dans la Force, ou détention d'artefacts précis ) forcer le spectre à se montrer ; il ne le fait que si il est suffisamment intrigué pour consentir à sortir de son repos, et à écouter les doléances de l'invocateur. Je ne tiens pas Krayt en grande estime pour ma part, et doute qu'il ait été assez sage et puissant pour réaliser cette opération, et vivre ce qu'il a plus tard raconté.

La question n'est cependant pas là : j'ai du rejoindre ses Vestiges, et ma foi, sous la férule de Darth Trazyn, je m''y trouve plutôt bien. Depuis les quarante huit ans que je suis basé dans l'Espace Sith, j'ai en effet pu constater qu'on trouvait toutes sortes de personnes, et que parmi elles, il y a beaucoup de nostalgiques des Empires antiques. Je pense donc que c'est bien cette branche qui détient entre ses mains l'avenir des Sith et par extension, celui de la Galaxie. Ce ne sont pas les imposteurs qui se revendiquent de Bane qui me convaincront : ils critiquent Kaan pour avoir inconséquemment failli détruire notre lignée, mais , si le secret leur a réussi, à partir du moment où ils se sont dévoilés, ils n'ont pas fait mieux.

Trop de prises de risque inutiles et stupides ont failli provoquer notre défaite irrémédiable et notre disparition. Trazyn est assez sage pour consolider en secret notre Ordre, et éviter tout action un peu voyante, et à la fois recruter en masse les forces qui devront, à terme, assurer notre triomphe. Notre problème est le souci que nous avons, depuis des millénaires, de nous venger ; or cette soif nous emprisonne, et limite notre champ de compréhension, brouille les intelligences. Elle nous pousse à la rumination, au lieu que ce dont nous avons besoin, c'est de détachement, de raisonner froidement, à tête reposée, et d'une lucidité issue de notre dégagement avec les traumatismes du passé.

De ce dernier, faisons table rase ! Ceci passe par l'édiction d'un nouveau code, fidèle à la tradition, mais qui sache l'exprimer d'une façon fraîche et inédite. Ainsi, nous permettrons à nos frères et soeurs une compréhension exacte du credo. C'est d'une importance capitale que de s'appesantir ainsi sur les processus réflexifs et sur tout la subtile mécanique des opérations psychologiques : la pensée guide l'action. Une action efficace découle d'un raisonnement efficace. Apprenons à penser avant que d'agir, et nous servirons bien la Sith. C'est pourquoi je propose ce qui suit :

Il n'y pas que la passion.
Là où est la passion, n'est pas la liberté.
Quant à la tranquillité, là gît l'acédie.
L'acédie, c'est la mort. On en sort par la lutte.
La vie ne se suffit pas ; elle n'est ni but, ni fin.
Je vise la vérité, qui se niche dans le réel.
En luttant pour elle, je trace une voie droite.
La droiture s'acquiert : elle vient de la maîtrise.
La maîtrise des passions permet de raisonner clair.
Un raisonnement clair permet l'intelligence de l'univers.
L'intelligence conduit au détachement.
Le détachement entraîne l'illumination.
L'illumination entraîne la responsabilité.
La responsabilité, c'est la liberté.
Je suis libre !


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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Lun 16 Mar - 17:59

Troisième Satunda de Selon 190 ( 17/03/190 )

Je n'ai pas encore grand chose à relater aujourd'hui, nous sommes au petit matin. Mais, j'ai réussi à remettre la main sur des fragments de mes anciens écrits, que je glisse ici. Rhan Try, mon ingénieur et pilote personnel en particulier, et homme à tout faire en général, veut me voir en fin d'après-midi. Il a adopté un ton qui n'est pas dans ses habitudes par son excitation évidente ; je me demande bien ce qu'il veut. Pour en revenir à ce qui va suivre, ils datent de quelques mois à peine, et comme nous ne sommes pas engagés depuis dans quelque opération que ce soit, ils sont toujours d'actualité.



Ecrits Militaires

Un nouvel art de la guerre Sith


L'état déplorable dans lequel se trouve la force militaire du Nouvel Ordre n'a guère considérablement évolué malgré cinq décennies passées dans le secret absolu, et l'inactivité la plus totale. Les quelques fonds qui nous restaient alors après la chute de Darth Krayt, à défaut de permettre l'élargissement de nos forces, auraient du à tout le moins favoriser leur modernisation. Mais rien n'y fait. A qui la faute ? D'où vient cette négligence ? Y a-t-il un responsable à désigner par ailleurs ? Notre territoire est petit et pauvre. Nous manquons de matières premières pour nous assurer une industrie propre, et un renouvellement régulier de nos moyens planétaires et spatiaux. Mais j'ai détaillé déjà suffisamment ces quelques points, et ne veut pas me complaire dans un auto-apitoiement déguisé en auto-critique.

Nous sommes devenus faibles, c'est un fait, et cela n'est pas prêt d'évoluer, à moins que des mesures exceptionnelles soient prise, telles l'expansion par le ralliement des systèmes neutres voisins, ou leur conquête indirecte, c'est-à-dire en douceur, subtilement, et qui s'opère par la séduction, et non par la force et la peur. Les anciens Sith, tout comme le Moff Tarkin, ne savaient pas comment règne une véritable puissance. Elle joue sur toute une gamme de leviers psycho-affectifs qui ne se manipulent pas au hasard. Le pouvoir, l'art du gouvernement, reposent sur un subtil sens de l'harmonie, le chef est semblable au chef d'orchestre. Il ne produit pas seul l'oeuvre politique et stratégique : mais il en donne l'impulsion, la tonalité, les accords et le mouvement.

Pour ce qui nous concerne en propre, nous sommes forcés pour un temps encore au secret : or, le chef doit bien être un peu visible, même si il doit toujours être sur ses gardes, et ne pas se montrer trop accessible, autrement, la distance existant entre lui et les autres, et qui est une des conditions de l'exercice du pouvoir s'annulerait, et toute sa capacité d'action s’évanouirait dans l'instant. Comment ménager le secret et la réelle efficacité praxique ? Cela est possible par le biais de ce que j'appelle le pouvoir caché.

Exerçons notre mainmise, notre liberté d'action, d'une façon aussi souple et discrète que possible. Fini le terrorisme propre à nos ancêtres ; nous devons à partir de maintenant mener une guérilla qui sera bien matérielle, mais dont le véritable champ de bataille sera le coeur et l'esprit. Gagnons la sympathie, plus même, la ferveur, l'admiration des citoyens d'un monde, et il nous appartiendra. Devenons le point focal vers lequel se tournent toutes les pensées, les élans, les affects et les fantasmes du peuple, et la victoire sera nôtre. Cette méthode, si elle est bien appliquée, sera plus mortelle pour nos ennemis qu'une peste est contagieuse et foudroyante.

Nul besoin pour cela de technologie inédite et révolutionnaire, ni même de recourir à la Force : il nous suffit d'étudier, de réfléchir, d'inventer, et d'être capable d'appliquer efficacement ce que nos esprits auront conçus comme modèle politique, intellectuel, culturel, artistique et spirituel à proposer aux populations que nous visons. Nos adversaires, et avec eux, la Galaxie, si ils s'attendent, un jour, à notre retour, sont persuadés, à coup sûr, que celui se fera tel qu'il s'est toujours fait : de façon ostentatoire, brutale et impressionnante. Directe, en somme. Ceci est un plaidoyer pour l'usage d'une stratégie indirecte en général et globalement, et directe en particulier et localement. La première sera notre façon de faire habituelle, la seconde une option pour laquelle opter ponctuellement. Soit l'inverse de ce que toute la Galaxie fait, nous y compris.

Venons-en maintenant, et plus précisément, à l'usage nouveau que je propose de faire de notre outil militaire ; des considérations plus larges, et approfondissant ce que je viens d'aborder, viendront par la suite.


La place de la flotte et de l'armée


Comment agir ? Voilà la synthèse qui résume bien les différents problèmes qui se posent à nous. En effet, nos moyens matériels, numériques et économiques ne nous laissent pas une grande marge de manoeuvre. Nous sommes au rebut. C'est une faiblesse, à nous d'en faire une force. Quand bien même la Fédération, ou qui que ce soit d'autre, saurait que nous existons, ce sujet politique précis nous prendrait pour une menace de second ordre ; attendu qu'il pourrait nous écraser en quelques semaines. C'est si vrai qu'à moins de trouver le moyen de gonfler effectifs et parcs de matériels suffisamment vite pour pouvoir constituer une véritable menace, il est hors d'espoir de remporter, dans la conjoncture actuelle, une guerre régulière.

Alors, faisons autrement. Rien n'est hors de notre atteinte pourvu que nous nous en donnons les moyens, et certainement pas la victoire, et notre assise pérenne sur la Galaxie. Nous ne pouvons compenser les désavantages pré-cités par une supériorité technologique que nous n'avons pas : nous n'avons pas les centres de recherche nécessaires. Que nous reste-t-il donc ? La chose suivante : une façon d'agir avec nos moyens militaires qui détonne, innove, surprenne ; c'est par ce biais que nous obtiendrons une marge de manoeuvre suffisante pour remplir nos objectifs, que nous pourrons jouer avec plusieurs coups d'avance. Ainsi, et pas autrement. Il nous faut forcer nos futurs adversaires à jouer sur notre propre terrain, qui aura été soigneusement préparé à l'avance : et ce terrain, sur lequel nous savons, nous autres Sith, nous mouvoir pourvu que nous le souhaitions et y pensions, c'est celui de l'esprit.

Plus exactement des processus réflexifs, et psycho-affectifs. Je m'explique. Nous savons tous fort bien que la pensée guide l'action : truquons la pensée de nos ennemis, et nous orienterons comme il le faut leur conduite ; alors, quelle que soit leur supériorité numérique, matérielle, technologique, nous aurons l'ascendant sur lui, car nous dominerons le facteur qui reste, envers et contre tout, le plus important à la gare : le facteur moral.

Les conditions psychologiques dans lesquelles se déroulent un combat peuvent, pourvu qu'on sache comprendre la dialectique qui se met alors en place, celle des volontés de vaincre qui s'affrontent, se frottent, génèrent entre elles une friction, elles peuvent donc servir de base à un essai d'anticipation, voire même de prospective, c'est à dire de prévision de ce qui arrivera dans le futur. Ceci est connu de bien des militaires, enseigné dans nombre d'académies. Mais à quel point est-ce compris, médité, digéré ?

Les Sith savent comme personne influer, justement, sur ces facteurs. Il n'est pas anodin que nous ayons même créé et perfectionné toute une technique de combat au sabre laser qui se fixe pour but la déstabilisation mentale de l'adversaire, le Dun Möch. Or, la guerre n'est jamais qu'un duel à plus grande échelle : certaines règles générales, certaines lois, qui peuvent être observées dans le second cas, peuvent de même être dégagées dans le premier, par un bête effort d'abstraction qui ne coûte rien à personne.



Comment s'en servir ?


Passons à des considérations plus techniques. Notre flotte dispose actuellement d'une quarantaine de vaisseaux de guerre lourds, et de deux cent bâtiments au total. C'est ridiculement faible, à l'échelle de la Galaxie, mais c'est énorme en proportion du territoire que nous avons à défendre pour l'instant. Cependant, au fur et à mesure que nous rentrerons en confrontation avec des ennemis que nous ne pouvons pas tous deviner encore à l'heure actuelle, nous serons confrontés à un phénomène d'usure des forces et de l'expansion.

Toute conquête, en effet, connaît des progrès rapides dans un temps court, initialement, puis est sujette à un phénomène entropique : c'est le point culminant de l'offensive. Cette dernière, dans son efficacité, atteint un pic, puis perd peu à peu de sa force, et les troupes engagées sont alors le plus vulnérables. Pour limiter cet effet, et pourvu que nous connaissions effectivement, lorsque nous aurons décidé de nous montrer et de passer à l'action, des succès apparemment faciles, et dans un laps de temps très bref, nous aurons besoin de ne pas nous laisser à un enthousiasme bien compréhensible.

Plus nous gagnerons des territoires, plus nous devrons engager de forces, et nos besoins augmenteront d'une façon exponentielle, et non pas linéaire. En effet, non seulement nous aurons plus de frontière à couvrir, mais nous aurons aussi un espace plus dense à garder et à défendre. Il faudra disperser nos moyens pour parer d'éventuelles contre-attaques. De plus, n'omettons jamais que nous aussi, pourrons être surpris, et que l'incertitude est le seul maître à la guerre. C'est cette dernière qui régit tout. Il n'y a pas de plan parfait, et nous devrons bien nous assurer que nos soldats et nos officiers le savent parfaitement, pour s'adapter à toute situation imprévue.

Formons-les donc, dès à présent, à comprendre la situation de leurs supérieurs, dans une proportion de deux grades dans la hiérarchie. Ainsi ils seront plus autonomes. Un soldat qui comprend pourquoi on lui donne tel ordre, et comment l'objectif pourrait mieux être atteint, si l'ordre est mal donné, mal reçu, mal compris, saura alors qu'est-ce que ses supérieurs recherchent, et comment leur donner au maximum satisfaction. Abandonnons donc l'idéal d'une obéissance bête et aveugle, d'une discipline parfaite et mécanique. Nous travaillons sur du vivant et du pensant, ainsi que sur du sensible : prenons en compte ces éléments lorsque nous décidons quelque chose, et nous accroitrons nos chances de succès.

Abandonnons, enfin, au vu de nos moyens, l'idée d'une guerre linéaire, séquentielle, où les phases de la confrontation se succèdent dans le temps. Nous n'en avons pas les possibilités, actuellement. Je propose de remplacer cette guerre classique et régulière, lors de nos prochains engagements, par le maintien en réserve, prêts à intervenir comme à se replier, et à agir toujours de concert, et en liaison avec les différents types de forces et éléments constituant notre dispositif, d'éléments lourds qui s'engageront ponctuellement, pour donner le coup de grâce à un ennemi qui, psychologiquement, se sentira déjà faiblir, pensera que la bataille lui échappa et sera donc, de fait, déjà, virtuellement vaincu.

Nous y parviendrons par une guerre de harcèlement matériel et psychologique, par la sollicitation constante et superficielle de l'ennemi à tous les niveaux, pour le saturer d'informations. Guerre de réseau, d'infiltration, de noyautage, de coups de mains, visant moins les forces proprement dites de l'adversaire, ou même ses moyens de ravitaillement et de communication que l'unité de son dispositif. C'est sa sensibilité, sa pensée, son imagination, qu'il faut combattre avec art et science, miner, saper, contaminer, diviser, détruire enfin.

Eclatons donc, par l'usage d'attaques commandos simultanées, et combinées à des manoeuvres d'intoxication et de désinformation, la représentation que nos ennemis se font de la situation, de leurs propres stratégies et moyens, de leurs façons de faire et de penser. La majeure partie de nos éléments se consacrera à la guérilla, tandis que les éléments dits spéciaux casseront les articulations mentales de l'ennemi, et que les éléments lourds assèneront le coup qui achèvera de lui briser les reins, et de consacrer la victoire.

Sur ce sujet, ce sera tout pour le moment. Je parlerai plus tard de la conversion des populations civiles.

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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Mer 18 Mar - 16:54


Anciens et actuels élèves du Seigneur Anachor



Prénom : Nimila
Âge : 14 ans ( décédée en l'an 26 )
Espèce: Humaine
Origine : Nar Shaddaa
Situation : Première apprentie de Vhym A'Roa, formée durant l'an 26. Seule élève qu'il ait eue en tant que Jedi, elle a péri lors de l'invasion Vong de Nar Shaddaa.

Description : La gamine des rues, fille de prostituée que croisa l'Anzat sur la Lune des Contrebandiers, aurait pu faire une grande alliée, et une Jedi aussi maline que douée pour l'usage de la Force. Les grands espoirs placés en elle furent cependant tragiquement déçus suite à l'invasion des Yuuzhan Vong. Il ne revit jamais sa première apprentie, et n'eut jamais la preuve de sa mort. Bien qu'il l'ait cherchée pendant des années, il finit par se résigner à la triste réalité ; sa première expérience en tant que mentor se conclut de fort piteuse manière, et le Sith qu'il est devenu préfère éviter d'y repenser lorsque c'est possible.


Nom : Darth Harapan
Âge : 65 ans
Espèce: Nautolan
Origine : Glee Anselm
Situation : Première apprentie Sith de Darth Anachor, formée entre 145 et 160. Elle est actuellement Dame Sith, et une des principales collaboratrices de Darth Nocta, la Grande Prêtresse.

Description : La Nautolan se caractérise par son mutisme, sa réserve et sa discrétion. La deuxième élève qu'il a formée fut aussi la plus coriace et réfractaire à son enseignement. S'orientant au départ vers une vision martiale de son rôle de future Sith, elle se heurta au mysticisme de son maître, et à ce qu'elle considérait comme sa passivité face aux événements. Quoiqu'elle en soit revenue, étant aujourd'hui une utilisatrice consommée et redoutable de la Force, ainsi qu'une des principales figures de l'Office Sith, il est remarquable que le maître semble avoir, lui aussi, beaucoup appris de son élève. Il est aujourd'hui plus engagé et volontaire que par le passé, et Dame Harapan n'y est sûrement pas pour rien.


Nom : Darth Arrakis
Âge : 48 ans
Espèce: Nautolan
Origine : Ord Mantell
Situation : Instructrice Sith et assassin de haute volée, formée entre 160 et 172. Spécialiste de l'infiltration, elle est dépêchée auprès du Conseil Noir en tant que chargée de ses opérations spéciales.

Description : Arrakis fut repérée à l'âge de seize ans par l'apprentie d'Anachor, sa congénère Harapan. Si celle-ci pensa un temps à en faire sa propre apprentie, elle en fut vite dissuadée. Bien qu'elle s'y prit avec une finesse admirable, elle ne parvint pas à dissimuler la novice durant plus de six mois ; elle s'attendit à être sévèrement châtiée pour cette incartade, mais l'Anzat vit en l'adolescente un fort potentiel, et se montra relativement indulgent dans sa réprimande. Il féliciterait peu après son élève d'alors pour la sûreté de jugement dont témoignait le choix d'Arrakis. A la fin de sa formation, il décida aussitôt d'entraîner la jeune fille, qui les avait assistés durant deux ans dans leurs missions, en secret. Elle devint une brillante apprentie, particulièrement douée pour les tâches exigeant de la furtivité, une grande agilité, et un don pour les arts martiaux. Elle est depuis devenue une lame redoutée parmi le Nouvel Ordre Sith ; mais moins pour sa force brute que pour la précision et la célérité de ses gestes mortels. Certains, sous cape, l'appellent "la Faucheuse".


Nom : Darth Velum
Âge : 30 ans
Espèce: Mirialan
Origine : Ilum
Situation : Jeune sorcière Sith qu'il a formée de 172 à 186. Archéologue et érudite, elle fait partie des mystiques de l'Ordre les plus prometteurs.

Description : Rencontrée lors d'une visite sur Ilum, elle était alors padawan, en déplacement sur le monde de glace pour acquérir le cristal de son futur sabre laser. Séparée de son maître d'alors suite à des éboulis, elle fit la rencontre du Seigneur Sith, qui était pour sa part en quête des emplacements secrets du monde consacrés au recueillement et à la méditation par les Jedi. Il devait servir d'agent de reconnaissance avancée pour une éventuelle attaque de la planète, et si il ne toucha pas au but, il fut néanmoins rétribué de ses efforts et de sa prise de risque. Il parvint à convaincre l'enfant, âgée de douze ans à peine, de la futilité de l'enseignement de son Ordre. Après deux journées de conversations, il finit par réussir à rallier la fillette, qui devint vite une étudiante assidue. C'était la première fois qu'il formait quelqu'un d'aussi jeune, en tant qu'enseignant Sith. Il fut donc un peu moins dur concernant les exercices physiques et les privations qu'ils s'était habitué à exiger de ses élèves. Accentuant sa formation sur les dimensions intellectuelles, psychologiques et spirituelles, il en fit une mystique douée, pointue, rigoureuse et puissante, ainsi qu'une praticienne extrêmement efficace de l'art subtil du Dun Möch. Il partage régulièrement avec elle les résultats de ses recherches, et elle ne manque pas également de lui faire part des siennes.


Nom : Darth Dychron
Âge : 27 ans
Espèce: Twi'Lek
Origine : Bonadan
Situation : Il est le dernier apprenti en date du Seigneur Anachor, qui le forme depuis maintenant trois ans ( an 187 ).

Description : Enlevé par des agents et recruteurs Sith alors qu'il était alors un enfant, Dychron n'a par la suite, en grandissant, jamais exprimé de nostalgie quant à sa famille, ni envers son monde natal. Froid, sérieux, sec, il témoigne d'une dévotion inextinguible envers l'Ordre, et d'un grand sens du service, du sacerdoce, même. Combattant efficace, manipulateur de la Force doué, il est un élément prometteur, et cela est certainement dû au fait que rares sont les novices formés aussi jeunes aux arts Sith. Il a en effet appris à lire dans leurs textes, et la première langue qu'il sut parler couramment fut l'ancien Sith. Cultivé et curieux, il fait la fierté d'Anachor, comme tous ses précédents élèves, mais se montre parfois trop docile à son goût.
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Darth Anachor
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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Mer 8 Juil - 16:01

Individus surveillés de près par le Seigneur Anachor et ses agents


Membres du Nouvel Ordre Sith


Nom : O'Shala
Prénom : Valentine
Âge : 9 ans
Espèce: Bothane
Origine : Chandrilla
Situation : Novice du Nouvel Ordre Sith depuis l'an 189 après Yavin.

Cette jeune fille fait plus âgée. Ceci, physiquement comme psychologiquement...la présence de la petite O'Shala parmi les enfants initiés aux arcanes des Sith est due à une politique d'essaimage d'espions jouant également le rôle de rabatteurs dans toute la Galaxie au profit du Nouvel Ordre. La famille bothane à laquelle elle appartient est relativement connue...mais pas du grand public.

En effet, comme il arrive souvent au sein de cette espèce, les O'Shala sont des espions de haut vol depuis des siècles. Le plus fameux membre de cette dynastie était Rohlan O'Shala, un des fondateurs du service de renseignement et d'action furtive de la toute jeune Alliance pour la Restauration de la République, qui devait devenir plus tard la Nouvelle République. Cet illustre ancêtre porta à son paroxysme l'art bothan de la dissimulation, et son auguste figure a depuis inspiré tous ses descendants. Et Valentine ne fit pas exception à ce devoir familial de perpétuation du souvenir de ce héros.

Cependant, un tel métier, même pratiqué par des Bothans, est risqué. Les talents des proches de la jeune enfant ne suffirent pas à empêcher qu'elle n'attire l'attention d'un des rabatteurs du Nouvel Ordre...qui n'était autre qu'un arpenteur Sith repéré par le propre père de la petite. Étant tombé dans un guet-apens organisé par sa cible, qu'il cherchait à repérer depuis un an et demi, cette dernière dut recourir à tous ses talents pour mettre à genoux un membre des services spéciaux de l'Alliance Galactique qui, en plus d'être un espion virtuose, se battait magnifiquement.

Blessé, capturé, Thufir O'Shala subit pendant trois semaines, à la fois une altération psychologique permise par une maîtrise sommaire de la Sorcellerie Sith, et des tortures qui facilitèrent cette dernière. Au final, la volonté du malheureux se brisa, et il devint bien malgré lui un agent double du Nouvel Ordre. C'est ainsi que l'individu qu'il traquait put se rapprocher d'avantage encore de Valentine, dont la résonance particulière dans la Force l'avait frappé dès qu'il avait commencé à repérer le foyer de son poursuivant.

L'arpenteur, intrigué, avait alors fini par apprendre que la jeune fille, très tôt, s'était faite remarquer par sa bizarrerie, oscillant entre un calme extrême la plus grande partie de la journée, et de brusques périodes d'hyperactivité, qui se poursuivaient jusqu'à tard dans la nuit. Ce que, de plus, l'on aurait pu prendre pour des fugues répétées, étaient en fait l'expression d'un besoin de stimulation et de mouvement, ainsi que d'un goût pour la veille, qui lui faisaient souvent quitter la maison pour errer sans crainte dans les rues de Chandrilla, appréciant l'air frais du vent nocturne, et la relativement effrayante splendeur d'un ciel rempli d'étoiles.

Ces caractéristiques psychologiques s'accompagnaient régulièrement, non pas d'une télépathie ou d'une télékinésie archaïques et mal contrôlées, mais par de fréquents rêves prémonitoires se vérifiant toujours, accompagnés de céphalées, frayeurs nocturnes et crises de mutisme. Si il semblait urgent, au fur et à mesure que les années passaient, de traiter sérieusement ce qui devenait un problème, les bizarreries de Valentine revêtant un caractère de plus en plus grave, il était clair, pour le recruteur Sith, que cette enfant disposait d'un lien avec la Force particulièrement fort, mais aussi très atypique. Nul doute que le Nouvel Ordre avait grandement besoin de ce type singulier de talents.

Une fois qu'il se fut assuré une mainmise totale sur son père, il parvint donc à obtenir de ce dernier un placement dans une institution psychiatrique pour enfants située dans la Bordure Extérieure. La réaction extrêmement violente de la Bothane dura des semaines, et ne se calma que lorsque le convoi qui devait l'amener sur le monde en question fut arraisonné par un gang affilié au Soleil Noir, avec lequel le rabatteur Sith avait conclu un accord. La trajectoire d'un groupe de transporteurs civils accueillant des membres de la grande bourgeoisie de Chandrilla, dont beaucoup d'enfants, contre une partie des gains obtenus via les diverses demandes de rançon, et la propriété d'une seule otage. Cette étrange requête fut satisfaite sans problème, et c'est ainsi que la jeune Bothane fut conduite sur Ziost.

Depuis, si elle fait preuve d'une sérénité tout à fait étrange pour un enfant éveillé aux arts Sith, elle a fait à plusieurs reprises la démonstration de sa capacité à la violence, de ses talents de combattante, et, plus encore, de dispositions à la prophétie, ainsi que, plus généralement, à l'exploration des voies de la Force les plus nébuleuses, énigmatiques et dangereuses. Elle a, de fait, attiré dès son arrivée l'attention du Seigneur Anachor, qui ne manque pas de la faire surveiller de très près. Cette attention, rare chez lui, signifie clairement qu'il souhaite, dès qu'elle sera en âge, en faire sa prochaine apprentie.


Nom : Sydur
Prénom : Jamy
Surnom : Darth Fides
Âge : 29 ans
Espèce: Humain
Origine : Dromund Kaas
Situation : Guerrier Sith, ancien disciple de Darth Arrakis ( de 173 à 185 ).

Rares sont les Sith à être directement nés sur Dromund Kass, mais c'est le cas du jeune Jamy Sydur, alias Darth Fides. Ancien disciple de la redoutable Darth Arrakis, il est devenu depuis un des plus célèbres traqueurs et donc assassins du Nouvel Ordre, et une très fine lame. Agent particulièrement prometteur, ayant eu l'honneur de collaborer déjà à plusieurs reprises avec la Main Noire en personne, il s'est imposé à la reconnaissance de ses pairs, comme de ses supérieurs, par son style de combat singulier, et, à bien des égards, novateurs.

Sa maîtrise de la dissimulation de Force lui a permis de développer une technique, qui peut-être, à terme, donnera naissance à une nouvelle forme officielle de combat au sabre laser. Un duel mené avec lui comporte de fréquentes et soudaines disparitions, mêlées de railleries narquoises, menaces et intrusions psychologiques propres au Dun Möch, et de réapparitions tout aussi surprenantes et vives, le plus souvent marquées par un coup d'estoc provenant de par derrière ou d'un flanc. Mélange entre l'Ataru, le Dun Möch, le Sokan et le Shien So, Darth Fides a admis depuis peu s'être surtout inspiré des deux derniers styles, tout en cherchant à la fois à les combiner et à leur rajouter une agressivité, une vélocité, et un pouvoir de déstabilisation psychologique, permis par les deux premiers.

Cette discipline novatrice, mais aussi très exigeante, est encore mal définie par son créateur, mais elle lui a permis de remporter de nombreux succès dans ses missions, et ne manque pas d'impressionner beaucoup de membres du Nouvel Ordre Sith. Elle suscite également des jalousies, ainsi que des critiques quant à la possibilité d'enseigner cette forme. N'est-elle pas un syncrétisme bizarre, ne fait-on pas un incendie d'un feu de paille en qualifiant cette méthode de révolutionnaire ? Après tout, il ne s'agit que de se servir des qualités de différentes formes, sans pour autant inventer un art absolument nouveau.

Quoiqu'il en soit, les talents martiaux de Darth Fides sont avérés, et le Seigneur Anachor voit en lui un des plus brillants talents formés par ses anciennes élèves. Il le surveille de près, et songe, disent certains, à faire de lui l'un de ses agents les plus importants. Pourtant, Fides semble, en bon Sith, déborder d'ambition, et il n'est pas dit qu'il consentirait à se faire le bras d'un Seigneur, aussi prestigieux soit-il...du moins, jusqu'à maintenant, a-t-il toujours tenu à conserver son autonomie, et à ne prendre ses instructions que du Seigneur Noir en personne.
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Darth Anachor
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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Dim 12 Juil - 6:48

Agents, collaborateurs et alliés du Seigneur Anachor



Nom : Femis
Prénom : Jango
Surnom : Darth Pradh
Âge : 48 ans
Espèce: Humain
Origine : Serenno
Situation : Seigneur Sith, infiltré dans l'espace de la Fédération. Officiellement comédien, dramaturge, compositeur et metteur en scène. Directeur/fondateur de la troupe "le Ballet Rouge". Ancien apprenti de Darth Akestès ( de 172 à 182 ).

Description : L'enfance de Jango Femis fut des plus heureuses, et il n'y avait à priori aucune raison pour que ce jeune garçon, doté à la fois d'une forte sensibilité artistique et d'un réel potentiel comique, équilibré et rieur, devienne dans son âge mur un des Seigneurs Sith les plus retors de toute l'histoire de l'Ordre. Issu de la classe moyenne de Serenno, ce personnage fantasque eut la chance de naître dans une famille de professeurs universitaires, qui l'encouragèrent dans son goût du déguisement, de la farce et de la mise en scène. Si il monta des spectacles de marionnettes dès qu'il fut en âge, ce qui frappa assez tôt ses parents comme ses éducateurs, fut sa précocité intellectuelle, nettement marquée concernant l'apprentissage du langage, de la lecture et de l'écriture.

Nanti d'un don pour l'imitation, et d'un caractère observateur, le jeune Jango sut très vite, grâce à son intelligence acérée et son esprit mordant, se faire adopter par le large cercle des parents plus lointains et des amis de famille, en tant que coqueluche. Gai, pétillant, malicieux, il ne fut pas en reste aux yeux de ses camarades d'école, puis d'université. Il est de ces gens qui savent se faire aimer de tout le monde, quitte pour cela, non pas à faire à proprement parler preuve d'hypocrisie, mais plutôt à devenir des gens extrêmement secrets, et à se montrer capable de préserver leur réelle personnalité derrière les mille masques qu'ils revêtent. Jango Femis fut tout de suite de ceux-là.

Il semblait donc que son parcours fut vite tracé, et que son futur ne devait ni constituer un mystère, ni connaître des difficultés particulières. Il était admis, en effet, qu'il serait un artiste, et même un brillant théoricien de l'art, notamment concernant le théâtre, sa prédisposition de toujours. De fait, bien qu'il tint au début la place de metteur en scène, et, à l'occasion, d'auteur des premières pièces qu'il monta, il connut dès sa puberté la tentation et la curiosité de la scène. Montant sur les planches, il développa rapidement de réels talents de comédien, et un redoutable talent pour la satire. Sa culture et son goût pour les humanités lui permirent de se faire connaître peu avant avoir atteint sa majorité, pour des pièces s'inspirant dans leur discours des principaux moralistes corelliens, serenniens et coruscantii.

C'est ainsi que, lors d'une tournée dans les Colonies du Nord, alors qu'il venait à peine de fonder la troupe qui devait par la suite devenir l'une des plus populaires et talentueuses des mondes civilisés, le "Ballet Rouge", il attira l'attention d'un amateur de pièces comiques des plus singuliers : un homme de haute stature et d'âge mur, doté d'une large barbe fleurie, et d'un regard malicieux et perçant, qui s'avérait être officiellement un des érudits les plus fameux de l'époque concernant l'histoire ancienne. En effet, archéologue amateur, il n'occupait pas de fonction universitaire, mais était régulièrement consulté par nombre d'historiens sur les franges les plus obscures de l'Histoire Galactique. Cet homme mystérieux, qui retournait fréquemment dans l'ombre de sa planète natale, le monde reculé d'Alpheridies, n'était en réalité autre que le Seigneur Sith Darth Akestès.

C'était encore l'époque où il pouvait se permettre d'utiliser cette couverture pour infiltrer l'espace de la Fédération, et menait les opérations de rabattage et de recrutement pour le Nouvel Ordre dans ce secteur. Il devait abandonner sa couverture peu après avoir commencé la formation du nouvel apprenti, dont il venait de faire la connaissance sur Mrisst, le soir d'une représentation particulièrement brillante. Sincèrement curieux de rencontrer ce jeune auteur fort couru, ce n'est que lorsqu'il parvint à se faire introduire auprès de lui en tant qu'intellectuel de renom, qu'il réalisa le puissant potentiel dans la Force que représentait Jango Femis. En cette année de 172, alors que celui-ci était tout juste âgé de 20 ans, commença donc à se nouer un des liens de mentor à apprenti les plus avantageux pour le Nouvel Ordre Sith.

En effet, il ne fallut pas longtemps pour que les deux individus, mutuellement intrigués, ne développent officiellement une collaboration intellectuelle et artistique qui servit de couverture à leur fébrile activité d'espionnage. Akestès put dès lors se faire singulièrement bien voir par le Conseil Noir, grâce aux précieuses informations qu'il récoltait de part son apprenti, qui prit, après que l'Aveugle lui eut dévoilé sa vraie nature, et soit parvenu à le convaincre d'intégrer les rangs de l'Ordre, le nom de Darth Pradh. Les incessantes tournées que lui valait son impressionnante capacité de travail, lui permirent d'édifier dans les régions proches du Noyau, un réseau d'espionnage d'une qualité exceptionnelle. Une bonne partie des novices provenant de ces mondes qui arrivèrent sur Ziost furent repérés grâce au filet jeté par Pradh et Akestès sur les Colonies.

Lorsque Akestès eut terminé la formation de Pradh, ce dernier resta sur place, profitant d'une notoriété qui ne cessait de croître, et se rendit plus qu'utile à ses collègues Sith : indispensable. Rares sont les personnes au sein du Nouvel Ordre qui sont plus renseignées que lui sur ce qui se passe dans la Galaxie, et qui disposent d'autant de contacts de tous milieux sociaux. Son carnet d'adresse est très bien fourni, et son rôle dans le jeu mené par le Seigneur Noir est d'une importance notoire. Autant pour cette raison, que du fait de la forte jalousie qu'il suscite parmi ses pairs, il ne se rend pour ainsi dire jamais dans l'Espace Sith, mais il a déjà pu rencontrer Darth Anachor. Les deux hommes s'étant reconnus l'un en l'autre, disposant du même goût pour la dissimulation et la comédie, ils ont décidé, depuis, de conclure une alliance secrète ; l'un fournit les informations capitales, l'autre la protection vis-à-vis des Sith envieux. Cette collaboration fructueuse a fait ses preuves, et est un atout précieux pour l'Ordre, quoiqu'en pensent les adversaires du tandem.
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Darth Anachor
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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Mar 14 Juil - 10:54

Adversaires et rivaux du Seigneur Anachor


Nom : Kae
Prénom : Elena
Surnom : L’Éminence Grise, Maître Kae
Âge : 85 ans
Espèce: Echani
Origine : Tython
Situation : Ancien Maître Jedi, a quitté le Nouvel Ordre en 147. Devenue depuis une des plus grandes Jedi Grises de l'après-Krayt, elle est une légende aux yeux de beaucoup de gens, et s'est taillée une réputation héroïque auprès des mondes du Noyau comme de ceux de la Bordure Médiane. Son Patrouilleur Firespray personnel, le "Silencio" n'est pas moins célèbre, et sa réputation pourrait concurrencer celle du "Faucon Millenium" en son temps.

Description : Elena Kae est issue d'une lignée de brillants combattants, et l'on pourrait dire qu'elle a la lutte dans le sang, si ce faisant, l'on n'offensait pas cet esprit acéré qui ne croit pas aux vertus de l'hérédité, qui n'est rien de plus, à ses yeux, qu'un déterminisme. Elle descend de loin en loin d'Arren Kae, une générale Jedi des Guerres Mandaloriennes qui précédèrent la Guerre Civile des Jedi, il y a de cela quatre millénaires.

Joignant les vertus guerrières de son espèce à ses talents dans la Force, ainsi qu'à une profonde connaissance de l'Histoire Jedi, et plus généralemen,t à une culture titanesque, elle est répertoriée comme l'un des individus les plus précoces du Nouvel Ordre Jedi, toutes périodes confondues. Le nombre de ceux qui, l'ayant connue, ou ne serait-ce qu'approchée, ont vu en elle un Maître exceptionnel, et l'auraient bien vue présider le Haut Conseil, est non négligeable, dans les rangs des Jedi eux-mêmes, comme à l'extérieur de celui-ci.

La destinée singulière d'Elena Kae semblait vouée dès sa naissance à l'adoption d'un parcours atypique : rares sont ceux qui peuvent s'honorer d'avoir vu le jour sur le monde originel des Jedi, la mystérieuse et paisible Tython. Ayant grandi dans l'ombre des prestigieux sanctuaires de la planète, elle joignit à son talent pour le combat, un tempérament calme, réservé et taiseux, qui semble récurrent chez nombre d'Echani.

Bien qu'elle ne démérita pas, dans son apprentissage de l'art de la lutte, en regard des standards élevés de son peuple, et à fortiori de ceux de sa lignée, elle semblait, dès son noviciat, destinée à explorer bien d'avantage la voie des mystiques, des prophètes et des sages au sein du Nouvel Ordre. Dans d'autres circonstances, sans doute aurait-on cherché à la convaincre de s'orienter sur un sentier plus porté à l'action et au combat. Mais Krayt n'avait pas encore paru, et la Galaxie semblait promise à un bel avenir, stable et prospère.

Aussi ne la contraria-t-on pas. Celle qui aurait pu devenir une des plus fines lames du Nouvel Ordre, préféra explorer les mystères de la Force, et s'acquit une réputation d'érudite. Son Maître, le Twi'Lek Ashaan'Ti, l'encouragea, et, lui-même un des principaux théoriciens, philosophes et historiens de son époque, réussit à canaliser sa réelle combativité vers les domaines purement spirituels. Autrement dit, il développa chez elle un talent pour l'argumentation, le débat, la dialectique, qui manquait à cette époque chez bon nombre de jeunes talents, plus impulsifs, agités, et batailleurs.

Si elle semblait détonner parmi un activisme et un volontarisme généralisé au sein du Nouvel Ordre, rares étaient ceux qui parvenaient à ne pas céder à ses arguments lorsqu'une conversation à propos de la Force s'engageait. Son talent oratoire, et sa puissance intellectuelle, lui permirent de cultiver un véritable génie dans l'art de convaincre, et, attirant ainsi l'attention des Maîtres d'Ossus, elle se fit connaître dans sa vingtaine par la conduite de nombreux débats menés devant le Haut Conseil.

Impressionnant de nombreux membres éminents de l'Ordre, il lui manquait, cependant, lorsque sa formation fut terminée, une pratique réelle des missions qui sollicitaient massivement Son attention. Grande duelliste, elle n'avait pas encore eu l'occasion de se livrer à l'illustration des nouvelles missions que Luke Skywalker avait assignées aux Jedi, lors de la création du Nouvel Ordre : une aide incessamment portée aux démunis, aux victimes de l'iniquité, aux faibles, ainsi qu'aux valeurs démocratiques. Le fils de Darth Vador avait voulu, en rebâtissant cet édifice millénaire, le poser sur de nouvelles bases : celles d'une moindre passivité, et d'un engagement politique bien plus prononcé.

En cela, Elena Kae était très traditionnelle, trop, aux yeux de beaucoup, pour ne pas dire vieille école. Elle devait cependant, peu après avoir été nommée Chevalier, démontrer qu'elle savait s'adapter à toutes les exigences de l'Ordre. En effet, peu auparavant, avait éclaté la Guerre Impérialo-Sith, qui mena, en l'an 130, à l'intronisation du sinistre Darth Krayt. Les temps étaient sombres pour les Jedi, et Kae se distingua à travers le revirement qu'elle-même impulsa à son parcours. Se portant volontaire pour les missions les plus risquées, elle contribua à la chute de l'Empereur Sith en 138, et par la suite, à la traque difficile engagée par le Haut Conseil visant à éradiquer les partisans cachés, et les agents secrets du défunt Krayt. Ses multiples services rendus devaient la faire nommer Maître Jedi un peu avant l'âge courant d'obtention de ce titre, puis que cela advint en 140, alors qu'elle avait à peine 35 ans.

Mais la longue lutte, menée pendant une décennie, contre les Sith l'avaient minée, fragilisée. Sa curiosité profonde n'avait pas manqué de lui faire côtoyer des savoirs interdits, et à plusieurs reprises, la tentation avait été forte d'approfondir l'exploration des voies de la Force les plus dangereuses et obscures. Sa force de caractère, son expérience, son intelligence et enfin son savoir lui permirent d'éviter de justesse d'emprunter la pente fatale, mais une fois la paix revenue, le Nouvel Ordre fut déchiré par des dissenssions philosophiques profondes, qui révélaient une grave crise interne.

Partagée entre les arguments des traditionalistes, contemplatifs et se faisant le chantre d'un certain retrait des affaires politiques, et ceux des interventionnistes, qui souhaitaient, pour certains, que les Jedi deviennent une véritable force au sein de la Fédération Galactique, elle ne sut que penser : n'avait-on pas failli laisser la Galaxie sombrer dans les ténèbres, faute de s'être mobilisés suffisamment tôt contre Krayt ? Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de répugner à voir les Jedi devenir une banale faction au sein des querelles politiques qui agitaient les grandes puissances. Comment sauraient-ils se prémunir contre les luttes de clans, les conflits d'intérêt, les tentatives de séduction émanant de politiciens corrompus ? Comment tolérer que l'Ordre évacuât ainsi sa vocation d'étude, son rôle spirituel ?

C'en était trop, pour elle, de voir ses soeurs et frères d'armes se déchirer sur ces questions, et elle décida finalement, sept ans après être devenue Maître, de s'exiler. Elle devint alors une Jedi Grise, et pas des moindres. Son apprentie du moment, qui était la deuxième qu'elle formait, l'humaine Lora Dino, eut le choix entre se trouver un autre mentor, et suivre Elena Kae dans son exil volontaire, ce qu'elle fit sans hésiter. A elles deux, elles devinrent un des tandems les plus renommés de l'époque, et leur lutte contre la piraterie exercée par un Soleil Noir qui renaissait de ses cendres, les dota d'une aura de personnages mythiques, aux dons surnaturels, surgissant de l'ombre pour rétablir l'ordre, la paix et la justice.

Mais un autre évènement devait marquer l'existence de Maître Kae, dont l'intelligence politique et stratégique lui avait donné l'oreille de nombreux dirigeants, ce qui lui avait valu le surnom d’Éminence Grise. C'est précisément ce statut prestigieux qui la fit demander sur Taris, durant la décennie 160. Les services fédéraux redoutaient, derrière les troubles qui n'avaient cessé d'agiter cette dernière depuis la mort de Krayt, l'action vengeresse et sournoise des survivants Sith, dont on ne savait où ils se terraient depuis leur dernière défaite. Avec le mari de son apprentie, un ancien soldat impérial désabusé qu'elle avait épousé en 152, Kae s'y rendit donc, et lutta contre les indépendantistes, soutenus par les Sith, durant cinq ans, jusqu'en 165. C'est à cette dernière période qu'elle rencontra et combattit le Seigneur Sith Darth Anachor, qu'à eux trois, ils faillirent vaincre.

Mais ce dernier réussit, grâce à sa maîtrise des arts obscurs, et à sa perfidie, à prendre finalement l'avantage : il terrassa le mercenaire Teräs Mon, puis exerça une strangulation de Force contre Lora Dino, avant de s'en servir comme bouclier humain contre Elena Kae, qui fondait sur lui...et empala accidentellement sa propre apprentie. Les renforts fédéraux, arrivant sur les lieux du drame, firent fuir l'Anzat, et rapatrièrent une Maître Kae figée, paralysée, qui resta dans cet état de tétanie pendant une semaine. Elle sortit finalement de son apathie alors que les Sith, vaincus, évacuaient furtivement Taris, et jura alors de se consacrer à sa vengeance. Depuis, elle traque Anachor, et, refusant de reprendre quelque apprenti que ce fut, se consacre solitairement à retrouver la trace de l'homme qui lui a tout pris. Impossible de dire qui sortira vivant de la lutte à mort qui s'est engagée il y a 25 ans, mais une chose est sûre : ils font désormais, l'un pour l'autre, figure de Némesis.
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Darth Anachor
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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Jeu 16 Juil - 11:06

Individus pistant Darth Anachor


Nom : Dino
Prénom : Susana
Surnom : Vif-argent
Âge : 38 ans
Espèce: Humaine
Origine : Ord Mantell
Situation : Contrebandière, mercenaire et chasseuse de prime occasionnelle. Traque le Seigneur Anachor depuis l'an 180. Demi-soeur de feu Lora Dino.

Description : Susana Dino semblait destinée à devenir une bonne pilote au sein de la chasse de l'Alliance, mais un drame qui vint secouer sa famille, alors qu'elle n'avait que 12 ans, occasionna une brutale métamorphose de sa psyché. En effet, le premier mariage de son père, si il s'était conclu sur une séparation, lui avait légué parmi ses parents, une personne particulièrement prestigieuse : son aînée et demi-soeur, Lora Dino, était alors âgée de 25 ans, et était la padawan d'un Maître Jedi particulièrement renommé, Elena Kae.

Les règles du Nouvel Ordre, quoique plus souples que celles de l'Ancien, restaient strictes quant au rapport à la famille, entre autres. Les treize années qui séparaient les deux jeunes filles n'avaient pas facilité l'établissement pénible d'une complicité relative, qui avait fini par caractériser leurs rares échanges. Mais leurs rapports étaient néanmoins marqués par une affection profonde.

Cela rendit la mort de Lora sur Taris d'autant plus douloureuse : bien que les services de la Fédération Galactique tinrent à ce que l'affaire demeurât secrète, elle découvrit, en grandissant et en enquêtant, que sa demi-sœur était morte de la main de ces fameux Sith que la Galaxie avait toujours tant redouté. Elle jura, dès lors, de se venger, et sitôt ses études terminées, se servit de son brevet de pilote émérite pour accomplir toutes sortes de missions plus ou moins louches.

Devenue profondément désabusée, cynique et grinçante, elle n'en a pas pour autant oublié que sa raison de vivre est désormais une quête éperdue et passionnée de justice, pour Lora, et pour toutes les autres victimes de ces individus maléfiques et pervers. Elle dispose désormais d'un vaisseau et d'une équipe, qui ont à plusieurs reprises donné du fil à retordre aux représentants du Nouvel Ordre, dont le meurtrier de sa demi-soeur en personne.



Surnom : Le Coursier
Âge : Inconnu
Espèce: Humanoïde
Origine : Inconnue
Situation : Jedi Gris, en activité depuis l'an 170. Redoutable duelliste, ayant plusieurs guerriers Sith tués à son actif.

Description : Si personne ne sait rien de l'individu masqué qui se fait, depuis vingt ans, appeler le Coursier, il est clair que cet être de légende est devenu un des rares cauchemars qui puissent agiter le sommeil des Sith. Car, en effet, ils craignent ce puissant Jedi, qui semble toujours agir en solitaire, et sortir toujours vivant des pires missions qu'il s'attribue. Il est impossible de savoir ce qui l'a poussé à quitter le Nouvel Ordre, mais il demeure néanmoins un des plus fiables et fidèles soutiens de ce dernier.

Surgissant de l'ombre, comme si il était parvenu à maîtriser, non seulement les techniques de dissimulation de Force, mais aussi, véritablement, certains tours Sith, il frappe soudainement, vif et mortel, puis se retire avec la même célérité. Sa tête a été mise à prix par le Seigneur Noir en personne, et il est de notoriété publique que la Main Noire de Darth Trazyn s'est fixée comme objectif de terrasser, en combat singulier, cet individu qui a déjà fait tant de ravages parmi les Sith, et non parmi les moindres.



Nom : Panthir
Prénom : Arial et Otano
Surnom : Les Trappeurs
Âge : 33 et 38 ans
Espèce: Humains
Origine : Coruscant et Bonadan
Situation : Jedi Grise et Spectre de l'Alliance. Ils sont époux, et spécialisés dans la traque d'agents Sith infiltrés dans la Fédération.

Description : Rares sont ceux, parmi les millions de soldats et d'agents au service de la Fédération Galactique, qui peuvent se targuer d'une popularité qui égale celle des Trappeurs, le plus fameux tandem des Mondes du Noyau. Personnifiant littéralement la soif éperdue de justice, de paix et de liberté que partagent des trilliards d'individus à travers la Galaxie, ces amoureux, à bord du fameux patrouilleur Firespray l'Indivis, écument cette dernière en quête de populations à secourir, de démunis à défendre, de marginaux à valoriser...et surtout, de serviteurs du crime à éradiquer.

Si ils ont tous les deux des fonctions bien précises, et n'agissent pas en totale autonomie, ils disposent cependant d'une très grande marge de manoeuvre. Bénéficiant d'autorisations d'accès spéciales dans de nombreux secteurs galactiques, précédés par une renommée colossale, ils ont rendus suffisamment de services, tout au long d'une carrière qui commence à peine, pour pouvoir se permettre de prendre une retraite légitime, si l'envie leur prenait. Mais les époux Panthir ont la passion de l'action, et du service.

Ayant plusieurs Sith abattus à leur actif, la Jedi et l'agent secret de la République doivent payer la rançon de la gloire : il leur est difficile, avec les années, d'accomplir leurs missions dans la discrétion requise ; mais, curieusement, la plupart du temps, ils y parviennent. Il semble impossible de leur échapper si ils se mettent en tête de traquer tel ou tel malfaiteur, fut-il un Seigneur Sith. Tout cela a contribué à les rendre indispensables, aux yeux de nombreux responsables de la Fédération Galactique.



Nom : Dino
Prénom : Leia
Âge : 35 ans
Espèce: Humaine
Origine : Ord Mantell
Situation : Chevalier Jedi, soeur de la padawan Lora Dino, tuée par Darth Anachor en 165.

Description : La benjamine de ce clan élargi qu'est devenue la famille Dino, a longtemps brûlé d'une soif de vengeance au moins égale à celle de sa demi-soeur, Susana, suite à la mort de sa soeur Lora, survenue alors qu'elle avait à peine dix ans. Traumatisée par la nouvelle, la jeune novice Jedi manqua de succomber au Côté Obscur, et sa grande peine, ainsi que les violents sentiments qui bouillonnaient en elle, lui firent quitter l'Ordre pendant quelques années, à la fin de sa formation de padawan.

Elle occupa la fonction de Jedi Gris, jusqu'en 182, où elle fit son grand retour à l'Académie d'Ossus. Ses voyages semblaient lui avoir permis de gagner en maturité, en sérénité, et de couper un pont avec le passé. Seuls semblaient devoir compter ses devoirs de Jedi. Après s'être acquittée de quelques missions, et s'être brillamment distinguée dans la lutte contre la piraterie manipulée par le Soleil Noir, au sein du Consortium d'Hapès, elle semble avoir été avisée depuis peu que l'assassin de sa soeur aînée parcourait fréquemment le territoire de la Fédération Galactique.

Depuis les quelques mois qui ont marqué l'apprentissage de cette nouvelle, elle se referme sur elle-même, et semble en proie à une excessive agitation intérieure, dont nul ne saurait dire si, à terme, elle la servira dans sa quête, ou si au contraire, elle pourrait potentiellement causer sa perte...



Nom : Lod
Prénom : Jody
Surnom : Ombre-douce
Âge : 48 ans
Espèce: Mirialan
Origine : Taris
Situation : Maître Jedi, historienne, philosophe et sage du Nouvel Ordre.

Description : Jody Lod fut l'une des plus proches collaboratrices de la Jedi Grise Elena Kae dès leur première rencontre, bien des années après l'exil de cette dernière. Sans aller jusqu'à dire qu'elle a su égaler l’Éminence Grise, elle l'a efficacement remplacé à bien des égards, dans sa fonction d'intellectuelle Jedi.

Puissante, avisée, flegmatique et douce, sa chaleur et sa bienveillance en ont fait une des Maîtres les plus populaires de l'Académie d'Ossus, et elle fait partie des plus fervents partisans de l'extension de l'Académie de Yavin IV, projet datant de plusieurs années. Ancienne amie de feu Xanathos Eorlia, elle souhaite, entre autres, préserver son souvenir, en concourant comme elle le peut à l'installation de nouveaux centres de formation, de méditation et d'entraînement pour les générations Jedi futures.

Accessoirement, ses liens étroits avec Maître Kae lui ont fait croiser à plusieurs reprises la route de Darth Anachor ; si ils ne se sont pas encore affrontés, elle est un des fers de lance de l'observation exercée contre celui-ci, et sait qu'un jour, il lui faudra le combattre. Elle espère que, lorsque ce moment sera venu, elle sera à la hauteur de la mémoire de son amie Elena...et qu'elle saura faire justice pour elle, et l'humiliant affront qui lui a été fait sur Taris.



Nom : Nocta
Prénom : Natali
Âge : 18 ans
Espèce: Togruta
Origine : Ossus
Situation : Padawan de Maître Lod.

Description : Cette jeune fille est un élément prometteur du Nouvel Ordre Jedi. Le caractère secret et mutique de son Maître fait qu'elle est elle-même très discrète et bien peu bavarde, mais c'est un tandem efficace et redoutable. Calmes, pondérées, avisées et efficaces, elles sont à la pointe de la recherche mystique et de l'étude de la Force. On les voit rarement au sein des bâtiments du Nouvel Ordre, car elles sont presque toute l'année en retraite, en pèlerinage ou en exploration à travers la Galaxie, à la recherche des mondes les plus intensément connectés à la Force.

Cependant, une telle existence est parfois très pénible à mener pour une jeune fille pleine de vie, et qui, par bien des aspects, est restée gaie, vive, légère, mais aussi assez étourdie, et impulsive par moments. Il lui reste beaucoup à apprendre, et il n'est pas sûr qu'elle saurait mener sa vie de Jedi comme il convient, si Jody Lod ne la chapitrait pas souvent, et n'entretenait pas vis-à-vis d'elle une observation vigilante et sévère, de ses progrès, comme des défauts qu'il lui arrive encore de cultiver, de gré ou à son insu.



Nom : Vess
Prénom : Khom
Surnom : La Sulfateuse
Âge : 53 ans
Espèce: Trandoshan
Origine : Toydaria
Situation : Chasseur de primes.

Description : On connaît bien Khom Vess, dans le monde de la pègre. Ce puissant trandoshan, qui s'est distingué dans sa jeunesse par sa capacité à tanner les peaux des Wookies qu'il chassait, s'est fait remarquer tout au long de sa carrière pour sa cruauté, sa brutalité, son goût des assauts directs et sauvages, ainsi que par un côté brouillon, qui n'a pas manqué de lui faire frôler la mort à plus d'une reprise.

Sa folie certaine le rend, aux dires de ses employeurs, d'autant plus efficace, mais il faut le manipuler avec doigté pour qu'il fasse au mieux ce que l'on attend de lui. Dans la dernière décennie, il a su s'acquitter avec plus ou moins de brio de plusieurs missions concernant rien moins que des Sith, et en a retiré un goût profond de la chasse aux sensitifs. Reste à savoir combien de temps il pourra tenir ce rythme, car le Trandoshan, si il devient de plus en plus imprévisible, commence aussi à se faire vieux...






Dernière édition par Darth Anachor le Sam 18 Juil - 19:48, édité 9 fois
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Darth Anachor
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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Jeu 16 Juil - 12:09


Organisations en lien avec Darth Anachor



Les Arpenteurs du Côté Obscur

Il existe, au-delà de la fameuse dichotomie séparant la lignée de Bane et celle de Krayt, une pléthore de sectes minuscules éparpillées dans la Galaxie, composée de membres plus ou moins louches et de toutes origines, qui ont fait allégeance aux arts obscurs, et souhaitent, à terme, propager et imposer leur vision de la Force à tous les sensitifs, si ce n'est à tous les êtres doués de conscience, et capables, donc, de les servir.

Les Arpenteurs du Côté Obscur sont de ceux-là. Ils sont connus pour rester soigneusement à l'écart des évènements galactiques depuis l'an 138, autrement dit, depuis la chute de l'Empire Sith, qui a vu leur formation. Il est évident que les membres de cette mystérieuse organisation, aux motivations difficiles à cerner rationnellement, cultivent le plus grand secret, via, entre autres, le port du masque.

Quoique leurs activités ne soient pas connues, ils se sont déjà fait remarquer par le Nouvel Ordre Sith par les visites ( eux-mêmes préfèrent parler de pèlerinages ) fréquentes qu'ils conduisent dans les lieux de la Galaxie marqués par le Côté Obscur qui sont le plus accessibles. On les a repérés à plusieurs reprises, à proximité de certains nexus, aussi bien de l'Espace Sith que d'autres régions plus accessibles et fréquentées. Pour une raison inconnue, il leur est interdit, une fois qu'ils se sont vus attribuer un poste sur telle ou telle planète, de le quitter.


Quoiqu'ils soient formés au combat, et de bons manipulateurs de la Force, ils sont, ainsi, relativement prévisibles, et leur dangerosité s'en trouve limitée. Il semblerait qu'ils ne disposent pas tous de sabre laser, lequel leur revient au fur et à mesure que les initiés gravissent la hiérarchie de groupe. Ils se voient, apparemment, comme les gardiens des lieux saints du Côté Obscur, et comme les élus de ce dernier. Ils méprisent tous les autres sensitifs, et les attaquent à vue.


Les Gardiens de Tython

Le Nouvel Ordre Jedi est un groupe ouvert, mais très uni : son homogénéité est totale, et, à contrario de ses adversaires Sith, ses membres et alliés ne s'éparpillent pas en des groupes éclatés et semi-indépendants. Soit l'on est rattaché à la douce, mais ferme autorité du Haut Conseil, soit l'on se situe en-dehors de l'obéissance à ce dernier, et alors, l'on est un Jedi Gris.

Les Jedi Noirs, quant à eux, n'ont aucun lien avec l'Ordre depuis longtemps, et devraient, à la limite, adopter un nom différent, car ils n'agissent qu'en fonction de leurs intérêts, contrairement aux précédents, qui, si ils sont relativement indépendants, viennent en aide au Nouvel Ordre dès que celui-ci en a besoin.

Aussi, les quelques groupes qui se distinguent du reste des Jedi, ne le font que parce qu'ils occupent une fonction précise, officialisée par le Haut Conseil. Ils lui obéissent, et sont fidèles à leurs pairs. Les Gardiens de Tython sont de ceux-là, mais leur singularité les met tout de même à part. En effet, ce groupe a une existence pluriséculaire : sa formation remonte à -19, autrement dit, au funeste Ordre 66. Alors que les servants de la Lumière étaient massacrés à travers toute la Galaxie, un petit nombre de Chevaliers et Maîtres, décida d'évacuer en toute urgence un groupe de novice qui était en formation sur Alderaan, pour se replier sur Tython.


La tâche qu'ils se fixèrent était simple : il leur fallait protéger à tout prix cette planète sacrée pour les Jedi, et la défendre de l'éventuelle prédation des soldats clones et de l'Empereur fraîchement nommé. Le premier des sanctuaires de l'Ordre serait défendu jusqu'à la mort, et les apprentis qui y furent transférés, devaient en perpétuer la mémoire, et assurer son avenir.
Il fallait, dans le même temps, réfléchir à ce qui avait précipité leur chute, et sur les raisons de leur lente fragilisation, débouchant sur leur extermination.

La philosophie qu'ils adoptèrent donc, fut un retour extrêmement fort aux fondamentaux de l'Ordre, et un rigorisme dont la caractéristique la plus saillante, était une coupure totale avec l'extérieur, une vie collective très austère, bref, une existence monacale et totalement retirée des évènements galactiques. Survivant aux nombreuses guerres qui déchirèrent la Galaxie depuis ce tragique évènement, les Gardiens de Tython se sont récemment fait connaître du Nouvel Ordre Jedi, qu'ils ont décidé de rejoindre, tout en obtenant de conserver leur fonction protectrice et mystique sur le paisible monde. Le Seigneur Anachor a déjà affronté une de ses membres, la Maître Silvia Tourig, juste avant que cette érudite ne décide de les rallier, et il semble être catalogué par les Gardiens comme un de leurs plus redoutables adversaires.


Les Protecteurs

Voilà un titre grandement ironique, que celui qu'a adopté cette puissante organisation terroriste, dont les visées sont plus d'ordre criminel et politique, que celui d'une assistance prêtée aux faibles, aux marginaux, et aux démunis. A l'inverse de groupes comme le Soleil Noir, ou d'autres cellules satellites de ce dernier, les Protecteurs sont exclusivement installés sur des mondes surpeuplés, et concentrés sur des quartiers précis, qu'ils dirigent totalement, au lieu d'étendre un vaste réseau sur les planètes occupées.

Ils seraient, actuellement, en activité sur Coruscant, Bonadan, Taris, Ord Mantell, Corellia, Nar Shaddaa, Chandrilla, Mrisst et Muunilinst. Ils exercent également un racket notable sur la plupart des mondes civilisés de la Voie Hydienne, et compteraient des milliers de membres opérant dans les Mondes du Noyau principalement, ainsi que dans une partie de la Bordure Médiane.

Ses membres, violents, impitoyables, sadiques et rusés, semblent particulièrement adaptés aux méthodes propres à la guérilla urbaine, et tous sont dotés de jetpacks, qui leur confèrent une extrême mobilité, qui achève de les rendre redoutables. Unis par le goût du pouvoir, de la domination, encore plus que par l'appât du gain, ils font partie des groupuscules terroristes les plus craints de la Galaxie.


Ils sont, paradoxalement pour les autorités de la Fédération Galactique, un frein important à l'infiltration des Sith dans les secteurs cités plus haut. En effet, ils refusent de partager la moindre parcelle du pouvoir conséquent qu'ils exercent sur les populations civiles démunies placées sous leur coupe. Leur joug, dur et marqué par le caprice, et l'entretien d'un savant dosage d'instabilité dans les quartiers subissant leur loi, a été acquis après de longues années de lutte menée dans l'obscurité, et son installation, qui semble durable, a coûté de nombreuses vies. Ils ne se reconnaissent aucune autorité, et combattront farouchement quiconque tente de les détrôner, ce que les Sith se sont précisément attachés à faire depuis bien des années.


Les Chasseurs de Feu

Les quelques dizaines de brillants chasseurs de primes qui composent cette étrange organisation, sont parmi les meilleurs que compte la Galaxie. Ou plutôt, comptaient. En effet, ces individus, si ils n'ont certes pas raccroché leurs blasters, ne traquent plus personne depuis longtemps. Ou presque. En effet, pour une raison inconnue, l'objectif qu'ils se sont donnés à la création de leur guilde, qui remonte à l'an 173, est limpide, précis, mais aussi très singulier : récolter le plus de sabre lasers possible.

Aussi ont-ils entrepris, depuis presque vingt ans, une chasse impitoyable, dans toute la Galaxie, visant aussi bien des Jedi affiliés à l'ordre, des Gris et des Noirs, que des Sith. Tout sensitif doté de cette arme fameuse est une proie en puissance, une cible potentielle, et un gêneur. En effet, leurs débuts ont été difficiles, et marqués par de lourdes pertes, et ce, pour l'acquisition de moins de dix sabres lasers en plusieurs années.

Pourtant, les membres de cette curieuse association sont intelligents, vifs, rusés, et semblent être particulièrement adaptables. Ayant fini par comprendre quelles méthodes il leur fallait employer pour renverser la tendance, et accomplir leur mission, ils sont devenus depuis un peu plus d'une décennie de redoutables traqueurs de sensitifs.


Bien armés, expérimentés, agissant en groupe, ces gens sont désormais des spécialistes de la lutte contre les sensitifs, et ce qui pourrait apparaître comme un caprice puéril, et le signe d'esprits malades et obnubilés par des sottises, car ils conservent précieusement leurs trophées, et se gardent bien de les vendre, est en réalité un véritable fanatisme. Ils se battront jusqu'à la mort pour s'emparer d'un sabre laser, et souffriront les pires tortures, plutôt que de révéler la position de leurs pairs, leurs bases, le lieu où ils entreposent ces armes si durement gagnées, et enfin : la raison de leurs étranges agissements.
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MessageSujet: Re: Holocron de Vhym A'Roa   Dim 19 Juil - 11:07


Organisations crées par le Seigneur Anachor


Le Vrai Potentium
Créé en l'an 170 après Yavin

La raison qui poussa, il y a des millénaires, à la création de l'Ordre Jedi, résidait dans l'association, sur le mystérieux et paisible monde de Thyton, d'un groupe de philosophes, savants et mystiques, voués à l'étude de la Force. Profondément liés à l'Histoire des Républiques Galactiques, les Jedi furent, peu à peu, mêlés aux luttes politiques et militaires propres aux évènements qui secouèrent la galaxie à travers les siècles. D'aucuns soutiennent qu'ils y perdirent leur âme, et oublièrent ainsi leur raison d'être, les fondamentaux intellectuels qui avaient présidé à la création de leur institution.

Les différents Codes qui ont marqué leur histoire, lesquels, par ailleurs, se répondaient les uns aux autres, et se complétèrent plus qu'ils ne s'opposèrent, ne sont pas une synthèse du colossal savoir accumulé par les Jedi, mais définissent une ligne de conduite. Il s'agit d'un contenu éthique, et non purement philosophique. Résolument tournés vers l'action, ils n'auraient cependant jamais été ce qu'ils sont devenus depuis, aussi bien dans les faits que dans la mémoire collective, sans une prédisposition à la méditation et à la contemplation.

Les Jedi ne sont pas que des gardiens de la Lumière, des justiciers et des combattants : ce sont aussi des sages, et des théoriciens, des scientifiques. Du moins, telle était leur vocation première, et si toutes ces fonctions qu'ils s'attribuèrent, tendirent, au fil du temps, à se mêler les unes aux autres, à voir s'atténuer des distinctions qui furent, au départ, nettes et tranchées, il est clair que l'Ordre est né du fait d'un inextinguible souci de comprendre. Percer les secrets de l'Univers était censé être leur rôle.

Pourtant, cette mission titanesque n'a jamais été accomplie par personne. Des millénaires de recherche, l'expérience accumulée de nombreux sages, n'ont pas suffi pour résoudre ce mystère persistant qu'est la Force. Le malheur, est que le tableau, d'ailleurs, est mois clair que cela : le progrès dans la compréhension des voies de la Force n'a jamais été linéaire. De nombreux savoirs, acquis très vite par les premiers Jedi, et parmi les plus importants, se sont, par la suite, et définitivement, égarés.

On raconte que le Grand Holocron, un des documents les plus sacrés de l'Ordre Jedi, du temps de l'Ancienne République, était loin d'avoir révélé tous ses secrets à la veille de la Guerre des Clones, et qu'à huit cent ans passés, le Grand Maître Yoda lui-même, n'avait pas pu accéder à la plupart des informations qui y étaient contenues. Voici qui invite à la retenue. Or, il s'avère que les Jedi n'ont pas toujours su en faire preuve.



Durant son histoire, l'Ordre Jedi a périodiquement subi la secousse de disputes philosophiques, que le Conseil n'a pas toujours bien su gérer.

Il a existé, à travers l'Histoire, bien trop d'écoles philosophiques, religieuses, et mystiques concernant la Force, pour qu'elles aient toutes pu acquérir une renommée suffisante pour demeurer dans la mémoire des siècles. De nombreux courants de pensée ont existé à travers le temps, et la galaxie a toujours été pleine de sectes, ordres, religions et autres groupes d'étude, représentant autant d'acceptions différentes de ce en quoi consiste la Force, et du degré de connaissance et de pouvoir que la compréhension de ses mystères prodigue.
Divinité cachée ? Flux informe et impersonnel ? Esprit universel, mais guère omnipotent, laissant aux êtres doués de conscience leur liberté d'agir, en somme, leur libre-arbitre ? Ou bien, autre forme du Destin ?

Les Jedi se sont démarqués, par rapport aux moines Aing-Tii, aux mystiques Voss, aux Baran Do de Dorin, et à d'autres groupes spirituels, par le caractère universel et relativement simple des différents discours qu'ils tinrent sur la Force durant leur existence, tous reliés par une profonde cohérence doctrinale. La puissance de conviction avec laquelle ils ont toujours porté leur message, leur permit de proposer, aux trilliards d'êtres pensants vivant dans les régions connues de la galaxie, une spiritualité totale, c'est-à-dire une vérité aussi bien intellectuelle et psychologique qu'éthique, et finalement, mystique. Rares ont été les courants de pensée ayant su égaler l'Ordre, ne serait-ce que sur la durée, dans la communication, plus même : l'incarnation parfaite, d'une vision de la vie et de l'univers.

Il semble donc que sa notoriété est méritée, que la vérité sur la Force et les mystères de la création est détenue par cette institution sainte et millénaire. L'équilibre parfait dans l'existence personnelle comme sociale, et la saine conduite d'une vie harmonieuse et féconde, semble donc avoir été trouvé, et entretenu par ces Jedi que la galaxie révère depuis des temps immémoriaux. Enfin, il apparaît acquis qu'elle leur a toujours du son salut. N'ont-ils pas tout sacrifié, à maintes reprises, pour la délivrer de mille formes d'oppression politique et intellectuelle, économique et spirituelle ?

La vérité ne coule-t-elle pas de source, concernant ce qu'il convient de faire et de penser pour mener une vie digne d'être vécue, et comprendre l'univers, lorsqu'on les compare à ces malveillants Sith, pervers et violents ? La confrontation de leurs philosophies respectives, semble permettre à la dite-vérité d'éclater au grand jour. La sagesse contre le goût du pouvoir, la retenue et l'équilibre contre l'instabilité et l'abandon aux pulsions. Ainsi la majorité des êtres intelligents instruits conçoivent-ils la confrontation éternelle qui se joue entre ces pensées antagonistes.

Pourtant, il est des marginaux pour penser que, ce qui semble être un acquis définitif, mérite examen.


La Maître Arren Kae soutenait, en tant qu'historienne, des thèses que les Jedi n'ont, pour la plupart, pas su, ni voulu considérer.

L'apparente solidité de la doctrine Jedi, n'eut en effet pas besoin d'attendre le terrible conflit connu sous le nom des Cent Ans d'Obscurité ( 7000 BBY ), pour se voir fortement remise en question. Peu de gens savent, en effet, que cette dernière période ne fut pas la première grande division qui ébranla l'Ordre. Et ce, même si elle devait avoir pour conséquence rien moins que l'exil des Jedi Noirs, qui, dérivant jusqu'au monder reculé de Korriban, devaient conclure une alliance avec les locaux, les Sith, qui les mènerait à asseoir leur domination sur de vastes régions, et à prendre le nom des peuplades qu'ils surent dominer, tout en s’appropriant leurs secrets.

Il faut, en réalité, faire remonter à une date antérieure les dissenssions initiales qui, si elles surent certainement, de loin en loin, des conséquences tragiques, voire fatales, pour la Galaxie, eurent au moins le mérite de confronter les Jedi à certaines de leurs contradictions et insuffisances, théoriques comme pratiques. Le Premier Grand Schisme date, à vrai dire, du tournant entre les XXIVe et XXVe siècles avant Yavin. La date retenue par l'histoire, de la confrontation primordiale entre l'Ordre et les premiers dissidents qui prendraient, plus tard, le nom de Jedi Noirs, est la suivante : environ -24.500. A cette période, certains Chevaliers défièrent l'autorité doctrinale des Maîtres, les accusant de dogmatisme rigide. Ils expérimentèrent alors des techniques qui les menèrent sur des sentiers jusque là inexplorés, car jugés trop dangereux.

L'Ordre Jedi avait, alors environ 500 ans d'existence, et si les premiers temps avaient été particulièrement paisibles, harmonieux et prolifiques au niveau de l'étude et de la recherche sur la Force, la sécession des premiers Jedi Noirs n'était que l'arbre qui cachait la forêt. C'était le premier point d'orgue, et également de rupture, qui marquait une croissance des interrogations, critiques, débats, voire querelles qui n'avaient pas tardé à poindre au sein du jeune Ordre. L'on n'avait jamais été unanimement certains d'avoir pu envisager l'ensemble des aspects de la Force, et de disposer de la bonne méthode pour percer ses mystères.

Cette agitation interne, au départ très saine, semblait cependant mélangée, chez certains, par une authentique corruption : la soif de pouvoir, le goût de la domination, perçaient déjà chez quelques Jedi particulièrement ambitieux, impulsifs et batailleurs. Il est possible que leur renommée précoce, et l'admiration dont ils firent vite l'objet, firent tourner la tête de plusieurs des membres qui devaient, plus tard, s'unir pour défier le Haut Conseil. Dirigés par un certain Xendor, un Chevalier puissant et charismatiques, ils prirent le nom des Légions de Lettow, et menèrent l'assaut contre leurs frères et soeurs.

Vaincus en quelques mois, ils devaient, cependant, survivre en esprit. Dix huit mille ans plus tard, un conflit, bien plus violent, et qui serait nommé plus tard le Second Grand Schisme, ravagea la Galaxie pendant cent ans. Les successeurs de cette éternelle contestation seraient les Sith, et ils ne devaient jamais cesser la lutte contre ce qu'ils virent de tout temps comme un obscurantisme, un dirigisme, et un dogmatisme.

Pourtant, le débat concernant la nature de la Force, ce qu'il est possible d'apprendre via son concours, et également les pouvoirs surnaturels qu'elle confère, ne s'est jamais limité à cette dichotomie. Il a toujours existé de brillants visionnaires, marginaux et solitaires, au sein des deux Ordres ennemis, pour tenter de se frayer un chemin dans les différentes doctrines professées par l'un et l'autre, et défendre la quête de savoir, la recherche de vérité, qui présida initialement à la création des Jedi, pour vite laisser la place à des querelles fratricides et luttes de pouvoir, sur les corps et les choses, comme sur les esprits.

Une des plus fameuses, parmi ces esprits intègres et audacieux, ne fut autre qu'Arren Kae, Maître Jedi et archiviste ayant vécu au tournant entre la fin du Ve et le début du IVe millénaire avant Yavin. Elle revêtit, au long de son existence, divers avatars, mais demeura toujours fidèle à elle-même, à son intelligence atypique, à son évidente élection spirituelle, en fin de compte, à ses convictions. Passée par la voie des Jedi, puis par celle des Sith, dont elle devint même une des plus grandes Dames du temps sous le titre de Darth Traya, cette femme d'une intelligence exceptionnelle, et très puissante dans la Force, tenta, dès la fin de sa formation, de défendre une conception de ce mystère, qui fut bien plus rigoureuse et exigeante que la dichotomie Côté Clair/Côté Obscur.

Sa philosophie, complexe, mais brillante, ne fut jamais examinée par ses pairs. Elle même se définissait comme une voix criant dans le désert, mais elle tint sa revanche lorsque l'Exilée, suite aux guerres mandaloriennes, puis à la Guerre Civile des Jedi, rétablit un Ordre purifié, rénové intellectuellement, suite à la quasi-extermination que subirent à la fois les Sith et leurs adversaires de toujours. Ainsi, bien qu'elle ne vécut pas pour le voir, Arren Kae pressentit que le message qu'elle avait patiemment édifié, puis tenté de transmettre, jusqu'à donner sa vie pour ses idées, perdurerait, et finirait par triompher. Nul ne sait si elle avait compris à quel point cela demanderait encore bien des vies et des efforts, ruinerait des destins, et demanderait des millénaires.


La mauvaise volonté, ne fut pas la seule cause de l'instabilité théorique périodique propre aux Jedi. Le souci constant de la guerre, les occupa souvent bien loin des débats, voire empêcha qu'ils se tinssent quand il l'aurait fallu.

Bien que l'Ordre sembla pouvoir se vivifier à nouveau à la Source de son credo originel : celle d'observateurs et de savants voués à comprendre les mystères de la vie, et ce, grâce au travail, puis au sacrifice d'Arren Kae, il fut confronté, trois siècles plus tard, non seulement au retour de sa corruption intellectuelle et spirituelle interne, mais à une terrible guerre menée par le Second Empire Sith, émergeant des Régions Inconnues suite à son repli dans les ténèbres datant de la fin de la Guerre de l'Hyperespace. Les successeurs de Naga Sadow se livrèrent, dès -3681, à de soudaines et massives offensives, pillèrent Coruscant, et, pour la première fois dans l'Histoire, rasèrent le Temple Jedi. Ce traumatisme ne fut pas entièrement vengé par la victoire finale sur les Sith, près de quarante ans plus tard, et la République comme l'Ordre, exsangue, devaient s'en remettre difficilement, et après bien des siècles.

Pour ceux qui se rattachaient à la philosophie dont Arren Kae avait été une des premières représentantes, tout était à recommencer. Cependant, ils disposerait d'un très long répit, pour oeuvrer à la propagation de leur message, et aux perfectionnement de leurs théories. L'Histoire, en effet, ne relate guère d'autres troubles majeurs au sein de l'Ordre jusqu'au funeste IIe Millénaire avant Yavin. Pendant près de seize siècles, leur doctrine s'étaya, se renforça, jusqu'à atteindre une profondeur et une solidité considérables.

Bien que toujours marginale, elle était mieux défendue que jamais, et plus populaire au sein de l'Ordre qu'à toute autre période, antérieure comme ultérieure. Cet Âge d'Or, s'inscrivant dans une période globalement paisible et prospère pour l'Ancienne République, devait cependant mettre du temps à s'installer. Après s'être péniblement remis de la période également connue sous le nom de Seconde Grande Guerre Galactique, et qui avait mis fin au règne du deuxième des Empires Sith, les Jedi, finalement, décidèrent d'officialiser plusieurs branches parallèles et annexes, qui devraient représenter et incarner des philosophies différentes de l'orthodoxie que la Haut Conseil continuait à défendre.

Cette période devait durait cinq siècles, et la véritable réflexion sur la Force, similaire à celle qui avait marqué les premières décennies de l'Ordre, connaître un niveau qui ne serait, par la suite, jamais égalé. Cependant, le déclin ne tardait jamais à apparaître, et il semblait particulièrement difficile de maintenir, sur le long terme, l'excellence théorique et pratique qui marqua une partie de cette séquence de l'histoire Jedi. En effet, un des plus grand drames qu'ils subirent, que d'aucuns ont appelé le Troisième Grand Schisme, eut lieu exactement en -2000 avant Yavin.

Un Maître Jedi Umbaran honorable, nommé Phanius, souffrait de la déliquescence de qui avait été autrefois le plus grand ensemble de sages de la Galaxie. Le respect que l'on avait eu un temps pour les théories de Kae et de ses successeurs, s'était étiolé depuis longtemps, et l'on se complaisait dans la médiocrité. Ne le supportant pas, cet homme emprunta un chemin emprunté autrefois, entre autres, par Exar Kun, et sur lequel tous deux furent guidés, au départ, par une saine curiosité, et une envie de comprendre qui dégénérèrent en soif de pouvoir. Ce phénomène fréquent dans l'histoire de l'Ordre témoigne, si il en était besoin, de l'incurie ponctuelle de la pensée Jedi, mais devait avoir des conséquences incalculables. Phanius quitta l'espace connu, et finit par découvrir les clans Sith, ultimes survivants de la défaite survenue près de 1700 ans auparavant. Il prit leur tête, et le nom de Darth Ruin. Cette déchéance devait représenter le début de la longue décadence qui frapperait aussi bien l'Ordre que l'Ancienne République.

Bientôt, les Sith repartiraient en guerre contre leurs adversaires éternels, et ce, durant mille ans. La guerre initiée par Ruin, succédait à une plus longue durée de paix et de stabilité, comme pour lui répondre, comme si cet interminable conflit devait rétablir un équilibre cosmique fragilisé, et finalement menacée, par la défaite et la quasi-extinction du Second Empire. Lui succèderait, à nouveau, un millénaire de paix relative, permise par la défaite de Rusaan. Les Nouvelles Guerres Sith prenaient fin. La galaxie respirait, mais l'Ordre Jedi, pour sa part, rendu arrogant par une victoire qu'il croyait définitive, s'empêtra dans ses contradictions. Il connut alors une longue décadence, et un repli doctrinal, qui devaient au final lui coûter très cher.


Selon certains, le souci d'une discipline spirituelle, via le respect de l'orthodoxie doctrinale, finit par ankyloser, et ce pour des siècles, la réflexion métaphysique des Jedi, qui s'accrochèrent à une philosophie de la Force bien peu ouverte à la critique.

L'on perdit l'art de confectionner des holocrons. Darth Bane, d'ailleurs, devait, suite à la bataille de Rusaan ( 1000 BBY ), errer durant de longues années avant de récupérer ce savoir. Les Jedi n'étaient pas peu lotis. Les Grands Maîtres qui se succédèrent durant le dernier millénaire avant Yavin, se montraient de moins en moins capables d'accéder aux plus importants savoirs consignés dans le Grand Holocron, que ce dernier communiquait de moins en moins ses secrets, fatal signe des temps. Pendant ce temps, la Règle des Deux permettait aux Sith de survivre, et, en même temps, de dériver théoriquement plus que jamais, jusqu'à créer un gigantesque trouble dans la Force, qui appellerait de tragiques évènements pour corriger, entre autres, les funestes expérimentations du Seigneur Plagueis, révélatrices d'un esprit égaré.

Les Jedi ne s'occupaient plus que de missions devenues purement temporelles, pour leur grande majorité, et se rapprochaient de plus en plus des Chanceliers Suprêmes, jusqu'à occasionner des scandales, du fait de collusions politiques, qui entachèrent la réputation de l'Ordre aux yeux des peuples rattachés à la République. Cet affaiblissement théorique demeura, hélas, et de façon surprenante, invisible aux yeux de la plupart de ses membres, hormis quelques Maîtres et Chevaliers. L'un d'entre eux devait tenter de remettre les Jedi sur de bonnes bases théoriques. Sans qu'il soit possible d'affirmer qu'il connaissait l'histoire d'Arren Kae, et qu'il tentât, consciemment, de se réclamer de son héritage, certaines de ses idées se rapprochaient du discours de la Dame Grise.

S'opposant à la théorie de la Force Unifiée, qui était le credo officiel et donc majoritaire de l'Ordre, le Chevalier Leor Hal s'écartait aussi du courant de la Force Vivante. Jugeant ces deux courants de pensée incomplets, il devait fonder une nouvelle école, qui prendrait le nom de philosophie du Potentium, ce dernier mot étant le plus souvent employé pour la décrire et la résumer. Le principe fondamental de ce discours optimiste, était que le Côté Obscur, en soi, n'existait tout simplement pas.

Il était persuadé que le mal émergeait des actes, des pensées et des intentions de chacun. En soi, la Force n'était ni divisée en une entité bénéfique et une autre délétère, comme le soutenaient la plupart des Jedi, ni une sorte de fluide, de flux énergétique dont les relations complexes avec les êtres vivants constituaient le grand mystère qu'il fallait étudier. Cette dernière position était celle des adeptes du deuxième grand courant de pensée défendu par certaines personnalités éminentes, comme le serait, plus tard, Qui-Gon Jinn. Bien que moins étriquée que la pensée officielle, bien que ses adeptes fussent moins guindés, conformistes, butés et surs d'eux-mêmes, ils ne satisfaisaient pas Leor Hal.

Pour ce dernier, la Force était fondamentalement, non pas neutre, mais bienveillante. Certains Jedi, curieux, exigeants, et déçus des débats officiels menés au sein de l'Ordre, virent dans la philosophie professée par Hal, ce qui se rapprochait le plus de la vérité. Champ d'énergie vital entièrement tourné vers le Bien, la grandeur des êtres vivants, et le salut des individus comme des peuples, la Force - dont le vrai nom était le Potentium selon Hal -, n'était détournée et ne pouvait servir au mal que parce que des sensitifs décidaient, motivés par le goût de la domination, leur égoïsme, et leur instabilité spirituelle, de s'en servir à leurs fins propres. C'était ainsi qu'il fallait comprendre toute l'Histoire Jedi, les schismes, et la mentalité des Sith.

Peu de gens furent convaincus. Ce que les Maîtres considérèrent comme un message profondément dangereux, voire comme le résultat d'une manipulation d'adeptes du Côté Obscur, conduisit au départ de ceux qui se rattachaient au Potentium, parfois volontaire, le plus souvent décidé par le Haut Conseil. D'après l'histoire officielle ( certains disent "la propagande Jedi" ), plusieurs d'entre eux succombèrent au Côté Obscur pour devenir des Jedi Noirs, ou même, dans de rares cas, tentèrent, sans succès, de rallier les Sith.

Leor Hal, pour sa part, quitta l'Ordre de son propre chef, et entama une longue errance, qui le conduisit dans une région reculée de la Galaxie. Aux confins du Bras de Tingel, il finit par aborder un monde mystérieux, vierge mais hospitalier. Cette planète, qui constitue, l'un des lieux les plus étranges et secrets de la Galaxie, est presque impossible à rejoindre, et, de toute évidence, d'après les très rares rapports qui ont été effectués depuis, est vivante, c'est-à-dire douée d'une conscience et d'une intelligence propres.

Leor Hal, en la découvrant, décida de la baptiser selon le langage d'un des deux peuples isolés qu'il invita à s'installer sur le monde : Zonama Sekot. Ceci signifie : "Un monde fait d'un corps et d'un esprit", Zonama renvoyant à l'aspect physique de la planète et Sekot à la vie qui semble habiter tout ce qui appartient à la planète. Les Ferroan, dont la langue a ainsi qualifié cet astre énigmatique, devaient, avec leurs voisins Langhesii, protéger farouchement cet endroit forestier, qui semble donner personnellement vie à tout ce qui naît sur la planète, et le diriger à son gré. D'aucuns soutiennent que Leor Hal, frustré, se servit de ses pouvoirs et de ses connaissances, pour prouver qu'il disait vrai, et que c'est lui qui dota Zonama Sekot d'une âme et d'un esprit. C'est en tout cas ce que dit la légende.


Un siècle avant le funeste Ordre 66, le Chevalier Leor Hal proposa une nouvelle vision de la Force, qui se caractérisait par son optimisme et l'accent mis sur la volonté dans l'accomplissement du bien et du mal. Ses disciples et lui furent critiqués, puis chassés de l'Ordre Jedi, accusés d'être des relativistes.

Celle-ci n'eut pas besoin d'être véhiculée, pour que certains décident de laisser sa chance à la philosophie du Potentium. A la refondation de l'Ordre Jedi, effectuée par Luke Skywalker, qui lui insuffla un esprit nouveau, ce dernier décida de vérifier si Hal avait réussi à cerner une vérité que personne, jusqu'à lui, n'avait découverte concernant la Force. Pour la première fois, les Jedi adoptaient officiellement un credo différent de celui auquel ils avaient été fidèles durant des millénaires.

Cette tentative avorta, mais elle témoigne, aux yeux de nombre de personnes instruites, que les nouveaux Jedi avaient compris que quelque chose de vicié avait contribué à corrompre, dénaturer, amollir, puis finalement détruire leurs prédécesseurs, et que ce quelque chose résidait dans leur fonctionnement intellectuel. Cette éclaircie théorique, malheureusement, ne dura qu'un temps, et, après les premières années, le Grand Maître en revint à une philosophie proche de celle de l'Ancien Ordre, quoique différente et novatrice sur certains points essentiels, notamment concernant les relations amoureuses et familiales, ou l'ouverture aux nouveaux courants de pensée. L'on tolérait, au moins, bien mieux l'hétérodoxie que par le passé.


En son temps, le Grand Maître Skywalker donna sa chance au Potentium. Cette philosophie de la Force, finit cependant par être abandonnée par le Nouvel Ordre Jedi, comme doctrine de référence.

Cependant, il demeurait certains témoins des troubles qui avaient agité les Jedi du temps de l'Ancienne République, et un Chevalier Fosh du nom de Verge était de ceux-là. Cette femme, un des esprits les plus atypiques de son temps, n'était pas sans rappeler, aux yeux de certains, par son audace intellectuelle, et les risques qu'elle sut prendre pour défendre ses idées, une auguste et lointaine ancêtre : Arren Kae. Se rattachant à la philosophie du Potentium, Verge ne supporta pas, apparemment, le traitement que le Haut Conseil accordait à ses pairs, et décida de quitter l'Ordre.

C'était en -30, soit deux après après la bataille de Naboo. Elle s'était mise en tête de rallier un monde étrange et lointain, répertorié depuis peu, et dont les relevés indiquaient une activité étonnamment fébrile. Or, les colons identifiés n'étaient guère plus que quelques centaines sur toute la surface de Zonama Sekot, et leur mode de vie était placide et discret. Quelque chose ne collait pas, et elle décida d'aller voir sur place de quoi il en retournait. L'on saurait plus tard qu'elle serait le premier contact qui serait établi avec les Yuuzhan Vong...

Pour l'heure, ce qui la frappa, était l'ambiance particulière du monde, unique à proprement parler. D'une façon mystérieuse, et dont les détails ne sont pas connus, et ne le seront probablement jamais, elle rentra en contact avec la conscience de la planète vivante, et s'initia dès ce moment aux plus grands mystères du Potentium fondé Par Leor Hal, bien des décennies auparavant, vers le deuxième siècle avant Yavin. Le Maître disparu, honni et oublié, prenait se revanche, et voyait, par delà la mort, poindre un mince espoir de propagation de son message.


La Fosh Vergere, figure majeure, mais discrète, et énigmatique, de la guerre contre les Vongs, fut l'une des plus grandes adeptes de la philosophie de Leor Hal.

La mort de Vergere, près de soixante ans plus tard, durant la guerre menée par la galaxie coalisée contre les envahisseurs extra-galactiques, si elle fut héroïque, et un élément clé de la première grande victoire remportée par l'Alliance et l'Empire, sonna cependant le glas de ce début de revirement philosophique, qui avait commencé à se jouer au sein des éléments les plus prometteurs du Nouvel Ordre Jedi. A priori...car la puissance et la sagesse de la femelle Vosh avaient été suffisantes pour lui permettre de rejoindre la Force en tant que spectre, et, ainsi, elle put continuer à conseiller et à former le talentueux Jacen Solo.

Celui-ci, cependant, ruinerait cet héritage spirituelle, en se plongeant, bien après que la paix fut revenue, dans l'étude assidue, puis la pratique des arts noirs. Prenant le titre de Darth Caedus, il devait, alors que la galaxie se relevait à peine de guerres successives, et s'apprêtait à connaître, de nouveau, une période de calme et de concorde, d'acter le grand retour des Sith. Prenant la tête du gouvernement de la Fédération Galactique, c'est lui qui posa les bases du régime politique actuel.

En effet, lorsque les Jedi se rendirent compte de qui il était devenu, ils quittèrent la Fédération, pour n'y plus jamais jouer exactement le même rôle, suite à leur retour permis par la victoire contre Solo. La millénaire tendance à tenter de dépasser les éternelles dissenssions spirituelles et intellectuelles, ainsi que la dichotomie partagée par les Sith et les Jedi entre les côté ténébreux et lumineux, semblait vouée à mourir de sa belle mort...


Darth Anachor, ancien Jedi devenu Seigneur Sith, a remis la philosophie du Potentium au goût du jour, et l'a revivifiée. Il reste cependant impossible de savoir quelles sont ses intentions réelles, et ce qui l'a motivé à fonder le Vrai Potentium.


Pourtant, il subsistait un autre témoin de l'Ancienne République. Quelqu'un qui avait été, en son temps, un novice, puis un apprenti au sein du Temple Jedi de Coruscant. Un Anzat, du nom de Vhym A'roa, devenu Seigneur Sith après avoir perdu sa première apprentie sur Nar Shaddaa, lors de l'invasion des Yuuzhan Vong. Son parcours, à certains égards, n'était pas sans rappeler celui de personnes comme Arren Kae, ou Vergere. Atypique, individualiste, doté de solides références culturelles concernant la Force, acquises grâce à une interminable vie de voyage, de recherche et de méditation, il semblait pouvoir constituer le nouvel espoir qui devait permettre, à termes, de réhabiliter la philosophie, et l'état d'esprit originels des premiers Jedi : une étude de la Force dénuée de tout écran, de tout filtre dogmatiques, permettant de l'appréhender dans sa totalité, et d'en entamer l'étude.

C'était, apparemment, son intention, lorsqu'il décida d'exhumer le cadavre théorique de Leor Hal. En 170, bien après avoir rejoint l'Empire de Krayt, et alors qu'il était un Seigneur Sith reconnu, puissant et installé depuis une trentaine d'années, il décida, dans le plus grand secret, et prenant le soin d'agir dans des régions très éloignées des territoires du Nouvel Ordre basé sur Dromund Kaas, de fonder ce qui devait être à la fois une organisation et un courant de pensée : le Vrai Potentium.

Cette nouvelle, cependant, puisqu'elle parvint à nombre de personnes bien renseignées au sein de l'espace de la Fédération Galactique, et du fait de l'infiltration de bien des agents Sith au sein des sphères économiques, culturelles, intellectuelles et politiques de cette dernière, ne tarda pas à arriver à la connaissance des dirigeants Sith. Pourtant, étonnamment, vingt années ont passé depuis la fondation de ce groupe apparemment inoffensif, sans que le Seigneur Anachor ait eu à en pâtir de quelque manière que ce soit.

Il semblerait pourtant que cette initiative ait été mal appréciée par le Conseil Noir, ne l'ayant de toute évidence pas avisé de son projet, pas avant du moins qu'il ne soit clair pour les principaux cadres Sith, qu'ils n'avaient guère d'autre choix que d'acter la situation. Le Vrai Potentium, pour l'instant, reste très discret, pour ainsi dire, invisible. Si il ne semble pas dangereux, l'on connaît suffisamment l'Anzat pour soupçonner quelque coup tordu, et penser que cette organisation s'inscrit de façon subtile dans un plan plus vaste. Le Seigneur Noir reste mutique à ce sujet, et l'éventualité qu'il s'agisse d'une intrigue concoctée par Trazyn et Anachor en grillant la hiérarchie constituée par le Conseil, semble être venue à l'esprit de bien des Sith...dans tous les cas, il est avéré que c'est une des principales raisons pour laquelle Il ne porte pas le Sorcier dans son coeur, loin de là.


La fondation du Vrai Potentium, n'a pas été sans occasionner remous et soupçons. Certains y voient à l'oeuvre, un complot Sith visant à fragiliser intellectuellement les Jedi.

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