Star Wars - L'Aube du Crépuscule

Saison 6 - Dissimulation / Jeu de rôle et espace détente sur forum sur le thème Star Wars
 
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 Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)

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MessageSujet: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Lun 27 Oct - 21:08

    Appartement de Darek Yader, un immeuble de luxe, quelque part dans les quartiers chics de Coruscant.


« En tant qu’officier de l’Alliance Galactique, et plus particulièrement de la prestigieuse Marine, vous serez amener à avoir un commandement militaire. Vous serez amener à commander des troupes, à faire tenir la discipline, à motiver des hommes, à contrôler les travaux basiques de la vie de militaire, et peut être même à vous battre. Mais n’oubliez jamais que votre devoir ne s’arrête pas là. Un officier, c’est aussi un homme qui a une vie publique, et qui l’assume. Des soirées mondaines avec l’aristocratie locale, des représentations diplomatiques ou politiques, des conférences, des interviews, tout cela doit aussi faire parti de votre travail de militaire officier. Ne l’oubliez jamais, car c’est par cela que vous monterez en grade. »

L’homme qui m’a dit ça un jour, enfin plutôt qui a dit ça à toute une formation en carré, au garde à vous s’il vous plaît !, de futurs officiers de la Marine en première année de formation, n’avait pas le moins de la Galaxie tord. Et à la différence de beaucoup, j’ai retenu et bien appliqué toutes ces paroles, à cet instructeurs. Il faut dire que pour moi, comme pour d’autres sûrement, il n’est pas bien dur de s’y faire au fait d’avoir une vie publique, quand on vient d’une famille de la haute bourgeoisie. De tout le secteur Corellien, qui ne connaît pas les Yader ? Mais hélas, je ne peux plus me targuer d’être des leurs désormais, puisque j’ai été rejeté.

Enfin bref ! Aujourd’hui est un jour comme les autres pour moi, un jour spécial pour les nouveaux. J’ai été invité à une soirée mondaine organisée par Avanna Callen, une bourgeoise de Rendili. Pas très futée, intéressée par tout ce qui peut l’envoyer en l’air plutôt que par la politique ou d’autres domaines intellectuels. C’est une sacrée chaudière d’ailleurs, si je puis me permettre. Mais bien entendu, on est pas là pour ça, même si elle est encore jeune et bien conservée, et elle a un postérieur… Oui Darek, on est vraiment pas là pour ça. L’intérêt de cette soirée est pour moi tout autre. Avanna Callen a beau être une idiote nymphomane, elle fait parti de la famille Callen, une haute famille de Rendili connue dans tout le Noyau galactique. Ce qui fait donc que ce soir, il y aura foule de politiciens, de grands patrons d’entreprises et d’aristocrates. Une occasion rêvée pour un nouvel amiral, d’autant plus que ce sera ma première sortie avec le grade : je n’ai même pas encore reçu d’affectation.

« DA-5PO, fait préparer ma navette, je pars bientôt. »
« Tout de suite monsieur. »


Il me reste une bonne vingtaine de minutes avant l’heure à laquelle on été conviés les invités, mais j’ai toujours aimé être un peu en avance. Cela permet de repérer les personnes dans mon cas, et parfois de faire d’agréables rencontres. Et dans tout les cas, cela me permet de me faire un peu plus remarquer, ce qui n’est pas mauvaise chose bien au contraire puisque c’est ce que je cherche.

Ce soir, j’y vais en bon uniforme : ma tenue de cérémonie blanche, mais sans toutes les récompenses, bien qu’elles ne soient pas non plus excessives, que j’ai pu obtenir. Ce n’est pas une cérémonie après tout, pas besoin de montrer mes états de service à tout le monde, et puis ça ne ferait que m’embêter. C’est que c’est lourd et encombrant toutes ces décorations ! Ah et sans la casquette de cérémonie non plus, pas besoin là encore pour les même raison. On va être dans un hôtel particulier en plus, ce serait impoli d’y rester avec un couvre chef.

« Votre navette est prête monsieur. »
« Parfait. Occupe toi bien de l’appartement en attendant mon retour. Verrouille la sécurité sur sensible et met toi en veille. »
« C’est noté monsieur. »


Quand à moi, je quitte l’appartement assez vite, pour rejoindre l’ascenseur et monter au dernier étage. Là bas, l’aéroparking pour speeders m’attend. Cela fait parti des avantages d’être amiral : une navette avec un droïde pilote pour tous les déplacements plus ou moins officiels. Et en étant un, je ne vois pas pourquoi je ne l’utiliserais pas. Le speeder est un de ses modèles luxueux en plus, peint de noir et de bleu royal. Le trajet jusqu’à l’aéroparking n’est pas très long et sans grand intérêt d’ailleurs.

Une fois à l’intérieur, dans le compartiment arrière suffisant pour y accueillir quatre personnes sur deux bancs confortables l’un en face de l’autre, compartiment arrière marqué par des tissus de velours couleur noire et grise, je me met à mon aise. Un petit verre d’une vieille bouteille de whisky corellien contenue dans un rangement latéral, cela me fera le plus grand bien pour commencer la soirée.

« FEG-764, direction l’hôtel particulier des Callen. »
« Départ dans exactement 30,56 secondes. Durée du trajet : Dix minutes. »


Parfait. Maintenant, j’ai le temps de me prélasser de mon verre de whisky et d’imaginer comment seront encore tous ces bourgeois plus vantard et plus incapables les uns que les autres.
    Hôtel particulier des Callen, quelque part dans les quartiers diplomatiques de Coruscant.


« Arrivée imminente. »
« Merci FEG-764. Attend moi à l’aéroparking de l’hôtel, et connecte toi à la borne d’appel. Code d’appel D-234-R. »
« Bien reçu. »


Et bien me voilà arrivé. Immédiatement, et presque instinctivement, j’adopte une démarche plus droite, plus militaire, sans pour autant paraître strict ou fermé à la conversation. C’est simplement pour en jeter un peu plus, un peu comme ce que feront tous les invités ce soir d’ailleurs. La passerelle d’accostage est juste devant l’hôtel, aussi je n’ai qu’à monter une série de marches, une bonne centaine tout au plus, avant d’arriver devant l’entrée. C’est un magnifique hôtel particulier, très luxueux, très somptueux, avec une architecture assez ancienne, du style de l’Ancienne République sans doute. Sûrement une ambassade du temps où celle-ci existait déjà, donc cela remonte à bien loin quand même. Il n’y a pas à dire, on en fait plus des bâtiments comme ça.

L’entrée est encore plus belle, avec des peintures, et des sculptures d’un autre temps. Il n’y a pas à dire, il y a un sacré paquet de crédits dépensés dans le domaine de l’art ici, et même si c’est l’objectif de la soirée, il faut admettre que tout cela montre bien que la famille Callen est l’une des plus puissantes du Noyau encore maintenant.

Qui dit luxe dit service de sécurité à la hauteur. Des hommes imposants, bien habillés mais à l’attitude très militaire, entourent les entrées et filtrent les premières personnes qui arrivent. Il y a de tout en terme d’espèces, et c’est une bonne chose. Cela montre que l’Alliance, avant tout, c’est un gouvernement d’intégration et de tolérance. C’est très rassurant, quand on sait qu’à certaines époque, la xénophobie atteignait son point culminant.

J’arrive moi aussi devant la file des quelques personnes qui se présentent devant les agents de sécurité. Et c’est bientôt mon tour. Heureusement que je suis arrivé dix minutes en avance, parce qu’au vu de la rigueur des agents à effectuer leur travail, il est clair que certains attendront un bon moment.

« Nom, prénom et carte ID. »
« Yader, Darek. Et la voici. »
Je sors la carte en même temps que je lui parle, et lui tends.
« Veuillez patienter. »

Il pianote sur son terminal à côté de lui, tandis qu’un petit droïde de forme sphérique et flottant en l’air vient me passer un scan rétinal. Il me faut patienter une bonne minute encore avant qu’on me rende ma carte.

« Vous pouvez passer amiral. Passez une bonne soirée. »
« Merci. »


J’avance sans plus attendre, et me dirige vers la salle centrale. L’ambiance est plutôt calme, il y a quelques personnes qui boivent un verre et discutent en petit paquet, une musique de fond plutôt agréable et pas trop bruyante, bref une soirée comme une autre.

Je me dirige pour ma part vers l’un des buffets, afin d’y récupérer une coupe de champagne de Chandrila. Un bon cru j’espère, j’en avais gouté un verre une fois, mon intestin m’a fait défaut pendant plusieurs jours ! Mais on reconnaît Chandrila pour ses bonnes vignes alors normalement, cela devrait être bon.

« Darek ! »

Je reconnais la voix immédiatement. Avanna Callen. Ah oui, j’avais oublié de le dire, j’ai couché avec elle à trois reprises, durant différentes soirées.

« Avanna… »

La soirée commence bien, c’est clair. Et il faudra quelqu’un pour me sortir de ces griffes, oh ça oui !
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Darth Afflictionis
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Lun 27 Oct - 23:52

Seul dans son appartement, le Seigneur Sith réfléchissait. Kara, son apprentie lui avait fait part d’une mission qu’elle avait confiée à l’un de ses sous-fifres. Le jeune Ith’Ratr avait été envoyé sur Nar’Shaddaa récupérer une relique Sith. C’était rare que son apprentie fasse preuve d’initiatives, mais celle-ci ravissait le Chagrien qui espérait pouvoir mettre la main sur un ancien holocron, parchemin ou autre artefact rare. Il avait cependant su que les « imposteurs » comme il se plaisait à les appeler, traquaient le même objectif. Kara avait alors suggéré que Ith’ se fasse passer pour un apprenti envoyé depuis Dromund Kaas. Jeu très dangereux de la part de la twi’lek. Darth Afflictionis n’aimait pas cela : le jeu des autres Sith pourrait le forcer à révéler sa véritable nature, et en dépit de son pouvoir, il savait qu’il n’était pas de taille à pouvoir défaire l’intégralité du Nouvel Ordre Sith fondé par Krayt. Pas directement du moins… Même s’il avait en sa possession les coordonnées de Dromund Kaas ainsi que le réseau politico-militaire suffisant pour faire remonter cette information au commandement de l’Alliance ou de l’Empire qui se chargerait de porter un coup de grâce aux imposteurs, il ne pouvait pas la divulguer. Pas maintenant. Ces Sith là pouvaient encore lui être utile dans ses plans… Agiter cette menace en temps et en heure était la meilleure chose à faire, mais pour le moment, ce serait inutile. Il espérait alors que si le jeune adepte du Côté Obscur venait à se faire prendre qu’il préférerait mourir plutôt que de parler sous la torture, auquel cas, il laisserait à Kara le loisir de mettre fin à ses jours de la manière qui lui plairait le plus.

- RAH LES SOMBRES CRÉTINS !

Pesta le Sith qui frappa le mur du poing. Il quitta sa salle secrète habilement dissimulée dans son appartement. Darth Afflictionis avait ses propres affaires à gérer, et celles-ci étaient plus d’ordre intellectuel que les tâches déléguées à son apprentie ou à son petit réseau de sous-fifres habiles dans la Force. Le Sith était déjà prêt à partir à découvert, dissimulé sous son masque d’honnête ambassadeur de Chagria. Afflictionis n’aimait pas ces rituels mondains ou il s’agissait de dire du bien de ses hôtes même s’il n’éprouvait à leur égard que du mépris. L’envie de révéler son pouvoir le rongeait et hurlait entre ses côtes telle un nexxu trop longtemps enfermé dans une cage trop petite. Le rôle de petit ambassadeur minable ne lui convenait plus, il lui fallait devenir sénateur. Il avait ouïe dire que la présidente qu’il avait soutenue était basse dans les sondages et avait contrarié trop de monde pour continuer son mandat jusqu’à son terme. Les collègues de Stÿx Cedronis du Comité de Représentations des Institutions Commerciales n’avaient pas encore vu la couleur des promesses de la présidente Weiss. Ces idiots ! Aucune patience ! Afflictionis fulminait devant leur avidité incontrôlée : il avait appuyé personnellement la candidature de Weiss à la présidence car il avait vu en elle le meilleur moyen d’isoler l’Alliance de ses alliés au sein de la Fédération. Si elle venait à être destituée, cela retarderait sans doute ses plans. Il lui fallait trouver un nouveau candidat à soutenir, quelqu’un qui rassemblerait l’unanimité et qui convaincrait les industriels de financer sa campagne. Mais aussi quelqu’un de suffisamment influençable pour continuer la politique d’isolement de l’Alliance initiée par Vestara Weiss. Le Maître Sith ne pouvait se permettre de rater une seule de ces soirées mondaines : cela lui permettait de rencontrer les acteurs principaux de la vie politique et de savoir sur quel cheval miser pour accomplir ses projets. Il allait devoir agir avec rapidité, il ne fallait pas que l’opposition au Sénat élise un président favorable à une détente des relations diplomatiques avec l’Empire et les Jedi mais aussi qu’il soit favorable au patronat. En temps normal, Darth Afflictionis aurait apprécié l’ironie du sort, mais pas aujourd’hui.
Sa colère était telle que son appartement en était devenu plus lugubre que jamais et que les murs semblaient trembler à chacun de ses pas. Son propre droïde protocolaire hésitait à s’approcher de lui pour lui rappeler que l’heure était venue de s’y rendre.

Durant le trajet dans son speeder personnel, Cedronis observa les résultats de ses actions et de ses différentes entreprises avec une satisfaction qui parvint à refroidir sa mauvaise humeur. C’était déjà ça… Lorsqu’il arriva, ce fut à l’heure et il dut faire la queue devant le service de sécurité. Avana Callen de Rendili avait invité du monde, mais personne de l’Empire à sa connaissance. Tant mieux, pour cette soirée Stÿx pourrait se consacrer uniquement à l’Alliance et ainsi aura moins de mains à serrer. Une fois à l’intérieur, Cedronis s’efforça de chasser son humeur exécrable pour se mettre à sourire. Il était important de saluer ceux qui se mettaient sur son chemin, surtout que certains invités étaient de vieilles connaissances, d’autres des inconnus, et il reconnut un des patrons du C.R.I.C. invité ici. Le chagrien lui serra la main par commodité, mais ne prêta pas garde à sa poigne qui fut plus ferme qu’à l’accoutumée et qui avait manqué de casser les phalanges de l’humain qui était en face de lui. L’humain devait s’estimer chanceux, s’il n’y avait eu aucun témoin, Darth Afflictionis l’aurait tué lentement… L’ambassadeur de Chagria s’éclipsa jusqu’au buffet pour apercevoir un officier de la marine –selon son costume- en pleine conversation avec Avanna Callen. Il glissa furtivement jusqu’au tandem afin de saluer l’hôte de la soirée ainsi que l’humain qui devait être dans la quarantaine mais dont le visage lui disait quelque chose. Il s’inclina respectueusement devant l’humaine qu’il salua d’un baise main digne d’un gentleman.


- Excusez moi pour cette interruption, mais je tenais absolument à vous voir Madame Callen, je suis ravi que vous ayez pensé à m’envoyer votre invitation. C’est toujours un plaisir d’avoir à converser avec vous.

Il l’avait déjà croisée une fois ou deux pour dialoguer mais rarement de politique. Et c’était un véritable calvaire à chaque fois pour le Chagrien tant sa capacité d’attention était limitée. Cedronis avait même eu l’impression qu’elle lui avait fait des avances, mais n’étant pas certain, rien ne s’était passé entre eux. L’ambassadeur se prêtait rarement à batifoler, sa réputation de veuf était en jeu. Pour de nombreux médias, Stÿx était un célibataire endurci en dépit du fait qu’il était un bon parti compte tenu de son influence dans la sphère industrielle et politique de l’Alliance. On lui prêtait même des relations chez Kuat Drive Yards ou chez Sienar Fleet Systems. Mais depuis le décès de son épouse, l’ambassadeur et homme d’affaires qu’il était tenait à faire savoir que l’Alliance, la démocratie et son devoir envers son monde natal étaient devenus les seuls amours de sa vie. Il se tourna vers l’officier qu’il surplombait du haut de ses deux mètres dix et tendit la main vers lui pour se présenter d’une voix des plus amicales.

- Ambassadeur Cedronis, représentant officiel de Chagria auprès de l’Alliance. Votre visage m’est familier, mais je ne me souviens pas de votre nom. Vous étiez passé sur l’Holonet il y a quelques années pour dénoncer les décisions prises par l’état-major concernant Hapès non ? Ah, vous ne feriez pas partie de la famille Yader de Corellia ?


La mémoire du Chagrien n’était pas défaillante, juste sélective. A l’époque de cet incident sur l’Holonet, il était bien trop occupé à renforcer son influence sur le Sénat qu’autre chose. Il avait eu vent de cette affaire, mais ne s’y était intéressé que de loin. Son visage lui disait quelque chose sur Corellia plutôt compte tenu des affaires que le chagrien menait sur cette planète en tant qu’actionnaire de la Corporation Technique Corellienne. Vêtu d’une tenue ample et large réservée aux dignitaires de l’Alliance, il guettait une réaction de son interlocuteur.

_________________
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There is no more time for apologies,
Malevolent emotions, take hold of me
Are you ready to begin your trip to the other side?
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Mer 29 Oct - 0:20

« Alors, comment vas-tu depuis la dernière fois ? » lâche-t-elle avec un sourire provocateur et qui en dit beaucoup sur ce qui c’est passé.
« Très bien. Tu as dû être au courant pour ma nomination... »
« Bien sûr ! Mon frère n’a pas arrêté d’en parler à notre dernière entrevue ! Ah, ces choses là me dépassent Darek, elles sont ennuyeuses pour moi. En tout cas, j’espère que ça n’a pas atteint ta… motivation avec les femmes. »


Bon sang qu’elle est très tactile, on devine très facilement ces intentions. En même temps, je ne connais pas un homme présent à ces soirées et un minimum ouvert qui ne lui soit pas passé dessus. Une véritable braise ardente, ça c’est sûr. Mais ce soir je ne suis pas là pour ça et je n’ai pas envie d’aller plus loin, mon grade l’oblige. Le problème, c’est qu’elle connait difficilement le non quand il s’agit de plaisirs à deux. C’est pourquoi j’espère trouver quelqu’un qui viendra lui parler, ou même me parler. Sans quoi, je vais devoir être obligé de lui parler géopolitique et stratégie, elle va se désintéresser en moins de cinq minutes, ça c’est certain.

Je fais mine d’être très long pour boire une gorgée du champagne de Chandrila. Comme ça, j’ai le temps de réfléchir à un échappatoire. C’est presque plus dur qu’une mission de guerre, que d’essayer de lui échapper à cette nymphomane. Et dire qu’elle a suffisamment de relation pour nuire à un bon nombre d’officiers supérieurs, tel que des commodores. Heureusement, lorsqu’on est amiral, la place est plus privilégiée et permet donc d’éviter de se faire avoir par ce genre d’aristocrates qui ne pense qu’aux plaisirs de la vie. Cela m’étonne qu’elle ne soit pas Zeltron d’ailleurs, elle en a toutes les caractéristiques.

Et là, le miracle ! Un imposant Chagrien s’approche de nous, en fixant plus particulièrement la propriétaire des lieux. Oh oui, je ne peux pas m’empêcher de le fixer et d’espérer qu’il s’approche, cet homme me sauvera sans doute et c’est tant mieux. Mais avant qu’il arrive, je dois faire l’air de rien tout de même : se froisser avec cette femme, c’est risquer gros. Malgré son intelligence plus que limitée, elle est connue et surtout dans le monde des médias. Elle peut causer beaucoup de tort à n’importe qui, même à moi.

« Oui, sans doute, je ne sais pas, ce n’est pas à moi de le dire après tout. »

Elle allait répondre, mais le Chagrien l’en coupe, se signalant par une inclinaison et un baise-main, le genre bien bourgeois et très à cheval sur les traditions. Mais je ne vais pas l’en blâmer, il m’a plus ou moins ‘’sauvé la vie’’ après tout alors laissons donc. Et puis pour un aristocrate, c’est une chose tout à fait normale que d’agir ainsi, à moins d’être rebelle.

Je n’écoute qu’à demi-mot la présentation de mon ‘’sauveur’’, trop occupé à regarder qui d’autre est présent ce soir, et à siroter mon champagne. Finalement, il n’est pas du tout mauvais ce champagne, la bouteille qu’on m’avait fait boire la dernière fois devait être un peu trop vieille, c’est bien possible ! Certaines personnes ne sont pas très généreuses, et n’aiment pas faire des cadeaux dès lors.

Puis, il se tourne vers moi, et du haut de sa taille très imposante et plus grande que moi de plusieurs dizaines de centimètres, me tend la main, et je lui serre donc tout à fait banalement, avant de se présenter. Ambassadeur Cedronis, représentant de Chagria. Intéressant. C’est avec ce genre de contact qu’on renforce sa position, c’est certain. J’ai beau être un militaire, j’ai beau ne pas être en phase totale avec les aristocrates, il faut admettre qu’un officier n’ayant aucune relation et n’étant pas connu ne va pas bien loin. Et ça c’est déjà prouvé : je n’ai pas été nommé ici pour rien.

J’allais pour lui répondre mais il continue tout de même sa phrase. Je n’aurais pas besoin de bien me présenter, puisqu’il semble déjà me connaître, ou du moins avoir entendu parler de moi. Le fait qu’il se souvienne que je sois passé sur l’HoloNet n’est pas quelque chose de très grave, puisqu’au moins la moitié de la classe politique doit avoir entendu parler de cette lettre ouverte. Et j’en suis plutôt fier, parce qu’encore aujourd’hui, je soutiens que c’est la politique que nous devons suivre : attaquer pour mieux se défendre. Et le fait qu’il devine en moi un membre, ou plutôt ex-membre mais cela reste plus confidentiel et heureusement, de la famille Yader n’est pas non plus étonnant. Nous avons des traits physiques typique, et en plus tout le monde dans cette pièce pourrait dire que je suis corellien, cela saute aux yeux d’une part, et d’autre part j’ai bien des traits de caractère typique d’un corellien, dont ce petit côté impulsif et bien évidemment ce côté ‘’coureur de jupons’’ même si je ferais mieux de me retenir.

« C’est tout à fait cela en effet. Amiral Yader, membre de la famille Yader de Corellia et officier de la Marine de l’Alliance Galactique. Si je ne m’abuse, vous êtes l’ambassadeur ayant été victime d’une tentative d’assassinat sur Metellos non ? Une sale affaire de ce que je m’en souviens. »

Il est vrai que je n’en ai que quelques souvenirs, c’était un an après ma nomination au poste de capitaine de corvette et j’étais le plus souvent en patrouille dans l’espace Hapien. Je me souviens d’ailleurs que le lieutenant Hakis, mon second à cette époque et durant la majeure partie de ma carrière comme commodore d’ailleurs, me faisait un petit bilan d’actualité toutes les semaines standard galactiques. C’est comme ça que j’ai appris, entre de nombreux faits divers, scandales et autres grandes actualités, cette tentative échouée. Tout cela remonte à bien longtemps désormais, presque une vingtaine d’années, c’est pour dire ! Mais j’espère ne pas avoir réouvert une plaie un peu trop douloureuse… Et puis si c’était le cas, ne serait-ce pas une manière subtile de lui rendre la donne, en signalant que je suis, alors que j’étais, un membre de l’une des familles bourgeoises de Corellia et détentrices de nombreuses entreprises à Coronet.
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Ven 31 Oct - 3:07

L’amiral en face de lui confirma son identité, puis il avoua avoir déjà entendu parler de lui à travers l’affaire de la tentative d’assassinat que Stÿx Cedronis avait subie sur Metellos. Ainsi il connaissait une partie de son histoire publique. Guère surprenant dans le fond, après tout, Cedronis avait laissé les médias mener leur enquête et avait su profiter de cette affaire pour s’attirer la sympathie de son gouvernement. C’est quelques semaines après cette tragédie qu’il avait été nommé ambassadeur de Chagria. Cet épisode avait sans aucun doute été remis sur le tapis par l’amiral dans le but de déstabiliser le politicien. Cependant, cela ne prenait pas autant qu’il l’aurait cru de prime abord.

Oui, il s’était souvenu des machinations de son maître. Ce dernier l’avait mis en garde contre l’amour ou l’attachement à quelqu’un d’autre. A une certaine époque, il avait aimé son épouse. Il l’aimait toujours en un sens, mais sa destinée n’incluait pas la survie de cette chagrienne. Elle avait été sacrifiée, comme de nombreux autres, sur l’autel du Grand Plan des héritiers de Bane. Darth Eliathan avait été un brillant manipulateur, en orchestrant la mort de Rasaï. Le Givin savait qu’Afflictionis serait suffisamment fort pour repousser les tueurs à gage, suffisamment malin pour deviner qui les avait engagés, mais demeurerait impuissant pour se venger et pire que tout, serait incapable de protéger celle qu’il aimait sans révéler sa véritable nature de Sith auprès de celle qu’il aimait. Darth Afflictionis avait prit plaisir à tuer ces chasseurs de primes, il ne s’était jamais senti aussi fort que par le passé en nourrissant chacun de ses coups avec la passion qu’il entretenait pour Rasaï. Mais lorsque tous furent tués, et que son épouse gisait sur le sol, effrayée de s’être à ce point trompée sur celui qu’elle avait épousé, Afflictionis avait compris qu’il n’avait d’autre choix que de l’achever lui-même. Il avait pris conscience qu’il était amené à faire de grandes choses, et qu’elle lui barrait la route sans le vouloir. Darth Afflictionis avait compris que Rasaï était sa plus grande faiblesse, aussi il la tua non sans avoir échangé quelques mots avec elle avant. Darth Eliathan avait raison, et en dépit de toute la haine que le chagrien éprouvait à son encontre, il était forcé d’admettre qu’il avait fait preuve d’une grande lucidité quant à ce sujet, ainsi que de la dangerosité que l’amour représentait pour un Sith. Le Givin n’était pas responsable de la mort de Rasaï, c’était Stÿx. La mort de la chagrienne aurait pu être évitée s’il avait su garder ses distances et ne pas succomber à ses émotions.
Aujourd’hui, Afflictionis était redevable envers son ancien mentor : il lui avait ouvert les yeux sur une faiblesse qui aurait pu mettre en péril l’ensemble de son plan, et de l’existence même de la lignée de Bane.

Cet amiral était arrogant, une arrogance propre aux natifs de Corellia. Leur audace était sans faille et n’avait d’égal que la défiance qu’ils entretenaient avec les gouvernements principaux. Même l’Alliance Galactique établie sur Coruscant avait parfois du mal à faire appliquer certaines lois à Corellia qui était régulièrement récalcitrante quant à la politique de l’Alliance. Darek Yader en était un exemple en s’opposant ouvertement par le biais des médias à la politique militaire de Coruscant. Le goût des Corelliens pour faire mentir les probabilités les rendait dangereux. Afflictionis décida qu’il devrait noter quelque part dans ses écrits secrets que Corellia devrait être soumise au prochain Empire que les Sith, les véritables Sith édifieront. Stÿx Cedronis était suffisamment avisé pour reconnaître une pique gratuite, il laissa un ange passer avant de répondre à son interlocuteur d’un ton plutôt impressionné.


- Vous avez bonne mémoire pour un humain Amiral Yader, même si à l’époque je n’étais qu’un simple diplomate de Chagria...

Il n’y avait aucunement une insinuation à caractère raciale derrière ce constat, il était juste entrain de faire un constat. En effet, ils n’étaient très peu à se souvenir d’un incident de la sorte survenu il y a presque vingt ans déjà, mais cet incident avait sans doute bien marqué l’amiral. A moins qu’il n’ait obtenu auprès d’Avanna Callen, une liste d’invités et qu’il s’était renseigné sur chacun d’ente eux. Il accorda le bénéfice du doute au corellien puis ajouta d’un air ailleurs tandis que son regard se perdait dans l’or de la liqueur au fond d’un verre posé sur le buffet.

- Effectivement, cette tentative de meurtre a creusé de nombreuses cicatrices sur mon corps, en plus de m’avoir enlevé mon épouse. Mais cet accident n’a jamais ébranlé mon amour de la politique, ni ma détermination. Celle-ci n’a jamais été aussi vigoureuse par le passé. Je me dis que de cette façon, j’honore la mémoire de ma défunte épouse. Enfin… vous et mois avons survécu à tout ça. Nous sommes donc faits du même fer !

C’était avec un sourire morne qu’il avait voulu ne pas ruiner l’ambiance ni trop s’étendre sur lui. Puis Cedronis s’avança vers le buffet, il tenait le verre dans sa main droite mais ne semblait guère décidé à goûter à cet alcool. Au contraire, il se rapprocha d’Avanna Callen et lui tendit le précieux alcool scintillant à la manière d’un gentilhomme. Stÿx n’était pas d’ascendance noble, et ce même si ses manières pouvait faire croire le contraire. Faisant un effort, il prit un autre verre pour lui-même et s’adressa à l’hôte de ces lieux d’un ton plus enjoué.

- A votre santé dame Callen, en espérant que votre maison ne décline jamais, et que vos réceptions n’en soient que plus somptueuses et raffinées. Ainsi qu'à la santé des rescapés des surprises que la vie nous réserve parfois.

Il trinqua avec elle puis l’amiral avant de boire quelques gorgées sans pour autant avoir la chance de savourer le goût de cet alcool. Les chagriens n’avaient aucun sens du goût, ce qui pouvait en faire des cibles de choix pour un empoisonnement puisqu’ils étaient incapable de différencier une bière tarisienne d’un brandy corellien, ou encore un verre d’eau d’une huile pour droïde. Les chagriens avaient donc pris l’habitude de ne pas manger ni boire en compagnie d’autres individus, pas pour les risques d’empoisonnement, mais plus par tabou au sein de leur société. Stÿx Cedronis fit mine de réfléchir et se tourna à nouveau vers l’amiral pour poser une nouvelle question afin de sonder celui qui se tenait en face de lui.

- Corellia vous dites donc. Je connais bien votre monde natal, et ses habitants. En effet, j’ai d’excellents contacts au sein de la Corporation Technique Corellienne, pour être honnête j’en suis actionnaire. J’ai déjà eu affaire avec les honorables membres de la famille Yader, mais ils ne m’ont jamais parlé de vous...

L’ambassadeur de Chagria termina sa phrase en arquant un sourcil. La question aurait pu paraître innocente surtout pour les amateurs du premier degré ou passer pour l’envie de répondre à la pique précédente. Mais son sourire serein laissait clairement entendre que ce ne l’était pas. Il y avait une vraie curiosité derrière cette question, même s’il y avait également au fond, un sous-entendu... Cedronis n’avait pas divulgué cette information au hasard, il comptait faire comprendre qu’il avait des relations, y compris sur Corellia. Peut-être était-ce une opportunité pour Darek de bénéficier des services du chagrien pour reprendre contact avec sa famille ? En tout cas, il le laissait croire. Bien entendu, Cedronis avait déjà croisé quelques fois le chemin de la famille Yader, mais ce fut bref à chaque fois, et il n’eut pas toujours vraiment l’occasion de discuter sérieusement. La mémoire de Cedronis ne lui faisait jamais défaut, et même s’il était probable que les Yader n’aient pas évoqué le prénom de Darek car ils n’estimaient pas que ce soit nécessaire, l’ambassadeur avait une intuition: pourquoi ne pas évoquer avoir un membre de sa famille dans la marine de l'Alliance ? Laissant clairement croire qu’il en savait plus qu’il ne le laissait paraître. Prêcher le faux pour récolter le vrai était un procédé qui l’amusait, car rares étaient ceux qui savaient appréhender cette manœuvre rhétorique.

Il sirota une nouvelle gorgée de son alcool et se fit une réflexion plus personnelle. Sans doute que cet amiral était quelqu’un d’intéressant, bien plus intéressant d’un point de vue intellectuel qu’Avanna Callen…

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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Ven 7 Nov - 14:18

Je ne saurais dire si le Chagrien l’a mal pris ou non, en tout cas il me répond d’une manière bien étrange, et qu’un esprit étroit pourrait considérer comme de la discrimination contre la race humaine. Toutefois, je ne suis pas un esprit étroit, et je connais suffisamment cette race, comme d’autres, pour savoir qu’ils ont bien meilleure mémoire qu’un humain lambda, et qu’ils vivent bien plus longtemps aussi. Heureusement que ce politicien n’est pas tombé sur plus abruti et plus têtu, sans quoi il aurait très bien pu terminer avec la tête dans l’une des tables.. Malgré sa grande taille et sa carrure imposante. Comme on dit si bien dans le milieu militaire, « plus c’est grand, plus ça tombe facilement ! ». En tout cas, pique ou non de sa part, en réponse à la mienne sans doute, je me dois de continuer la conversation. Les marques, ‘’l’étiquette’’, les symboles et la rhétorique hypocrite et bien placée sont extrêmement importants dans ces soirées mondaines. Avant tout, ce sont des soirées pour se faire bien voir, et pour se faire des connaissances utiles.

« Oh, je n’ai aucun mérite à cela. C’était quelque temps seulement après avoir reçu ma première affection, sans doute l’ai-je retenu pour cela. Vous savez ce que c’est, on est jeune, plein d’entrain et d’ambition, alors on est attentif à la moindre chose, surtout si elle implique le domaine politique. »

En soit, ce que je ne dis n’est pas faux. Mais il est inutile de raconter que je m’en souviens également parce que bien plus tard, j’ai été moi aussi victime d’un attentat, qui m’a coûté une cicatrice pas très belle d’ailleurs. Sans doute m’en suis-je rappelé et souvenu jusqu’à aujourd’hui pour cela. Il est vrai que ces derniers temps, les attentats sur des personnalités politiques ou militaires, car j’estime qu’être commodore, bien qu’il y en ait des centaines d’autres, c’est un certain privilège, ont été plutôt rares. D’autant plus que nous avons en commun que nos deux affaires aient été largement médiatisées et utilisées à des fins politiques. Bien que ceci est à nuancer, puisque je n’ai pas utilisé cela à mes propres fins, pour ma part.

Chose qu’il confirme en poursuivant sur un court monologue, expliquant que cet événement lui a laissé de terribles marques, chose que je peux tout à fait comprendre puisque je l’ai vécu, et que physiquement comme psychologiquement cela a été en effet très éprouvant. Il est évident qu’après qu’une personne ait manqué de vous tuer, un manque de confiance total envers autrui vous caractérise, sans oublier une certaine paranoïa. Mais toutefois, je trouve cela plutôt moyen que de s’en servir comme élément politique, pour justifier que l’on est déterminé et que l’on fera les bonnes choses. Parce qu’en réalité, non, on ne fera pas les bonnes choses parce qu’on a vécu quelque chose de traumatisant, même pour un militaire de terrain, ce que je ne suis pas au passage, expérimenté voir vétéran. On fera justement tout l’inverse, parce qu’on aura un rapport beaucoup plus biaisé de la situation. C’est entre autres l’une des raisons pour laquelle, pour ma part, à la suite de la tentative d’assassinat sur Fondor, on m’a envoyé dans un secteur tranquille et sans grand risque de combats.

Toutefois, quelque chose dans la fin de son rapide monologue pique ma curiosité. Lorsqu’il dit que nous avons survécu à tout cela, et que nous sommes faits du même fer. Tiens donc.. Se rappellerait-il aussi de l’affaire de Fondor ? Ai-je été l’objet de son attention durant une certaine époque et peut être encore maintenant ? Ou bien a-t-il eu connaissance de la liste des invités et s’est-il renseigné ? Ces hypothèses sont plausibles, mais ne pouvant le savoir pour l’instant, je vais juste essayer d’en savoir un peu plus.

« Que voulez-vous dire par là, ambassadeur ? »

Parfois, jouer la carte de l’innocent, ou bien encore de celui qui ne comprend que mal, peut bien servir. Nous verrons bien ce qu’il va y répondre. Je suis curieux de savoir ce qu’il sait, et ce qu’il ne sait pas. Peut-être qu’au final, il n’a pas eu vent de cet tentative de meurtre, après tout ? Dans tous les cas, tout est possible, et les justificatifs pour ce qu’il sait ne manquent pas, bien au contraire. Je vais juste être un peu plus prudent, mais ne serait-ce que par réflexe, et parce qu’il faut toujours se méfier des politiciens.

Pour sa part, l’ambassadeur fait son petit jeu de « m’as-tu vu ? ». Le voilà qui donne son verre à la noble mais nymphomane Callen, puis en récupère un autre, et trinque en son nom. Les manières qu’il a de faire les choses ne peuvent montrer qu’une chose : il est d’ascendance noble, tout comme cette Rendilienne, tout comme moi d’ailleurs. Oui, bien que Corellia ne soit pas une monarchie, une classe de très haute bourgeoisie se veut noble, et c’est de cette classe que fait partie la famille Yader. Je sais donc reconnaître ‘’l’étiquette’’, ces codes et règles d’usages que l’on ne retrouve que chez cette classe très fière et très sectaire. En soit, je n’aime pas cela, toutes ces règles insensées, mais hélas il faut savoir parfois faire avec.

Terminant de porter un toast en son nom, nous trinquons tous trois, chacun notre tour l’un avec l’autre. Je reste silencieux, conciliant à suivre le mouvement mais observant surtout l’ambassadeur. C’est un personnage intriguant, et intéressant surtout, il faut surtout l’admettre. Et puis je n’ai rien contre les non-humains, contrairement à certaines personnes que j’ai pu côtoyer dans le Second Empire, lorsque j’étais observateur officiel. Bien entendu, c’est aussi un grand cliché puisque j’ai aussi côtoyé des gens tout à fait normaux et tolérants, et de ceux là en très grand nombre.

Voilà qu’il revient à la charge dans notre petit échange, mais avec une question qui, cette fois, manque de me faire recracher le contenu alcoolisé dans ma bouche. Il aborde un sujet très dangereux, qui en aura valu des altercations plus jeune.. Corellia, et mon ancienne famille Yader. Car oui, en réalité je ne devrais même plus porter ce nom là, étant donné que j’ai été banni de ma propre famille par ces membres, mais ayant un certain pouvoir grâce à ma place et à ma formation, sans parler de mes contacts, ils n’ont jamais pu m’atteindre, pour leur plus grand désespoir.

Cependant, je dois admettre que c’est très finement joué que de me demander pourquoi les membres Yader, auxquels je dis appartenir, n’ont jamais parlé d’un des leurs qui est pourtant amiral, un poste très restreint et très prestigieux il faut l’admettre, puisqu’il s’agit de commander l’une des sept flottes chargé de la défense et des missions de l’Alliance Galactique, et d’ailleurs je commande plus précisément le corps expéditionnaire allié, ce qui est d’autant plus prestigieux qu’il s’agit d’une formation de mission, voir d’assaut, et non pas de défense comme le sont au moins quatre des six autres flottes.

En guise de première réaction, je laisse filer quelques secondes sans rien dire. Il est certain que ça n’est pas une bonne idée, mais sur le coup j’ai été assez surpris qu’on me pose cette question. Deuxième réaction : la réponse. Après tout, elle était bien nécessaire non ?

« Oh eh bien.. A vrai dire je ne sais pas pourquoi il ne vous ont jamais parlé de moi. Peut-être n’étais-ce pas nécessaire d’en parler ? Hélas je ne saurais dire, je n’y étais pas. »

C’est très évasif comme réaction, et on peut sans doute aisément se douter que quelque chose ne va pas. Ca n’est pas bon, c’est un sujet que je préfère de loin garder pour moi. Tout de même, il y a quelque chose qui me fait rire intérieurement. Depuis que j’ai été banni de ma famille, c’est bien la première fois qu’on me demande cela.. Et pourtant, je croyais m’y être, plus jeune, préparé. Comme quoi, il faut croire qu’on y est jamais. Mais je dois tout de même me reprendre un peu mieux, et tenter de trouver une explication un peu plus cohérente et justifiée.

« Il est vrai que depuis mon entrée en école militaire, et cela remonte à plus d’une vingtaine d’années maintenant, je ne suis pas rentré sur Corellia. Il est bien possible donc que je ne sois pas leur sujet de conversation principal. »

En soit, ce que je dis n’est pas faux, mais vrai qu’à demi-mot il faut l’admettre. Une chose est claire en tout cas, il m’a eu sur ce coup là, et j’aurais bien voulu lui applaudir, si nous étions dans un événement moins « m’as-tu-vu »…
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Ven 14 Nov - 2:56

« Ici le cargo léger Qom Jha, demande autorisation de procéder à l’atterrissage sur la plateforme B47 ouest. »

« Bien reçu Qom Jha, ici le contrôle spatial Coruscanti, veuillez confirmer que vous ne transportez aucune arme susceptible de nuire à la sécurité planétaire et veuillez clarifier vos intentions »

« Ici Qom Jha, nous ne transportons aucun bien susceptible de vous embêter, et l’Amiral de l’Empire Ryaaz’ are’ Nuruodo est à bord, demandons autorisation immédiate d’atterrir. »

Une hésitation fut perceptible à l’autre bout de la communication, alors que l’interlocuteur du droide semblait consulter son supérieur hiérarchique.

« Entendu Qom Jha, procédez sur la plateforme B48 ouest, terminé »

Azaren sourit, voyant que la présence d’un amiral de l’Empire suffisait à affoler le contrôle spatial de la capitale de l’Alliance. Il finit d’enfiler son uniforme de parade, d’un blanc immaculé, radicalement diffèrent de son uniforme habituel qui était plutôt dans les nuances de gris. Il avait fait le choix de porter cet uniforme blanc qui rappelait celui des Grands Amiraux de l’époque de Palpatine à dessein. En effet, une fois que les formalités seraient remplies, il allait se rendre à un gala organisé par une riche Rendilienne du nom d’Avanna Callen, et il voulait que son arrivée ne passe pas inaperçue, pour prouver à la noblesse Coruscanti que l’Empire était encore à la hauteur de ce qu’il avait été par le passé. Il fallait que sa présence inspire le respect et une certaine forme de crainte, pour que ces êtres oisifs qui composaient la société de l’Alliance comprennent que leurs jours étaient comptés s’ils ne rejoignaient pas le Second Empire et la puissance qu’il représentait.

Pendant que le Chiss finissait de réfléchir tout en accrochant à son uniforme les nombreuses médailles qu’il avait gagné pendant ses années dans la Marine Impériale, le pilote droide de son vaisseau posait le Qom Jha sur la plateforme qui leur avait été indiquée, et Azaren dut sortir de sa cabine pour accueillir les inspecteurs des douanes qui devaient vérifier qu’il n’amenait aucun article de contrebande avec lui. Il sentit la gravité artificielle du vaisseau être remplacée par celle réelle de la planète sur laquelle il se posait, et dut lutter contre une légère sensation de nausée l’espace d’un instant, avant d’entendre le bruit caractéristique du train d’atterrissage qui cognait le revêtement de la plateforme. Passant devant le cockpit, il prit un moment pour remercier le droide pilote, puis se dirigea vers la rampe d’accès au vaisseau qui était en train de se déployer.
Une fois au sol, il vit plusieurs officiers des douanes qui entouraient le Qom Jha pour le scanner afin de déterminer s’il transportait des marchandises suspectes, mais, n’y prêtant qu’un œil distrait, il continua son chemin vers l’intérieur du spatioport.

Bien que tout ait été fait pour que les visiteurs du spatioport soient en extase devant le luxe qu’il affichait, Azaren ne montra aucune surprise en marchant le long des couloirs richement décorés qui le menaient au contrôle des passeports puis au hub de speeders. Sur son passage, il sentait les regards se tourner vers l’uniforme blanc aux épaulettes dorées qu’il portait, et si certains passants manifestaient une franche hostilité, d’autres en revanche semblaient admirer en silence cet étrange personnage qui marchait d’un pas rythmé sans prêter attention a ce qui l’entourait.
Une fois les contrôles de sécurité passés avec succès, Azaren se dirigea vers un speeder aux insignes de l’Empire qui attendait non loin de la sortie du spatioport. Du coin de l’œil il remarqua les membres des services de sécurité de l’Empire qui s’assuraient que rien ne le menaçait, et il continua sa marche avant de pénétrer dans le speeder tout en poussant un long soupir.

« Bonsoir mon Amiral, avez-vous fait bon voyage ? Voulez-vous que je vous conduise directement à votre lieu de rendez-vous ou préférez-vous passer par votre appartement ? »


Le Chiss jeta un coup d’œil au chauffeur humain en uniforme et comprit qu’il s’agissait d’un caporal de l’Empire, avant de donner sa réponse d’un ton neutre

« Amenez-moi la-bas directement, caporal, je ne voudrais pas être en retard, ce serait faire honte à l’Empire, ne trouvez-vous pas ? »

Le chauffeur répondit hâtivement par l’affirmative et le long speeder blindé prit son envol dans l’agitation nocturne de la capitale de l’Alliance. Azaren passa le plus clair du temps de trajet à regarder à travers la vitre la beauté de la mégalopole unique dans la galaxie, et ce ne fut qu’après une bonne vingtaine de minutes qu’il se rendit compte qu’il ne connaissait pratiquement personne à cette soirée. Il avait été invité sans doute par courtoisie, sans que personne ne s’imagine qu’il allait réellement participer au gala, mais il avait décidé de prendre tout le monde par surprise et de s’y rendre, seul en territoire quasiment ennemi.

La lourde porte s’ouvrit dans un sifflement pneumatique et le Chiss sortit du speeder tout en lissant les plis qui s’étaient formés sur son uniforme. Heureusement, l’Empire n’imposait pas le port de la casquette à ses officiers supérieurs, ce qui permettait au Chiss de ne pas couvrir sa chevelure sombre soigneusement brossée en arrière. Tendant son invitation au gorille qui gardait l’entrée, il ne put s’empêcher de jeter un regard a sa montre de veste et constata qu’il était pile à l’heure, ce qui lui arracha un demi-sourire : la précision impériale était sauve.
Le gorille, ayant scanné sa carte d’identification, le gratifia d’un regard surpris et d’un sec

« Passez une bonne soirée, Amiral »

Le remerciant avec un signe méprisant de la tête, Azaren entra dans l’hôtel particulier ou se tenait le gala de Mme Callen. Il profita des derniers instants de calme pour se remémorer le profil de l’hôte que les services de renseignement impériaux lui avaient fourni. Avanna Callen était de famille noble et elle semblait en tirer profit en s’envoyant en l’air avec a peu près tout ce qui bougeait et qui était de haut rang. Cependant, le plus haut respect était de mise car elle avait malgré tout une grande influence sur la cour de l’AG.

Alors que des valets lui ouvraient la porte, le Chiss prit un air impassible et se dirigea à travers la foule d’invités vers Callen, qui semblait en pleine discussion avec un humain et un immense représentant de la race chagrienne. Profitant d’un moment de silence dans le dialogue entre les deux males, Azaren se présenta à l’humaine et lui fit un baise main rigoureusement exécuté.

« Madame, Ryaaz’ are’ Nuruodo, ou Azaren pour les non-Chiss, pour vous servir. »
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Mar 18 Nov - 2:26

Cedronis écouta attentivement la réponse de l’amiral Yader. Visiblement il n’avait pas saisi le sous-entendu du Chagrien quant à leurs passés respectifs et le fait qu’ils aient tous les deux surmonté des difficultés plus ou moins similaires. Néanmoins tous les deux s’en étaient tirés et étaient ressortis changés et plus fort qu’avant. Yader en montant en grade, Cedronis en devenant ambassadeur de son monde natal. Le chagrien en profita pour jeter un coup d’œil à la foule, échanger un regard avec Allana Callen avant de répondre d’un air un peu absent.

- Je voulais tout simplement dire que nous étions forgés dans le même fer vous et moi pour la simple et bonne raison que nous avons pu survivre aux épreuves que le destin avait placé sur nos routes respectives Amiral.


Quand vint sa justification quant à la question posée à propos de la famille Yader de Corellia, l’ambiance changea. Si la légèreté du corellien l’avait placé en position de confiance, la question de l’ambassadeur semblait avoir ébranlé sa position et déséquilibré la balance. Stÿx avait fait mouche visiblement car la réponse de son interlocuteur était beaucoup trop superficielle et large, cassant littéralement avec son image d’homme intouchable qu’il avait donnée jusqu’à présent face au politicien natif de Chagria.
Le chagrien plissa des yeux devant l’explication de l’Amiral Yader et planta son regard droit dans le sien, comme s’il cherchait à percer la vérité derrière sa réponse bien trop évasive que le corellien avait sortie pour répondre à la question qu’il avait posée. Bien entendu, Stÿx pouvait user de la Force pour découvrir la vérité, mais étant donné la proximité de l’ambassade Jedi dans ce recoin de la planète, cela aurait été trop dangereux et irresponsable. Il était évident que l’humain voulait éviter le sujet et noyer le poisson. Avait-il quelque chose à cacher ? Sans doute. Quelqu’un comme lui n’aurait jamais hésité à s’exprimer clairement sur tout autre sujet, mais pour la première fois aux yeux de l’ambassadeur Cedronis Darek avait semblé être déstabilisé, pris au dépourvu. Sa réponse était trop floue, et la bête politique que le chagrien était n’avait pas raté ce détail. L’incident impliquant l’amiral Yader et sa hiérarchie par le biais des médias, la façon dont il avait été frontal en évoquant la tragique disparition de l’épouse du politicien indiquaient que le corellien n’était pas adepte de la langue de bois et était quelqu’un de franc qui assumait les conséquences de ses actes. C’était peut-être un bon leader et un vrai stratège, mais intérieurement, Cedronis ne pouvait s’empêcher de penser que Darek Yader ferait un mauvais homme politique. Le chagrien maintint le regard de l’humain puis lâcha l’affaire comme s’il s’agissait de quelque chose sans importance après avoir bu une gorgée d’alcool.


- Hum. Vous avez sans doute raison. Peut-être qu’en effet, il ne leur était pas nécessaire d’évoquer votre existence à l’un de leurs partenaires commerciaux sans doute…


La réflexion paraissait être plus adressée qu’à lui-même que pour son interlocuteur, mais Cedronis avait pris un ton suspicieux. Cela l’avait intrigué, et l’insinuation indirecte de son propos avait été habilement voilée derrière un voile de crédulité. Contrairement aux apparences, Cedronis ne croyait pas aux coïncidences… Si les Yader n’avaient pas cru nécessaire d’évoquer un membre de leur famille au sein de la Marine de l’Alliance, c’était sans doute car il représentait peu de choses à leurs yeux. Au fond de lui, Afflictionis se jura de creuser davantage ce dossier plus tard. Alors qu’il s’apprêtait à dire autre chose pour relancer la discussion, une voix résonna dans son dos. Faisant volteface, Cedronis eut l’impression de se retrouver nez à nez face à Thrawn. Il fallait bien l’admettre, Stÿx avait du mal à différencier les Chiss entre eux, mais avec le temps et à force d’en fréquenter certains, il finissait par les reconnaitre. Ce Chiss se présenta comme étant Ryaaz’ are’ Nuruodo, amiral de son état selon le chagrien car il reconnaissait l’uniforme blanc typique de certains amiraux servant l’Empire. Quoiqu’il en soit, ce nom ne disait rien à l’ambassadeur de Chagria. En dépit de ses contacts dans le Second Empire Galactique, le Seigneur Sith était forcé d’admettre que son bras au sein de ce régime strict et militariste était moins long qu’au sein de l’Alliance…

Cedronis remarqua qu’il semblait impassible, y compris lorsqu’il salua Avanna Callen. En même temps, les Chiss étaient reconnus pour leur retenue, leur discipline et leur manque manifeste d’émotions parfois, et cet Azaren semblait être fidèle à la réputation de son espèce. Désireux de continuer à tisser des liens avec les impériaux, Stÿx Cedronis profita de l’occasion pour saluer le nouveau venu d’un ton direct et sincère.


- Bonsoir amiral Ryaaz’ are’ Nuruodo. Je suis l’ambassadeur Stÿx Cedronis, représentant de Chagria. Je ne pensais pas que des représentants de nos alliés impériaux étaient conviés à cette soirée. Ravi de voir que Madame Callen porte en grande estime l’amitié que nous portons aux impériaux.


Tournant le regard vers les yeux écarlates du Chiss, le chagrien but une nouvelle gorgée tout en gardant à l’œil le corellien qui allait sans doute se présenter à son tour. Cerné par deux militaires, Cedronis affichait une mine sereine et tranquille en attendant que les présentations finissent par se faire. Curieux de voir comment la discussion allait suivre son cours, l’ambassadeur avait hâte de voir Azaren et Yader échanger.

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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Jeu 20 Nov - 4:42

Ma conversation avec le Chagrien se poursuit, tandis qu’Avanna semble se désintéresser de plus en plus de nous. Bah, ça n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire même. Non pas que j’apprécie moins la gente féminine, non ça n’est pas du tout le cas et je n’ai rien contre un peu de.. ‘’douceur féminine accueillante’’, mais Avanna n’est pas ce qu’on peut appeler quelqu’un de raffiné et de bien réputé, même si elle a grand pouvoir par son nom, celui des Callen.

Nous terminons notre petit duel de piques quand un personnage pour le moins inattendu fait son entrée dans la pièce. Un officier impérial, Chiss pour être exact. La copie conforme du célèbre Grand Amiral Thrawn. Je me souviens qu’on nous parlait beaucoup de ses stratégies et de la campagne qui a menacé la Nouvelle République en l’an 8. C’était une autre époque, c’est sûr, mais ce fut l’un des meilleures officiers, toutes flottes confondues, de tout temps. Avec son aide de camp d’époque, le futur amiral Pellaeon, dont aujourd’hui on a attribué le nom à une classe de destroyer redoutable.

L’amiral Chiss se présente comme étant Ryaaz’are’Nuruodo, surnommé Azaren pour les non-Chiss ayant des problèmes avec cette culture et leurs noms à rallonge. J’ai déjà entendu parler de cet officier là, c’était durant mon séjour en territoire Impérial, en qualité d’observateur militaire. Je ne l’ai jamais rencontré, mais j’ai plusieurs fois entendu ce nom et les qualités de bon stratège qu’on lui vante d’avoir.

Le chagrien est le premier à le saluer de nous trois, lorsqu’il arrive à notre niveau, soit assez près du buffet contenant un sacré nombre de verres alcoolisés et de mets raffinés. J’en profite alors pour m’éclipser discrètement quelques dizaines de seconde, le temps de récupérer un nouveau verre, avec le même contenu qu’auparavant. Ce champagne est délicieux, il faut l’admettre. C’est un grand cru, il doit coûter assez cher, mais on a plus ou moins l’habitude lorsqu’on est connaisseur des soirées mondaines.

L’ambassadeur de Chagria vient de terminer sa salutation, que je le suis d’une manière assez neutre et naturelle. Contrairement à bon nombre d’officiers ayant gardé la rancoeur des Impériaux, ou du moins une certaine méfiance, et pas nécessairement chez les plus vieux officiers, je n’ai rien contre eux, je les ai étudiés longuement, observés leurs stratégies, leur politique, leurs mentalités, et leurs hiérarchies, et je n’ai rien trouvé de bien choquant, ou même de révoltant. Ils ont suivi un système différent du nôtre mais qu’ils acceptent tous librement. Si une personne est en désaccord, rien ne l’oblige à y rester, l’Alliance Galactique, ou tout autre monde neutre, existent. C’est d’ailleurs une très bonne chose que cohabitent pacifiquement deux systèmes politiques différents et aux relations plutôt bonnes. Même si nous devons rester vigilant, non pas des Impériaux en eux-même, mais de la possibilité que l’Alliance ne dure pas, et nous devons tout faire pour éviter l’effondrement, c’est certain. Mais cette conversation n’a pas à avoir lieu ici.

« Amiral Ryaaz’are’Nuruodo », l’accentuation que j’ai pris cache une assez grande connaissance des Chiss et un long moment passé avec eux, « soyez le bienvenue sur Coruscant, même si je ne dois pas être le premier à vous l’annoncer. En tout cas, sachez que je porte une grande admiration pour un collègue ayant tenu une partie du front face aux Vagaaris. »

S’en suit une poignée de main tout à fait normale, ni trop forte, ni trop brève, ni trop sèche. Après tout, je n’ai rien à cacher, ni rien à prouver. J’ai fais mes preuves au feu, et, comme lui, parce que oui j’ai pu entendre ses exploits militaires un certain nombre de fois, j’ai combattu et gravi les échelons les uns après les autres. Pour en arriver aujourd’hui là, tout comme lui.

Avanna est celle qui ‘’ferme la marche’’, avec des salutations un peu moins distinguée que ce qu’on pourrait s’attendre à entendre, mais après tout, c’est Avanna non ?

« Oh, amiral ! Mon père m’a beaucoup parlé de vous et de votre carrière ! Mais je ne m’attendais pas à retrouver un homme aussi.. Séduisant. J’espère que mon invité impérial, représentant officiellement un gouvernement ami de ma famille, a fait bon voyage ! »

Elle aurait pu s’arrêter là, elle aurait dû s’arrêter là. Mais je connais très bien cette aristocrate plutôt portée sur le sport de chambre, et je sais parfaitement qu’elle pense d’ors et déjà à quelque chose que l’étiquette considère comme déplacé. Toutefois je ne m’attendais pas à ce qu’elle le dise de manière aussi directe.. Peut-être que deux officiers de flottes en compétition l’a un peu plus émoustillée que d’habitude. En tout cas, je manque d’en recracher le champagne que je viens d’avaler, et me demande bien comment vont réagir les deux autres face à ça..

« Trois beaux grands et charmants hommes.. Je me demande lequel ira dans mon lit ce soir.. Le gagnant sans doute.. »
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Lun 24 Nov - 9:26

Le chagrien fut le premier à se tourner vers Azaren et à se présenter, tandis que l’humain se tournait pour prendre une coupe de champagne au buffet derrière le groupe. L’ambassadeur Styx Cedronis, tel était son nom, n’eut pas beaucoup de mots pour Azaren qui, s’il appréciait la vie en société, n’était pas particulièrement intéressé par les conversations mondaines. De fait, il prêta une attention relative à ce que lui dit le chagrien, tout en s’empêchant de grincer des dents quand il l’entendit prononcer son nom complet en Basic et en n’omettant
pas de hocher la tête pour indiquer qu’il appréciait sa courtoisie.

L’attention du Chiss était focalisée sur deux choses, en ordre d’importance : premièrement, l’ambassadeur Cedronis n’avait pas du tout le langage corporel qu’il aurait imaginé observer chez un politicien. Il apparaissait à Azaren comme un être puissant voire imposant, et bien que sa connaissance des chagriens était très basique, il doutait qu’un représentant moyen de cette espèce ne fut aussi fortement bâti. Secondement, pendant que le chiss s’était approche du groupe, avant de faire le baisemain à Callen, il avait cru apercevoir les insignes de la marine de l’Alliance Galactique sur le costume de l’humain qui humectait maintenant ses lèvres dans le champagne. Non pas que cela mette le Chiss mal à l’aise, mais la vue de l’insigne ne suscitait qu’un léger mépris sous couvert d’hostilité chez lui. Il n’appréciait pas l’Alliance de par son manque de stabilité et sa fragilité structurelle. Par deux fois en moins de dix ans, elle avait été détournée par un seigneur Sith d’abord et par Natasi Daala ensuite. Le simple fait que les deux avaient réussi à faire des dommages énormes à la stabilité galactique avant d’être arrêtés était une preuve de l’impossibilité pour l’Alliance d’aboutir à un système stable et juste. Par deux fois, c’étaient en revanche les Vestiges de l’Empire qui avaient dû intervenir, et qui avaient guidé la galaxie vers une résolution des problèmes de l’AG.

Toujours est-il que le Chiss allait encore devoir faire très attention à ses moindres faits et gestes pour prouver a tout le monde que l’Empire restait la vraie puissance avec laquelle il fallait compter dans cette galaxie, d’autant que si l’humain était présent dans ce genre de soirée, il était soit de haut rang soit de bonne famille, voire les deux. Et les humains de bonne famille étaient souvent les plus exécrables, comme Azaren l’avait appris au sein de l’Empire.

Ces réflexions ayant eu lieu pendant le court temps qu’il fallut au chagrien pour finir de se présenter, Azaren lui répondit brièvement avant de se concentrer sur l’humain qui lui faisait désormais face. Il constata tout d’abord que ses prédictions étaient justes en remarquant les galons d’Amiral sur l’uniforme blanc, et dut s’empêcher de pousser un soupir en maudissant intérieurement le sort : leur rang étant équivalent, la compétition serait féroce… et sans doute stérile.

Quand il entendit l’humain prononcer son nom complet avec un accent qui, s’il n’était pas parfait, trahissait du temps passé avec des Chiss, Azaren haussa un sourcil, surpris. La majeure partie des non-Chiss avait une prononciation exécrable en Cheunh, aussi les représentants de sa race qui devaient communiquer avec des étrangers leur proposaient d’utiliser leur surnom. Ce geste représentait pour les Chiss moins un moyen d’aider les non-chiss à ne pas buter sur leur nom qu’une façon de ne pas avoir à entendre le nom complet se faire écorcher. Azaren avait donc fait part d’entrée de jeu de son surnom par courtoisie, mais le fait que cet humain, avec ses cordes vocales si différentes, parvienne à prononcer son nom correctement était une surprise pour le Chiss, une surprise qui pouvait totalement changer son attitude envers son interlocuteur. La culture Chiss étant peu connue et assez fermée, qu’un étranger ait fait l’effort de s’y immerger lui valait immédiatement un gain de respect.

Quand l’Amiral de l’Alliance eut fini de se présenter, Azaren nota qu’il n’avait quant à lui pas donné son nom, et que manifestement il semblait le connaitre de réputation, tandis que le Chiss ne pouvait en dire autant. La poignée de main qu’ils échangèrent fut tout à fait banale mais tout de même rigide comme on pouvait s’y attendre entre deux militaires de haut rang.


-Merci, Amiral… ?


Azaren souhaitait connaitre le nom de cet officier pour pouvoir déterminer s’il lui était connu et simplement pour savoir de qui il s’agissait, en vue de recherches futures sur l’Holonet.
C’est alors que l’hôtesse, qui n’avait pipé mot depuis qu’il s’était présenté, décida de lui adresser la parole. Sa première phrase fit naitre un sourire de courtoisie sur le visage du Chiss, qui était cependant flatté qu’une grande famille rendilienne puisse l’avoir comme sujet de conversation. Apres tout, il ne faisait que rarement des apparitions en public et il ne faisait pas partie des officiers dont les medias parlaient en permanence, préférant se concentrer sur les actes plutôt que sur la publicité. Certes, en étant aux commandes de l’Escadron de la Mort, il fallait s’attendre à ce que l’on fasse un peu plus attention à lui qu’a un officier lambda, mais il avait réussi à ne pas être sous le feu des projecteurs jusqu’à maintenant.

Quand elle finit sa deuxième phrase, Azaren resta quelques instants impassible, ne sachant pas du tout comment sortir de cette situation sans fuir ni offenser ceux qui le recevaient ici. Des dizaines de possibilités envahirent son esprit, et il dut faire un effort pour garder sa mine austère et neutre.

Du coin de l’œil, il vit l’humain faire un effort pour ne pas recracher son champagne, et décida de jouer la seule carte qu’il pouvait jouer sans perdre ni sa dignité ni le respect de son hôtesse. Se raclant la gorge pour masquer son embarras, il souffla du nez pour montrer son amusement et dit d’un ton ironique.


- Je crois me souvenir qu’une des premières choses que l’on nous enseigne a l’académie navale est de ne pas succomber à nos pulsions, mais peut-être en est-il autrement au sein de l’Alliance Galactique, à vous de me le dire Amiral. De plus je doute que cela soit le genre de chose que mon état-major approuve, mais si vous voulez les appeler pour leur demander de faire une exception je peux vous prêter mon comlink.


Il avait profité de ce trait d’humour pour lancer une petite pique à l’Amiral, rien de méchant mais juste assez pour stimuler la conversation entre les deux hommes. En attendant que les autres interlocuteurs ne réagissent a sa tentative de sauver la situation, il arrêta un serveur qui passait avec des coupes pour en prendre une et en proposer aux autres qui avaient pour certains vidé la leur. Il ne lui restait plus qu’à espérer que le chagrien sache rebondir et les tirer de cette situation embarrassante.
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Mer 26 Nov - 0:12

L’ambassadeur Cedronis découvrit pour la seconde fois l’arrogance des Chiss en n’ayant en guise de salut qu’un simple hochement de tête. La dernière fois qu’il eut à faire à l’arrogance d’un Chiss, c’était sur Taris lorsqu’il n’était encore qu’un simple apprenti grandissant dans l’ombre néfaste de son mentor Givin. Trois Sith venus de Dromund Kaas avaient réussi à les retrouver sur ce monde qui avait encore subi en partie le bombardement orbital de Darth Malak il y a près de quatre millénaires. Ce Chiss là avait été embrigadé chez les Sith depuis plusieurs années visiblement car il avait su se battre honorablement. Cependant, il n’avait pas été assez fort pour Darth Afflictionis qui avait pris un malin plaisir à lui faire chèrement payer le prix de son orgueil au fil de son sabre laser dont la lame écarlate semblait vibrer en absorbant l’énergie vitale du natif de Csilla. Ce fut la première pensée qui vint à l’esprit de l’ambassadeur Cedronis lorsqu’il vit la réaction du Chiss, et il ne pouvait s’empêcher de faire le lien entre sa vie secrète et sa rencontrer avec l’amiral Azaren. Le Seigneur Sith esquissa même un sourire tout en voyant le Chiss serrer la main du Corellien. Un sourire étrange dont lui seul savait la signification. L’amiral de l’Alliance quant à lui sembla gagner plus facilement l’estime de l’impérial. C’était tellement prévisible, les Chiss tenaient en piètre estime les politiciens et diplomates. Le comportement de Jagged Fel en son époque lorsqu’il rencontra les membres de la Nouvelle République était des plus explicites quant à l’attitude globale des Chiss. Avanna Callen quant à elle refit des siennes en prenant la parole. Premièrement elle salua normalement Ryaaz’ are’ Nuruodo avant de lancer un sous-entendu que tous ici comprirent. Ce qui surprit le chagrien fut surtout le fait que la native de Rendili ne fasse pas preuve de plus de gène à l’idée d’évoquer ce genre de choses. Mais ce qui le surprit peu de temps après était le fait que l’humaine semblait inclure l’ambassadeur de Chagria parmi une compétition des plus futiles. Il profita de la venue du Chiss pour lever les yeux au ciel en guise d’exaspération tout en finissant son verre de champagne d’une traite tout en espérant que l’alcool l’aide très rapidement à supporter la bêtise et la superficialité manifeste de l’hôtesse. Il s’arrangea pour maquiller ceci comme une plaisanterie qui fit lever ses sourcils, mais ses pensées étaient clairement meurtrières en cet instant.

- Divertissant.

Dans un effort olympien, Cedronis évita de broyer le verre entre ses doigts musclés dont l’ongle faillit grincer contre le verre. Il semblait manifeste qu’une rivalité entre les deux officiers s’était installée, la petite pique d’Azaren était la première vague, le chagrien avait déjà commencé le travail auprès du corellien mais cela n’était pas pour autant qu’il allait demeurer passif. Se rapprochant d’Avanna Callen comme pour s’assurer de son soutien tacite, mais également en lui lançant un regard langoureux et dominateur. Cependant, le chagrien ne ressentait que du dédain pour elle, même s'il était contraint de jouer la comédie. Il rebondit sur le trait d’humour du Chiss… tout en répondant sciemment à la question que celui-ci avait posée quelques instants plus tôt lorsqu’il réclama le nom de l’amiral. La déclaration de l’ambassadeur Cedronis se voulait être sérieuse mais légère à la fois, et c’est pour cela qu’il prit le temps de choisir habilement ses mots tout en distribuant quelques insinuations que seuls les plus malins comprendraient.

- Sans aller jusque là, je pense que c’est justement cette aptitude à laisser parler son cœur parfois qui fait la force de l’Alliance. Je peux vous affirmer de part mes contacts au sein de votre nation que l’on ne retrouve pas le même… « enthousiasme » dirons-nous parmi les militaires du Second Empire. Cela n’enlève rien à leur efficacité, mais tout est bien plus froid. Et je pense pouvoir avancer sans me tromper que l’amiral Darek Yader avec lequel nous discutions de choses et d’autres avant que vous n’arriviez confirmera mes dires. N’est-ce pas amiral ?

Il fit quelques pas pour s’éloigner de la native de Rendili et passer entre les deux hommes. Tout en terminant sa phrase il jetait un regard en direction du corellien avec l’intime conviction qu’en dépit de l’hypothétique animosité que Cedronis pouvait susciter chez l’amiral, ce dernier serait bien trop honnête et forcé d’appuyer ses propos. Mentir reviendrait à se trahir et à trahir les espoirs que Darek devait porter au sein de l’armée. Avançant d’une démarche lente et propre aux prédateurs, il posa sur le Chiss un œil vigilant d’aigle et poursuivit sa phrase sans même attendre la réponse de l’amiral Yader avec un ton qui pour une fois semblait vraiment sincère.

- Je déplore cependant que l’Alliance Galactique ait refusé de prêter assistance aux représentants de votre race amiral Azaren. En dépit des soutiens que j’avais pu rassembler à l’époque, le sénat n’était visiblement pas convaincu de la menace que pouvaient représenter les Vagaaris.

Cedronis était sincère. Il avait réellement voulu que le gouvernement de Coruscant vienne assister l'Empire. Mais s’il avait souhaité que l’Alliance Galactique porte secours à l’Empire dans leur longue guerre contre les Vagaaris, ce n’était pas pour les mêmes raisons patriotiques d’Azaren. Ses intentions secrètes étaient bien moins nobles et relevaient même de la malveillance pure. A l’époque lors du début du conflit, il avait ouvertement interpelé l’Alliance sur ce conflit tout en implorant le Sénat et le Gouvernement de l’époque de prêter assistance à l’Empire. Malheureusement, malgré les soutiens de poids que Cedronis avait pu rallier à sa cause, le chagrien avait essuyé un échec politique qui fort heureusement, ne porte aucun préjudice à sa carrière mais lui servit sur le plus long terme à gagner en règle générale, la sympathie de certains militaires ou industriels impériaux dont des représentants et ingénieurs de Sienar Fleet Systems et Kuat Drive Yard.

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Are you ready to begin your trip to the other side?
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Lun 1 Déc - 17:47

L’Impérial est très rigide et plutôt arrogant, ce qui n’est pas très surprenant en fait. Déjà que c’est un trait de caractère propre à tous ceux qui viennent du Nord Galactique, mais en plus de ça c’est une particularité sociale très importante chez les Chiss. Pour les avoir côtoyé huit années, je suis plutôt bien pour le dire. Et s’il y a bien une chose qu’ils détestent, c’est les politiciens. Mais ça, c’est aussi une aversion très présente chez les militaires, s’estimant incompris du milieu politique. Alors qu’en réalité ça n’est pas tellement le cas comme ça l’est en même temps : certes, les politiciens sont assez peu familiers du monde militaire, et prennent souvent les soldats comme les officiers pour des gens assez peu raffinés, bien que ce soit un cliché. D’un autre côté, les politiciens peuvent très bien comprendre le milieu militaire et le comprennent très bien, mais l’argent est plus important que toute autre considération, dont le patriotisme, chose d’ailleurs assez peu présente dans l’Alliance Galactique, ne serait ce que dans sa forme et sa constitution déjà. La volonté de défendre une idéologie, des convictions, oui c’est d’ailleurs la raison de la présence de bon nombre d’hommes dans les forces militaires fédérés, mais la volonté de défendre un territoire et une culture, non, c’est impossible et inexistant.

Enfin bref, terminons cette courte réflexion et retournons au moment présent. L’hostilité qu’affiche le Chiss envers le politicien Chagrien avec qui je discute depuis tout à l’heure menace de me faire décrocher un sourire. Mais plus encore, et c’est ce qui me fait clairement décrocher un sourire, c’est le malaise important qu’à mon collègue Impérial dans un tel lieu. C’est clair qu’il ne s’y sent pas du tout à l’aise. Je ne peux donc m’empêcher de sourire, un sourire difficilement avouable et que je dissimule en baissant légèrement la tête, comme pour le cacher quelques instant dans un mouvement de corps pour me remettre en place.

Je n’ai pas le temps de répondre à celui-ci, qui montre le désir de connaître mon identité, qu’Avanna nous joue son petit numéro. Comme je l’ai dit, moi, j’ai manqué de m’étouffer avec mon propre verre. C’est l’amiral Azaren qui réagit en premier, montrant clairement à tout le monde ici son embarras atteignant maintenant des sommets. Mais il se rattrape plutôt bien avec sa réponse, me lâchant une petite pique qui aurait pu, pour un autre officier, plutôt mal passer. Pour moi, qui ait vécu un certain temps chez nos amis d’aujourd’hui et ennemis d’hier impériaux, ça ne m’atteint même pas. Si vous saviez tout ce que j’ai pu entendre sur moi ou les nôtres. Et puis après tout, je ne suis pas contre un peu de concurrence, cela motive toujours les troupes à donner le meilleur de soit même. En guise de première réponse alors, je lui affiche un sourire revanchard, lui faisant comprendre qu’une réponse n’allait plus tarder.

Toutefois je n’ai pas le temps de répondre, car voilà que le Chagrien réagit à son tour. Première réaction : il est totalement déconcerté. Ah, pour un politicien comme lui c’est sûr que les réponses de miss Callen, ça peut être choquant. Pourtant il ne semble pas plus surpris que ça, juste déconcerté. Bah, s’il connaît un peu le personnage, il doit comprendre.

Enfin bref, Cedronis nous la joue politicien, avec une belle déclaration, non il faut l’admettre, et elle n’est pas totalement fausse. Mais je doute que le vernis politique à ce monologue plaise beaucoup au Chiss, d’autant plus que, rien que par rivalité pure, si je n’ajoute pas quelque chose et répond à la pique, je serais considéré comme vaincu par celui-ci, et je ne veux pas, ne serait ce que pour le blason de l’Alliance comme pour voir jusqu’où il peut aller.

Je n’ai toujours pas le temps de répondre que notre politicien s’agite encore et cette fois, ne me défend plus mais au contraire m’enfonce sur un domaine auquel je ne peux que trop rien dire, et qui d’ailleurs me concerne guère. En effet, le voilà qui déplore l’inactivité du Sénat face aux Vaagaris. Je ne peux trop rien dire, mais je me dois tout de même de dire quelque chose. Ainsi, j’attends patiemment, sans trop rien dire, puis finalement m’élance dans tout un tas de réponse, pour une fois qu’on me laisse finalement parler.

« Tout d’abord, et veuillez m’en excuser cher collègue Chiss, je me dois de me présenter. Amiral Yader, commandant du corps expéditionnaire sur le territoire Hapien, et observateur durant huit années parmi les vôtres. C’est durant cette mission que j’ai entendu parler de vous. »

Bon, et maintenant au tour de la pique de ce dernier. Toujours avec une certaine courtoisie, avec un certain respect et un raffinement au plus possible, je lui réponds d’une nouvelle pique, plus philosophique peut-être.

« L’homme qui défend une patrie, un territoire, combat avec un certain acharnement, sans compassion, avec froideur, avec rigueur, et parfois même avec une certaine haine. En faisant cela, il s’animalise, il perd sa raison, il perd son intelligence et sa réflexion : il devient servile et obéit à tout les ordres qu’on peut lui donner, croit à tout ce qu’on peut lui dire.
L’homme qui défend une idéologie lui, combat en mettant en avant sa réflexion, combat en ayant fait un choix, combat en ayant des convictions. L’homme qui défend une idéologie ne défend pas un territoire particulier, il défend une notion plus abstraite, et donc il agit avec plus de coeur, si naïf soit ce mot, il agit avec des sentiments. Il ne s’animalise pas, il n’est pas servile car il n’obéit pas aux ordres contraire à ses convictions. 
Hors je pense que l’Alliance, et donc nécessairement ses forces armées, ne se bat pas pour un territoire, puisque dans le principe même, et plus encore dans notre constitution, nous n’avons pas de territoire à proprement parler, nous ne sommes qu’un rassemblement de mondes autour d’une même idée, donc autour d’une idéologie puisqu’il arrive un moment où toute idée doit être structurée. Ainsi, contrairement à un Empire qui lui se bat pour une patrie, pour un territoire et pour des symboles régaliens, l’Empereur en est le plus bel exemple, nous ne sommes pas, à aucun moment, tenté par quelconque événement, par quelconque contexte ou par quoique ce soit d’être serviles et obéissant à tout et à rien. »


Allez hop, ça c’était fait ! Et en plus, je n’estime pas avoir tellement tord : qui a aidé les Sith après tout ? N’est-ce pas l’Empire de Fel, avant d’être lui-même exilé, qui avait aidé les Sith contre l’Alliance Galactique ? Il serait peut-être temps de remettre, toujours très calmement et diplomatiquement, les pendules à l’heure sur certains points. D’autant plus que les Chiss n’étaient pas si concernés par ce terrible conflit galactique, le dernier en date d’une longue série de conflits ravageurs ?

Mais je ne compte pas en rester là. C’est au tour de Cedronis d’en prendre aussi un peu, ah je suis quelqu’un d’assez égalitaire après tout, je n’allais pas laisser l’un tout prendre et l’autre rien !

« En temps que militaire, je ne puis tellement parler à propos du Sénat, vous semblez être beaucoup plus renseigné et légitime que moi pour une discussion politique. Toutefois il me semble qu’un politicien puisse mal, ne serait-ce que par sa nature de politicien, comprendre les besoins d’une armée. Et, pour faire l’avocat du Diable, nous n’avions pas, à cet instant, les moyens nécessaire pour protéger l’ensemble de notre territoire au sein de notre dispositif, tout en engageant une force nécessaire, pour ne pas être trop symbolique, en territoire Chiss. De plus, il ne me semble pas me souvenir que l’Alliance Galactique ait reçu une demande d’assistance de la part de l’Ascendance. N’aurait-il pas été déplacé alors, vous qui êtes ambassadeur vous êtes l’un des mieux placé ici pour répondre, d’envoyer une force militaire dans un territoire n’ayant pas demandé officiellement d’aide à notre Sénat ? Je pense donc pour ma part, en qualité de simple officier n’ayant rien d’autre que des convictions et une formation pour moi, que dans d’autres circonstances nous aurions pu intervenir, mais que dans le contexte tel qu’il l’était alors, il n’était pas possible d’être efficace. Mais pour notre monde politique, vous devez sans doute plus le savoir que moi, la logique n’est pas une priorité, l’appât du gain si.. Peut être devait-il n’être pas assez grand pour qu’ils décident une intervention qui, ici, aurait été un tord ? »

La balle était dans leur camp, voyons voir comment ils répondront.. Espérons juste qu’ils ne prendront pas trop la mouche !

Sauf que cette discussion ne semble pas du goût de miss Callen, qui décide d’y mettre à nouveau son grain de sel. Si personne n’a daigné avoir une réaction allant plus ou moins dans son sens, la voilà qui passe à la vitesse supérieure. En effet, après avoir été vagabondé quelque peu aux premiers mots du Chagrien, elle revient à la charge de plus belle. Prétextant aller chercher un verre, elle passe entre nous trois. Et ce que je vois manque de me faire recracher à nouveau le liquide alcoolisé à peine ingurgité. Sans aucune gêne, elle pose sa main quelques secondes sur des zones assez proches des parties intimes du politicien et du Chiss. J’ai bien vite compris qu’elle n’a testé aucun des deux.

Elle continue quelques pas, l’air de rien, puis s’arrête, fixe, comme si quelque chose n’allait pas. D’un mouvement, elle se retourne, avec un grand sourire provocateur. Je devine déjà la connerie qui va s’approcher, mais je ne sais pas encore quoi…

« Avantage au Chagrien, c’est lui qui a la plus grosse ! »

Et elle se met à pouffer de rire..
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Dim 14 Déc - 8:25

La pique du Chiss sembla faire mouche, le sourire revanchard de l’Amiral de l’Alliance ne rencontrant qu’un regard au rougeoiement intense de la part de son équivalent impérial. Tant mieux s’il voulait sa revanche, au moins la conversation allait dériver et, avec de la chance, ennuyer Mlle Callen au point où elle irait importuner quelqu’un d’autre.

En entendant le Chagrien lui expliquer sa vision de l’Alliance Galactique, Azaren ne put s’empêcher d’arquer légèrement un coin de sa bouche en un rictus qui se voulait clairement ironique. Ayant vécu toute sa vie dans le modèle strict mais bien ordonne de l’Empire Galactique, le Chiss était absolument imperméable a tout discours idéologique autre que celui qu’on lui avait implanté depuis qu’il était sorti des cuves de clonage. De fait, les arguments de l’ambassadeur ricochaient sur son esprit sans même qu’il n’y fasse attention, puisqu’il préférait utiliser son cerveau pour d’autres taches en des moments comme celui-ci. Il avait de toute façon parfaitement connaissance des arguments qui lui seraient présentés, et pour cause, il les avait entendus mille fois, à chaque fois qu’il avait à faire à un représentant de l’alliance. Mais la ou les membres de l’AG se sentaient obligés de défendre leur gouvernement instable par de longs discours et des beaux gestes, Azaren savait que l’Empire amenait des actes. Cela avait toujours été le cas, et cela le serait encore tant que des individus loyaux et compétents continueraient à faire la fierté de la Galaxie en se montrant dignes de porter la bannière impériale.

Portant la coupe à sa bouche, il but quelques gorgées de champagne. Boire de l’alcool n’était pas quelque chose qu’il avait l’autorisation de faire souvent, mais il savait apprécier une bonne cuvée et, quand il reposa la coupe sur une table voisine, son rictus s’était changé en demi-sourire satisfait. Il commençait à se sentir plus à l’aise, préférant être clairement pris pour cible plutôt que devoir jouer les complaisants. Il venait aussi d’apprendre le nom de son autre interlocuteur, Darek Yader. Ce nom ne lui disait que vaguement quelque chose, un de ces noms que l’on sait avoir déjà entendus mais dont le contexte nous échappe.

Le Chagrien aborda alors le sujet de la guerre Vagaari, et l’intérêt du Chiss fut piqué quand il apprit que l’Ambassadeur avait été favorable à une entrée en guerre de l’alliance galactique. Qu’un politicien veuille entrer dans une guerre qui ne le concernait aucunement était un fait assez rare pour être noté, aussi Azaren supposa que la véritable raison était autre. Il pouvait s’agir de quelqu’un ayant des parts dans des entreprises d’armement, cependant les pirates dans l’amas d’Hapès feraient dans ce cas déjà son bonheur. Non, peut-être voulait-il simplement que ses soldats puissent s’adjuger la gloire d’une victoire rendue plus rapide par l’entrée en guerre de l’AG. L’Empire ne leur laisserait pas ce plaisir, et Azaren avait une confiance absolue en ses hommes ainsi qu’en ses collègues, ce qui lui donnait la certitude que cette nuisance Vagaari serait éliminée aussi rapidement qu’elle était apparue.

L’Amiral prit la parole, cette fois pour se présenter formellement. Ainsi, il était responsable des opérations en territoire Hapien. Bien, il semblait être un homme d’action et non un de ces amiraux qui passent leur temps le plus loin possible du front pour jouir de leur pouvoir sans prendre de risques. Azaren respectait cela, et il hocha très légèrement la tête pour marquer son approbation.

Malheureusement, ce respect fut quelque peu diminué par l’envie apparente de l’amiral de continuer sur la lancée du Chagrien avec un discours idéologique fleuve que le Chiss écouta sans grand enthousiasme une fois de plus, mais sans rien laisser paraitre sur son visage. Il nota la référence à peine voilée aux évènements survenus pendant la prise de pouvoir de Darth Krayt, et se promit de revenir là-dessus plus tard. Cependant, ce fut alors au Chagrien que l’Humain s’adressa, et Azaren se désintéressa de la conversation assez longtemps pour reprendre sa coupe de champagne et la finir d’une traite, puis d’attraper un des apéritifs qui étaient disposés sur les tables environnantes.
Une fois le discours du corellien fini, Azaren prit la parole, son regard écarlate insondable comme d’habitude.


-Comme vous l’avez dit de vous-même, Ambassadeur, l’Empire a une approche plus austère, si je puis dire, qui ne nuit aucunement à l’efficacité de ses troupes, bien au contraire. Quant à vous Amiral, dois-je vous rappeler les multiples déboires encourus par l’Alliance Galactique qui ont grandement nui à la galaxie ? Vous avez certainement appris l’histoire de Darth Caedus, ainsi que celle de Natasi Daala, aussi vous devez savoir que l’intervention de l’Empire a été rendue nécessaire par les excès de l’Alliance. Vous conviendrez donc de ce fait : si l’on commence à faire un compte rendu des fautes de nos régimes respectifs au cours de l’Histoire Galactique, nous tournerons vite en rond.


Le Chiss était certes patriote et convaincu de ce qu’il disait, il n’en restait pas un être lucide et raisonnable : ce débat était condamné à ne mener nulle part. Alors qu’il s’apprêtait à reprendre la parole, Mlle Callen eut une autre brillante idée : en allant chercher un verre, elle passa sa main dangereusement proche des parties intimes d’Azaren et de Cedronis, puis continua son chemin avant de placer une autre ineptie qui cette fois-ci ne choqua même pas le Chiss. Il se contenta de rester impassible tout en se raclant discrètement la gorge et en rajustant son uniforme, ce qui ne manqua pas de faire tinter les décorations qu’il portait sur son torse. Regardant les deux autres, il laissa échapper, d'un ton ironique :


-Dois-je commencer à croire que ceci est un test de mon sang-froid ?




Dernière édition par Ryaaz' are' Nuruodo le Sam 27 Déc - 18:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Jeu 18 Déc - 16:38

Cedronis resta de marbre face aux réponses des deux amiraux. Le chagrien écouta les discours de l’amiral Yader qui semblait prendre malin plaisir à se pavaner également à l’encontre des impériaux. Bien, peut-être que ses paroles attiseraient la colère du Chiss à l’égard de l’officier de l’Alliance. Ce terrain de tensions permanentes était des plus satisfaisantes pour Afflictionis. Il aurait aimé pouvoir régler cette affaire en ordres, mais pour l’heure c’était à l’ambassadeur Cedronis de parler, et non pas au sombre seigneur des Sith Darth Afflictionis. Visiblement, Azaren ne semblait pas avoir vraiment compris ce que le chagrien lui avait dit. Sans doute était-il trop empli par la propagande de son gouvernement pour entendre ne serait-ce qu’un argument. Afflictionis était intimement convaincu que son arrogance lui coûterait cher tôt ou tard. Car même s’il était un Sith, Stÿx savait reconnaître que des idéaux ainsi que les émotions pouvaient renverser le cours de l’Histoire Galactique. Il y a 190 ans exactement, qui aurait pu croire que la Rébellion contre Palpatine aurait eu la moindre chance de l’emporter ?

D’un point de vue purement pragmatique, l’Empire avait pourtant tout pour mater cette mouvance révolutionnaire pro-républicaine. L’Empire érigé par Darth Sidious avait une flotte sans précédent et sans rival à l’époque, ce même régime comptait des légions presque infinies de soldats formés, entraînés, bien équipés qui virtuellement pouvait asservir n’importe quel système séditieux. Et pourtant, il avait fallu que d’une poignée de rebelles, de simples hommes se battant pour un idéal, sous-équipés, moins entraînés, avec des ressources très limitées et en infériorité numérique flagrante. La Rébellion avait compté dans ses rangs des hommes ayant fraternisé contre la tyrannie des Sith, rassemblés sous leur dégoût pour l’Empire, c’était bien avec leur cœur plus qu’avec leur corps qu’ils avaient combattu, qu’ils étaient tombés en masse et avaient fragilisé une dictature en détruisant l’Étoile Noire.

Palpatine avait fait la même erreur : celle de sous-estimer la puissance du cœur sur la raison. Cedronis n’aimait certainement pas la Rébellion en son époque, pas plus que la Nouvelle et l’Ancienne République ou l’Alliance Galactique encore, cependant Darth Afflictionis ne ferait pas cette erreur. Il s’agissait plus de ne pas sous-estimer une menace réelle que de respect envers la Rébellion. Aussi quand Azaren commença à rétorquer à l’amiral Yader le fait que l’Alliance n’était pas des plus vierges d’un point de vue historique, le chagrien laissa naître un sourire narquois sur son visage bleu. Une fois que l’impérial eut fini son discours, Cedronis décida de corriger l’amiral de la même façon qu’un professeur corrige un élève des plus dissipés.


- Auriez-vous oublié vos cours d’histoire amiral Yader ? Posez donc votre verre mon ami, l'alcool vous monte à la tête. Le gouvernement de l’Ascendance Chiss avait bien réclamé de l’aide auprès de la Fédération Galactique. Et seul le Second Empire s’est porté volontaire pour venir les soutenir dans cette guerre. Nous avions d’ores et déjà les moyens d’intervenir. Cela faisait presque de vingt ans que Krayt était vaincu lorsque les Vagaaris s’en sont pris à nos amis de l’Ascendance. Pendant ces deux décennies, nous avons été capables de remettre en marche notre armée et nos flottes. Et même si nous n’avions effectivement pas les moyens de déployer l’intégralité de nos forces, nous pouvions toutefois prêter main forte à nos alliés impériaux. Vous devriez pourtant le savoir mieux que moi amiral.

Le chagrien marqua une courte pause mais conserva sur son visage un sourire timidement triomphant. décidant d’arrêter de boire cet alcool qui n’avait pour lui aucune saveur. Il conserva toutefois le verre en main et reprit la parole tout en fixant le récipient qu’il tenait entre ses mains griffues, comme un aigle resserrant ses serres autour d’une proie.

- Et fort heureusement, les affaires diplomatiques ne relèvent en rien de nos chers amiraux à la rancœur persistante. Chacun sa sphère d’expertise en somme... Il y a des administrés, et des administrateurs. Le tout est que chacun apprenne à rester à sa place.


L’insinuation était lancée, déplacée mais avait sans doute fait mouche auprès du corellien à la langue bien pendue. Cedronis se dressa sur toute sa hauteur, ne prenant même plus la peine de d’incliner la tête pour regarder ses interlocuteurs, il se contentait de les fixer en abaissant les yeux au niveau de sa paupière inférieure, tel un rapace jaugeant la qualité de ses proies. C’est à cet instant que la rendilienne revint dans l’attention de l’ambassadeur lorsqu’elle fit son petit jeu de mains. Son comportement frôlait l’indécence dans une soirée de cette importance. Avanna Callen et son attitude renvoyèrent le chagrien trois décennies plus tôt alors qu’il était encore sur les bancs du cursus politique de la Grande Université de Coruscant. Cette humaine lui rappelait beaucoup trop une autre femme de son espèce qui semblait plus être intéressée par l’étude appliquée d’anatomie que par le fonctionnement et les rouages des différentes institutions politiques de la Fédération Galactique. Le comportement était flatteur cependant et le chagrien se contenta d’hausser nonchalamment les épaules, comme si celui-ci était de facto, ce qui le rendait supérieur à ses deux convives. Convives dont la présence commençaient à l’ennuyer profondément. Tant pis, le tissage de son réseau de relations pourrait attendre, il déposa son verre et décida de prendre congé de ses nouveaux « amis » poliment et avec un franc sourire.

- Je vous prie de m’excuser ma dame, et messieurs. Mais je vous dis à plus tard. Je dois saluer également d’autres connaissances de longue date. Amiraux, soyez assurés que je suivrais votre carrière avec le plus grand intérêt.

Tandis qu'il s'éloignait, Afflictionis se surprit à constater que sa dernière phrase lui rappelait étrangement quelque chose de lointain. Il n’eut pas le temps de remonter la source de cette citation orpheline lorsqu’il perçut un trouble dans la Force; un danger imminent allait arriver. Et dans les cinq secondes qui suivirent, tout bascula…

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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Sam 27 Déc - 18:31

De sa neutralité des plus totale, le Chiss enchaîne quasiment immédiatement après mon petit discours qui, je l’espère, à remis les pendules à l’heure un peu partout. Il commence tout d’abord par le politicien, l’ambassadeur de Chagria. Car ici, il y en a des tas de politiciens. Ce serait la cible parfaite pour des attentats, hélas. La sécurité a dû être sacrément renforcée de toute manière, d’autant plus avec les récents événements qui ont contraint à la vigilance et aux factions de la Fédération de se méfier les unes des autres.

Il est très bref sur ce qu’il a à dire au politicien, beaucoup moins me concernant. C’est parti pour un cours d’histoire galactique, que je connais pourtant excellemment bien, comme tout bon officier supérieur qui se respecte. Mais j’attends pour répondre, le laissant rappeler l’histoire noire de Caedus et de Daala, les heures où l’Alliance Galactique s’est retrouvée profondément anti-Jedi, une nouvelle fois. C’est d’ailleurs en se rappelant ces heures-ci que je ne peux pas apprécier notre présidente actuelle, madame Weiss. Hélas, la politique n’est pas mon domaine et encore moins ma priorité, mieux vaut donc taire mes quelques opinions à ce sujet.

En tout cas, j’apprécie, et le montre d’un certain sourire étrange, la conclusion concernant les défauts de chacun de nos régimes, qu’il soit impérial, monarchique ou républicain.. Même si je ne connais pas de monarchie qui se démarque plus loin que dans un simple secteur. Il est vrai que, de toute manière, l’histoire est une succession de défaites et de victoires, d’heures noires et d’apogées. C’est pourquoi nous avons tous nos tords, puis nous ne pouvons résumer un système politique à une ou deux personnes ayant été au sommet et n’ayant pas réussi.

Puis vint le tour du politicien. Beaucoup plus sec, sans doute plus en colère, plus vexé par ma réaction. En tout cas une chose est certaine, il ne l’a pas bien pris. A ces premiers mots on le ressent, et alors, ne serait-ce que par pure provocation, je ne peux m’empêcher d’afficher un franc sourire, comme pleinement satisfait de son ton et de la manière dont il prend les choses. De ces mots, je n’en ai que faire, j’entends simplement un flot de mensonges et de, pour être un peu plus grossier, conneries que n’importe quel politicien pourrait sortir.

Bah, je n’ai rien contre lui, après tout il ne fait que son travail, il défend bec et ongles son opinion en espérant qu’un jour on le félicitera en lui disant qu’il avait raison. S’il savait ce qui se passe réellement, dans les coulisses de l’Alliance ! Ah mon pauvre, décidément, tu es bien comme tous les autres, totalement ignorant, beau menteur mais ignorant de la vérité, cette même vérité qui protège l’Alliance de gens comme toi, de profiteurs et d’hypocrites, prêt à retourner leur veste au moindre crédit, ou à la moindre promesse de pouvoir. En réalité, si j’ai bien compris les rares choses que je ne connais de la Force, un Sith, c’est un utilisateur de la Force qui recherche le pouvoir.. Un peu comme un politicien, mais lui il n’utilise pas la Force, enfin il ne la possède pas, ou quelque chose comme ça.. Enfin bref, il n’a pas le don quoi. Mais sinon, dans l’idée, rien d’autre ne sépare un Sith d’un politicien.. C’est marrant de voir comme quoi tout est une histoire d’interprétation.

Le chagrien marque une pause, je n’ai toujours pas eu le temps ni l’envie d’en placer une, je préfère le regarder avec mon air amusé, tandis que je sens qu’au fond de lui il bouillonne. Il a beau être très bon en politique et bien cacher son jeu, on ne peut pas tout filtrer et empêcher toute émotion de ressortir. Et moi, ça me fait rire intérieurement, de voir qu’il perd le contrôle. C’est l’apothéose lorsqu’il explique que chacun a une place, qu’il a les administrateurs et les administrés, et que la diplomatie n’était pas une affaire d’officiers.

A cet instant, véritablement, je ne suis pas en colère, pas le moins du monde. Je suis.. Amusé, des plus amusé. Parce que s’il y a bien une chose qui me fait rire, c’est qu’il pense vraiment à ce qu’il dit, sans savoir que dans les coulisses, ceux qui décident réellement et qui surveillent tout, ceux qui ont dans leur botte plusieurs sénateurs et politiciens de tous niveaux, ceux qui contrôlent une bonne partie des médias, ce sont les Veilleurs. Et je suis l’un d’eux. Alors, en définitive, qui est administrateur, et qui est administré ? Ah ! Si seulement je pouvais lui dire ! Rien que pour voir sa tête… Hélas, le secret est beaucoup trop important pour être gâché de cette sorte.

Vient le moment où mademoiselle Callen fait sa nouvelle petite provocation. Les réactions des deux hommes sont pour le moins intéressante. Pour le premier, le Chiss, malgré son impassibilité, on sent qu’il n’est pas si bien à l’aise que ça et que ça ne le flatte pas. Toutefois, je pense qu’en réagissant avec ironie, il a pris la bonne décision. Quand à l’autre, le politicien, oh lui est plutôt fier comme un coq et il le cache à peine. Ah, ça c’est certain, le côté masculin l’emporte toujours sur tout ! A nouveau, je me met à rire intérieurement. Son petit mouvement d’épaule, comme s’il était modeste, tu parles un politicien modeste c’est comme un Wookie qui fait un régime minceur, me fait vraiment éclater de rire, et je me mords la lèvre presque à sang pour ne pas éclater de rire devant lui.

Enfin bref ! Ce dernier, ma nouvelle attraction du soir, décide de partir, pour saluer d’autres connaissances. La version polie de « vous me faîtes chier ». D’un signe de tête, suivi de paroles, je réponds à son salut.
« Soyez également assuré, cher ambassadeur, que je suivrais la votre avec un intérêt des plus grand. »

Mais à peine a-t-il fait trois pas, à peine me suis-je retourné en direction du Chiss pour reprendre et achever notre conversation, qu’un flash lumineux intense fait s’arrêter le temps. En quelques secondes, plus rien, plus rien d’autre qu’un souffle intense.

Une force me propulse contre le mur le plus proche. En quelques instant, ma vision devient blanche, une douleur atroce me prend au niveau du dos, mes oreilles sifflent. Puis, la douleur se propage assez vite au reste du corps. Mes muscles sont engourdis, je ne peux plus rien faire, plus rien bouger. Je ne vois et n’entends plus rien. J’ai perdu toute notion du temps ou de l’espace.

Bientôt, je cède. Je m’abandonne. Ferme les yeux, et plus rien, plus rien d’autre que le noir complet. Pas même une étoile… Juste le noir… Suis-je mort ?

Un attentat à la bombe. Deux bombes viennent d’exploser en plein coeur de l’hôtel particulier des Callen. La sécurité n’a rien eu le temps de faire, les deux hommes sont arrivés en courant, évitant les gardes. Les deux bombes ont eu assez de force pour fragiliser largement une partie du bâtiment, et faire s’écrouler l’autre partie. Blessés et morts doivent se compter par milliers. Quelques minutes plus tard, sur les chaînes d’informations Hapiennes, un communiqué de la part du parti nationaliste Hapien explique l’attentat, les raisons et les attentes. D’autres viendront si l’Alliance ne se retire pas d’Hapès, et si le secteur ne quitte pas l’Alliance…
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Sam 7 Fév - 8:16

C’est avec le plus grand intérêt qu’Azaren suivit le débat houleux qui opposait l’Ambassadeur et l’Amiral. Des dissensions aussi fortement marquées, bien que cachées derrière un masque de courtoisie et de bienséance, étaient une aubaine pour l’Empire, en plus de constituer un divertissement prenant. Dès le début de la discussion, il avait senti que la tension était forte entre les deux représentants de l’Alliance, et il semblait clair que désormais le conflit qui les opposait était plus fort que leur inimitié envers l’Empire, puisque le Chiss se retrouvait spectateur là où il croyait être acteur. Il hocha tout de même la tête quand le Chagrien mentionna l’intervention de l’Empire face aux Vagaari, mais ne put s’empêcher de faire la moue quand il fut question d’administrateurs et d’administrés, l’Ambassadeur ayant insinué que les politiciens étaient des administrateurs là où les militaires n’étaient que des administrés. La seule pensée qu’une bonne partie de la galaxie vivait sous un régime ou cela était vrai suffit à lui donner un haut-le-cœur.

Comment des gens qui n’avaient jamais connu la guerre pouvaient se permettre de donner des ordres à ceux qui mouraient chaque jour pour eux, voilà ce qu’il peinait à comprendre, et il trouvait déprimant que tant d’êtres dans la galaxie soient stupides au point de ne pas saisir ce qu’il y avait de mauvais dans ce modèle.

Encore une fois, les réflexions d’Azaren furent interrompues, mais de façon un peu plus spectaculaires que d’habitude. Alors que le Chagrien s’éloignait, visiblement contrarié d’avoir rencontré autant d’opposition dans son propre camp, les yeux de l’Amiral Chiss furent attirés par du mouvement de l’autre côté de la salle. Deux individus étaient entrés en courant dans l’hôtel particulier des Callen, pourtant accessible seulement par l’unique plateforme pour speeders. Il eut à peine le temps de comprendre que la sécurité était à leurs trousses qu’une onde de choc l’arracha du sol pour le plaquer contre un mur de l’autre côté de la pièce. Luttant contre l’évanouissement, il palpa ses côtes pour vérifier que rien n’était cassé et laissa son entrainement prendre le dessus. Ignorant les cris et les débris qui retombaient autour de lui, il sortit de sa poche interne le comlink sécurisé qu’il avait tout le temps sur lui et contacta sur le canal d’urgence l’Ambassadeur Impérial sur Coruscant.


Ambassadeur, ici l’Amiral Azaren, le lieu où je me trouve est attaqué, envoyez moi du renfort de toute urgence, je ne sais pas si ce bâtiment va tenir le coup encore longtemps.


Sa voix fut couverte par un éboulement qui faillit écraser le Chiss. Se jetant à couvert sous une table, il lâcha malencontreusement son comlink qui fut détruit sous son regard impuissant. Il devait absolument sortir du bâtiment, sous peine de finir enseveli, mais la pièce dans laquelle il se trouvait était à moitié effondrée et se diriger vers la sortie voulait dire s’exposer à une mort probable, avec les débris qui tombaient continuellement. Cependant il risquait d’y passer également en restant planté là sans rien faire. N’ayant aucun contact avec l’extérieur et n’ayant pas la porte d’entrée dans son champ de vision, il ne savait même pas s’il était encore possible de sortir. Il lui fallait un objet susceptible de le couvrir, le temps qu’il atteigne la sortie.






Au même moment, le Procurator Imperial Voos aboyait des ordres aux trois pelotons de stormtroopers qui composaient en temps normal la force de défense de l’ambassade impériale. Il devait passer tout le bâtiment en état d’alerte, et prendre avec lui un peloton et deux Chevaliers Impériaux pour aller secourir un Amiral de l’Empire pris dans un attentat en plein cœur du quartier Sénatorial de Coruscant. Comme si cela ne suffisait pas, les seuls moyens de transport dont disposait l’Ambassade, outre la navette privée de l’Ambassadeur, étaient les lourds et lents speeders qui servaient à transporter en temps normal les diplomates et dignitaires impériaux.

Faire entrer un peloton de stormtroopers à l’intérieur ne se révéla pas aisé, mais quelques minutes plus tard le convoi avait démarré et s’élançait sur les voies aériennes coruscanti. Voos voulait absolument être le premier à arriver sur la scène, ce qui lui confèrerait l’autorité qui lui servait pour s’occuper lui-même de l’extraction de l’Amiral. Les Forces de Sécurité de Coruscant, ou FSC, devaient être en route, ainsi qu’une bonne dizaine d’ambulances s’il en croyait les multiples hululements des sirènes qu’il entendait au loin. Si l’Alliance arrivait d’abord, il devait soit leur forcer la main soit rester sur la touche, et ce n’était pas ce qu’il comptait faire. Il tapota la vitre blindée qui le séparait du conducteur, lui signifiant « d’appuyer sur le champignon ». Le trajet était bientôt fini.
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Darth Afflictionis
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Mer 11 Fév - 19:18


Il avait senti le danger. Quelques secondes à l’avance, mais sans savoir ce qu’il allait advenir. La menace qui se profilait se faisait plus qu’imminente, et Cedronis fit volteface une seconde avant qu’un flash éblouissant vienne brûler ses yeux. Dans la foulée, le souffle propulsa l’ambassadeur chagrien contre un mur. L’impact lui coupa le souffle et le mit à genoux. Sonné, Cedronis lutta pour reprendre son souffle et ses esprits, puis quelque chose de bouillonnant le prit par les tripes. Cette chaleur lui était familière, il s’agissait de la colère qui montait en lui tandis qu’il se relevait rapidement. Il se dressa de toute sa hauteur pour tenter de trouver celui qui avait osé s’en prendre à lui. Celui qui avait osé défier les Sith devait recevoir un châtiment. Au début, il avait pensé à l’amiral Yader qui lui aurait tiré dans le dos, ou dégoupillé une grenade, mais le Chagrien chassa immédiatement cette pensée idiote de son esprit une fois l’imposant nuage de poussière dissipé : l’explosion avait été beaucoup trop grande pour une simple grenade ou un tir de blaster. Les cris des victimes retentissaient ici et là dans une cacophonie que le Seigneur Sith trouvait assez mélodieuse. De toute sa hauteur, il regarda ces mécréants apeurés pleurer la perte d’un proche, ou laisser exploser leur angoisse devant leurs blessures. Darth Afflictionis jeta un coup d’œil aux cadavres et ressentit une immense satisfaction de voir l’un des patrons du C.R.I.C. avoir été empalé par une poutre en duracier. Un sourire malsain se dessina sur les lèvres du grand Chagrien qui remercia le sort d’avoir puni cet homme qui avait fait partie de beaucoup d’autres à avoir contrarié ses projets, il serait remplacé dans son poste de PDG par un pion d’Afflictionis qu’il gardait en réserve…
Mais il faudrait apprécier ce spectacle de désolation et faire des plans plus tard… une secousse fit chanceler le Sith tandis que les cris semblaient venir de partout à la fois. La structure de l’étage du bâtiment avait été ébranlée par l’explosion et visiblement, tout menaçait de s’effondrer. Il était temps de sortir d’ici, et vite ! Même si ceux qui avaient lancé cette attaque attendaient peut-être dehors, rester ici reviendrait à se condamner à mort.

Un morceau de pierre s’écroula dans un craquement sonore et tomba en direction d’Afflictionis qui laissa une grimace défigurer son visage : enfin il allait pouvoir utiliser ses pouvoirs. L’imposant Chagrien tendit le bras vers le débris qui ralentit sa chute comme par magie avant de dévier sa course pour tomber plus loin, sur un groupe de rescapés. Les éventuelles pertes civiles n’étaient qu’un sacrifice à faire pour que les Sith puissent un jour triompher. Tout le monde était plus préoccupé par les débris tombants ou les victimes pour remarquer ce que faisait l’ambassadeur Chagrien.
Celui-ci d’ailleurs avait le sentiment d’être enivré par le pouvoir qu’il détenait. Afflictionis avait enfin les moyens de déchainer sa haine, lui donner libre court afin de s’assurer que ses capacités étaient toujours intactes après de nombreux mois passés sur Coruscant et dans le rôle d’un ambassadeur intègre mais également défenseur de l’Alliance Galactique sur le plan diplomatique.

Il avançait peu à peu vers la sortie jusqu’à ce qu’il croise Avanna Callen qui visiblement était en état de choc, mais plus encore l’avait vu employer ses pouvoirs. Sans le savoir, la jeune femme de Rendili venait de sceller son sort. Elle balbutia quelque chose juste avant de lever la tête pour voir une fine barre en duracier affuté destinée à Cedronis être déviée d’un geste de la main pour se planter dans son crane, traverser verticalement son corps pour ressortir par son entrejambe et se figer dans le sol. La native de Rendili tressauta un instant à cause des nerfs qui contractaient ses muscles, poussa un râle puis s’éteignit. Il ne devait pas y avoir de témoin. Triste fin pour cette nymphomane pensa le Sith, elle qui avait passé sa vie à chercher des barres pour se faire empaler dans son lit, elle avait finalement trouvé un cylindre capable de la faire frissonner. Nul doute que la taille de cette barre l’aurait certainement excitée dans un tout autre contexte.

Évoluant à travers les décombres à grandes enjambées vers la sortie la plus proche, le Seigneur Sith devait peu à peu laisser tomber ses pouvoirs car il y aurait bien trop de rescapés pour être discret, et il tenait à sa couverture. Alors que l’éboulement continuait d’avoir lieu, le Sith se retourna le coude gauche à la seule force de ses muscles pour simuler une blessure tandis qu’il courait vers la sortie. Une fois à l’air libre, il s’assura que personne derrière ne le lui avait vu user de la Force, de toutes façons, ceux qui avaient été témoins avaient été écrasés vifs sous les décombres. La fête était finie, et Afflictionis devait de nouveau laisser place à Cedronis, tel un fauve retourne dans sa cage non sans une once de frustration après avoir goûté à la liberté. Sa haine grognait et faisait les cents pas dans cette cellule de plus en plus petite pour la contenir : déjà le Sith regrettait que ce n’ait pas duré plus longtemps. Son petit jeu aura peut-être attiré l'attention des Jedi ou des Chevaliers Impériaux dans la Force, mais rien de tangible: après tout autant de morts soudaines constituaient déjà une perturbation dans la Force assez grande pour que les pouvoirs du Sith passent inaperçus. Par précaution, Afflictionis dissimula son lien avec la Force avant que ces gêneurs ne débarquent.
Au fur et à mesure que sa colère s’éteignait peu à peu, la douleur de son bras cassé revint, faisant grimacer le Chagrien.

Il sortit des décombres et du nuage de poussière en toussant et en marchant d’un air paniqué et un peu abasourdi à la fois. Les sirènes d’alarme étaient nombreuses, encore lointaines mais se rapprochaient. Elles signalaient l’arrivée des secours. Les F.S.C. devaient certainement se trouver dans leur sillage. Quelques personnes se trouvaient sur la terrasse par ou les speeders avaient déposé les invités quelques heures plus tôt, et Afflictionis en avait fait partie. Au fil des minutes certains réussirent à atteindre la sortie au compte goute, parfois seuls, parfois blessés, parfois en groupes… Cedronis se rapprocha du bord et aurait aimé qu’on l’emmène immédiatement jusqu’à ses quartiers mais il se résigna à demeurer ici : déjà son chauffeur ne saurait se frayer un chemin parmi les files de speeder surchargées, d’autant plus que celles-ci laissaient passer les secours en priorité. Mais aussi car sa disparition subite aurait été suspecte, sa blessure et le témoignage qu’il avait préparé seraient suffisants pour sa crédibilité.
Aucun terroriste en vue, morts dans l’explosion ou en cavale sans doute. Stÿx Cedronis contempla Coruscant s’agiter dans la nuit comme si un mauvais rêve avait perturbé son sommeil avant de se retourner vers l’hôtel particulier ayant hébergé la réception. Il avait été dévasté, la façade calcinée et éventrée ici et là par la bombe placée en son cœur, et pourtant, dans ce décor apocalyptique un sourire malfaisant se dessina sur le visage de Cedronis. Certes il envisageait déjà plusieurs moyens pour récupérer cette affaire afin d’accroitre son influence et son pouvoir politique, et peut-être même que la morts de certaines personnes d’importance allaient lui permettre de catapulter certains de ses pions à des hauts-postes pour les remplacer mais il y avait autre chose.
Au fond de lui, l’ambassadeur de Chagria espérait sincèrement que l’amiral Yader eut trouvé la mort.

Stÿx fut tiré de cette pensée par certains gardes ayant survécu et l’ayant reconnu comme ambassadeur. Ceux-ci fonçaient sur lui pour lui demander comme il allait et quelles étaient ses blessures. Le Chagrien se contenta de montrer son bras et simula à nouveau l’étourdissement tout en stipulant qu’il serait imprudent d’entrer dans le bâtiment tant que les secours n’étaient pas arrivés compte tenu des risques d’éboulement supplémentaires. Cette simple déclaration suffit à faire hésiter les gardes : certains l’ignorèrent tandis que d’autres préférèrent l’écouter. Mais ils ne se doutèrent pas que ce n’était pas de la vie de ces gardes dont le Chagrien se préoccupait.
Non, mais de certaines personnes se trouvant à l’intérieur –de potentiels gêneurs politiques à l’accomplissement de ses plans- et dont la mort n’était qu’une question de temps si leurs blessures étaient sérieuses. Plus le temps passait, plus leurs chances de s’en tirer s’amenuisaient.
Tous ses morts serviraient ses plans...


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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Ven 13 Fév - 0:50

Les civils étaient paniqués, les forces de l'ordre arrivaient tout juste à évacuer les blessés, les gémissements de douleurs, les cris de panique et les bruits de pas arrivaient à camoufler les bruits de speeder et autres transports aériens venus libérer les rescapés d'un bâtiment risquant de s'effondrer un peu plus chaque minute. Dans la précipitation, plusieurs accidents survenaient : ceux sur ou proche de la terrasse pouvaient voir des personnes tomber du bord poussée par une foule voulant récupérer des moyens de transports - une poussée volontaire ou non. Plusieurs membres influents profitaient de la débandade pour éliminer certains de leurs opposants.

Les attentats Hapiens laissaient ressortir le pire des politiciens de l'alliance : égoïsme, cupidité, trahison, tout était présent. Certains amiraux, habitués à gérer des situations de crises, aidèrent à coordonner les secours, certains allant même jusqu'à aider les civils à sortir des décombres, ces derniers remerciant rarement leurs sauveurs de plus d'un signe de tête, pressé d'échapper à la poussière pour retrouver l'air "pure" de Coruscant. De plus, les terroristes en avaient rajouté à la panique en obstruant les accès vers les étages extérieurs lors de l'explosion de l'une des bombes : la seule sortie était donc la voie des airs.

Les secours, trop nombreux car chaque ambassade ou organisation ayant un membre présent à la soirée avait envoyé une voiture, commençaient à s'accumuler ce qui rendait de plus en plus difficile de quitter les lieux, et les forces de l'alliance se déployaient trop peu rapidement en comparaison pour pouvoir gérer correctement cette marée de véhicules. Ainsi la voiture de l'ambassadeur Chagrien était ainsi bloquée et ne risquait pas d'arriver à temps si le bâtiment s'écroulait. La sécurité du bâtiment arrivait cependant à faire passer en priorité des ambulances qui faisaient évacuer en priorité des blessés graves.

Les FSC arrivèrent sur les lieux légèrement avant les stormtroopers car les envoyés politiques et les secours les laissaient plus facilement circuler. Les véhicules de l'empire étant cependant reconnaissables, ils étaient dans les premiers arrivés, mais ressortir ne serait pas facile. Il fallait qu'une personne avec assez de prestance réussisse à hiérarchiser les différentes organisations présentes : les politiciens cherchaient à mener les militaires qui eux même donnaient des ordres en espérant se faire obéir, et voilà que les forces de l'empire se prêtaient au jeu? Cet attentat aurait des répercussions politiques et chacun cherchait à y gagner quelque chose - sans y perdre la vie.

[Des ingénieurs donnent une quarantaine de minutes à une heure avant que l'hôtel particulier s'affaisse si rien n'est fait, stabilisant un peu plus la structure si rien n'est fait ce ce coté là, et si ça ne s'organise pas des civils comme des secours risquent d'être encore présents. Très peu, certes, mais ceux bloqués par les débris risquent d'y rester. Cependant, si la structure est fragilisée, les étages inférieurs ne risquent pas grand chose, sauf intervention extérieure.]
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Dim 15 Fév - 10:03

Voos fulminait. Les FSC étaient en train de former un périmètre pour réguler le trafic dans tout le quartier sénatorial afin de faciliter le passage des secours. Dans quelques minutes, on demanderait à ses speeders de débarrasser le plancher et il serait impuissant face à la situation. Ils avaient été devancés, de si peu pourtant ! Il lui fallait absolument accéder au bâtiment, et vite, mais avec les moyens déployés par l’Alliance, cela n’allait pas être de tout repos. Il allait devoir tenter le tout pour le tout. Il y avait encore une faille dans le cordon de sécurité, mais il allait être difficile d’y faire passer plus d’un speeder. Le Procurator souffla nerveusement, puis ouvrit un canal vers les autres équipes impériales.


- Trouvez un endroit pour vos poser, le plus près possible du lieu de l’accident. Il doit bien y avoir quelqu’un sur l’une des tours environnantes qui acceptera de nous louer quelques plateformes pour speeder. Déployez-vous une fois posés et tachez de garder un visuel sur la tour, je veux savoir tout ce qui se passe dans les environs. Voos, terminé.


Il rangea son comlink et tapota de nouveau la vitre qui le séparait du chauffeur, lui indiquant de la baisser.


- Caporal, nous devons absolument atteindre la plateforme d’atterrissage de l’hôtel des Callen. Le périmètre des FSC n’est pas parfait, mais il se referme vite. Nous allons devoir faire quelques concessions par rapport aux lois de la circulation, mais j’en assume la totale responsabilité. Faites- le, le plus vite possible.


- Oui monsieur.


Au moment même où la vitre remontait, le speeder fit un bond en avant. Les moteurs rugirent pendant que Voos et les quelques stormtroopers qui étaient avec lui s’accrochaient tant bien que mal pour éviter de se heurter. Passant de justesse entre plusieurs dizaines de véhicules, la manœuvre impériale fut remarquée par une équipe des FSC qui tenta à son tour de leur barrer la route. Le caporal emmena le speeder dans une manœuvre d’évitement, retournant au passage l’estomac des passagers, et fonça droit sur la plateforme.

Enclenchant les répulseurs ventraux au dernier moment, il porta le speeder à l’arrêt pendant que les portes s’ouvraient en sifflant et que l’escouade impériale sortait, avec à sa tête, sabre laser en main, Voos. La vue des armures blanches et du sabre laser provoqua, pour une grande partie de l’assistance, un murmure d’effroi, mais l’officier des FSC présent ne l’entendait pas de cette oreille. Tout de suite, il fit signe à ses hommes, qui s’avancèrent pour barrer la route aux impériaux qui se déployaient, fusil blaster en main.

Le chevalier Impérial leva sa main qui ne tenait pas le sabre laser, signalant à ses hommes de baisser leurs armes. Il prit la parole, d’un ton ferme.


- Nous sommes là pour aider. L’un de nos amiraux est sans doute bloqué à l’intérieur du bâtiment, nous devons absolument le secourir, et si vous n’acceptez pas notre aide il est évident que votre mission de sauvetage sera moins rapide et par conséquent moins efficace. Comme vous pouvez le voir, je suis un Chevalier Impérial. Cela signifie que je peux faire usage de mes aptitudes dans la Force pour déblayer les débris plus rapidement, ce qui peut sauver un grand nombre de vies. Cela signifie aussi que mon seul supérieur est l’Empereur, et que ma présence ici vaut autant que la sienne. Si vous n’acceptez pas de me laisser entrer, c’est l’Empereur auquel vous aurez dit non. Voulez-vous vraiment avoir en même temps la mort de civils et un incident diplomatique sur la conscience ? Nous n’avons qu’un objectif, sauver les personnes coincées dans ce bâtiment, et nous pouvons le faire ensemble. Si des civils veulent nous aider, nous accepterons leur aide et leur en seront redevables au nom de l’Empire. Ne gâchons pas cette chance.


Satisfait de sa petite tirade, il jeta un œil au bâtiment, attendant l’autorisation d’y entrer.
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Darth Afflictionis
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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   Dim 22 Fév - 15:00


La situation allait bon train, les Forces de Sécurité de Coruscant étaient déjà sur place et assuraient-le sauvetage en bonne et due forme des civils coincés sur les balcons et plateforme d’atterrissage. Afflictionis ne put s’empêcher d’esquisser un sourire mauvais sur le visage en voyant certains céder à la panique et se bousculant sauvagement. Certains n’hésitaient pas à en pousser d’autres dans le vide avant que les Forces de Sécurité de Coruscant ne débarquent, ceux-là, Afflictionis retint leur visages et leurs noms, les faire chanter par la suite pour assurer ses propres intérêts serait utile : aucun d’entre eux ne risquerai d’être ne serait-ce que soupçonnés dans des affaires de meurtre, et cela que leurs bousculades soient volontaires ou non. Au fond de lui, le Chagrien se délectait du spectacle : après tout il ne s’agissait que du cours de la nature selon les Sith : les plus forts ou les plus rusés survivaient aux dépens des plus faibles. C’est alors que quelque chose troubla son attention : les impériaux débarquaient pour sauver l’un des leurs visiblement, et cette intervention devait sans doute être liée à la présence de l’amiral Chiss avec lequel, le Chagrien avait eu l’occasion de discuter quelques minutes plus tôt avant l’explosion.
Tout ceci allait sans doute causer un potentiel incident diplomatique, incident que le Seigneur Sith aurait aimé déclencher, mais il estima qu’il était plus sage de s’abstenir : il avait déjà fait beaucoup trop pour cette occasion. Patience… si ses plans suivaient son cours, il aurait tout le loisir de mettre à feu et à sang les relations diplomatiques liant les trois parties de la Fédération plus tard. Ou peut-être serait-ce à Kara d’accomplir cette tâche. Tiré de ses pensées par la douleur de son bras, le chagrien grimaça et s’avança vers les secours en mettant bien en évidence son bras cassé. Il avait dissimulé son lien dans la Force bien avant leur arrivée et il s’adressa à l’un des chevaliers impériaux présent.


- J’ai vu l’amiral dont vous parliez, il se trouvait vers le bar. Si cela peut aider quoique ce soit vos recherches…

L’ambassadeur Cedronis pivota vers les F.S.C. tout en observant les ambulances speeder se succéder pour emporter un maximum de blessés hors de la zone. Le va et vient des speeders commença à se mettre en place dans une succession d’atterrissages et de décollages coordonnés. Il devait partir, rapidement. En tant que politicien, il ne servirait à rien dans l’organisation des secours. Les F.S.C. et les impériaux savaient ce qu’ils faisaient, Cedronis savait qu’il ne ferait que gêner leur travail s’il restait. Le chagrien s’avança vers les secours puis reprit la parole d’un ton presque obséquieux, montrant son bras cassé tout en ayant les traits tirés par la douleur.

- Je suis blessé, vous avez assez de place pour m’emporter ? Mon bras est complètement cassé.

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MessageSujet: Re: Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)   

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Une soirée avec tout le gratin (Soirée, public)
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